Pétition pour le dimanche

Travail du dimanche : le Medef pour un nouveau caporalisme Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-12-2008

 La CFTC s'étonne des déclarations de Madame Parisot considérant que le droit de refus des salariés de travailler le dimanche corresponde à une "rigidité de plus dans le droit du travail" et arguant du fait de la crise pour réclamer plus de souplesse chez les salariés.

 Pour la CFTC, ce n'est pas l'ouverture des centres commerciaux le dimanche qui permettra de résoudre la crise provoquée par l'excès de "souplesse" dont ont bénéficié les  marchés financiers et les multinationales. Un salarié n'est pas et ne doit pas être taillable et corvéable à merci. Il a besoin tant à titre personnel que familial, de temps sociaux partagés en dehors de l'entreprise. Devoir répondre aux injonctions d'une autorité sans pouvoir défendre sa vie personnelle portait un nom au Moyen-Age : le servage. Souhaite-t-on rétablir le fait du prince ?

 La CFTC qui a fait réaliser par IPSOS un sondage sur le travail du dimanche constate que 85,3% des cadres supérieurs considèrent que si un employeur demande à un salarié de venir travailler le 7ème jour, celui-ci ne peut pas refuser. Quelles possibilités de refus ont les salariés en CDD ou intérimaires ? Demain, une mère ou un père de famille devront-ils choisir entre "gagner plus et laisser leurs enfants" ou "avoir une journée en famille et gagner moins" ?

 A entendre Madame Parisot, on ne se pose plus la question de la réfome du capitalisme mais celle de la réforme du caporalisme.
 

Joseph Thouvenel  

Secrétaire général adjoint  

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