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Nouveau rebondissement dans le feuilleton du travail du dimanche à Paris. Selon nos informations, la préfecture d’Ile-de-France vient d’envoyer une lettre au Maire de la capitale pour lui signifier son refus de changer les règles d’ouverture dominicale des magasins situés dans les zones dites touristiques.
Explication. Paris compte sept « zones touristiques » (butte Montmartre, rue des Francs-Bourgeois, Champs-Élysées, Rivoli, Arcole, pont des Arts et boulevard Saint-Germain). Les commerces de ces quartiers ont l’autorisation d’ouvrir le dimanche. En juin dernier, le maire de Paris avait interpellé le préfet. Il lui demandait de convertir les actuelles zones touristiques parisiennes en périmètre d’usage de consommation exceptionnel (Puce). Une nouvelle dénomination administrative qui oblige les entreprises de ces secteurs à signer un accord avec leurs salariés pour pouvoir ouvrir le dimanche. En l’absence, trois principes s’imposent : le salarié doit être volontaire, payé double et a le droit à deux jours de repos pour tout dimanche travaillé.
Près de 20% de l’activité commerciale de Paris auraient été touchés par ce changement des règles du jeu. A la mairie de Paris, on confirme la réception d’un courrier du préfet en milieu de semaine. « Ce refus n’est pas vraiment une surprise pour nous, explique le Directeur de Cabinet de Bertrand Delanoë. Dans son courrier, le préfet estime que puisque la loi prévoit des zones touristiques et ces nouvelles zones Puce, il n’y a pas lieu de remplacer l’une par l’autre ». L’équipe de Bertrand Delanoë ne devrait pas aller plus loin.
« Nicolas Sarkozy nous avait promis que le travail le dimanche se ferait sur la base du volontariat » Joseph Thouvenel Président du syndicat CFTC Paris
« Nicolas Sarkozy nous avait promis que le travail le dimanche se ferait sur la base du volontariat et serait payé double. En transformant les zones touristiques en Puce, son préfet aurait pu tenir cette promesse. Il ne l’a pas fait », proteste Joseph Thouvenel, Président du syndicat CFTC Paris. Du côté des entreprises concernées, la nouvelle est accueillie favorablement. « Nous sommes la première zone touristique de France. Le statut des Puce ne nous était pas du tout adapté », souligne un porte-parole du Comité des Champs-Élysées, l’association qui regroupe les commerçants de la célèbre avenue. Même tonalité au Medef. « Paris, première destination touristique du monde, aurait-elle vraiment pu se passer de ses zones touristiques ? » feint de s’interroger Marie-Sophie Claverie, la déléguée générale du Medef 75. Et d’ajouter : « il faut laisser une marge de flexibilité aux entreprises. »
B.C. (avec S.R.)
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