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Travail du dimanche
Le coup de semonce du préfet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
04-08-2010

 

Nouveau rebondissement dans le feuilleton du travail du dimanche à Paris. Selon nos informations, la préfecture d’Ile-de-France vient d’envoyer une lettre au Maire de la capitale pour lui signifier son refus de changer les règles d’ouverture dominicale des magasins situés dans les zones dites touristiques.

Explication.
Paris compte sept « zones touristiques » (butte Montmartre, rue des Francs-Bourgeois, Champs-Élysées, Rivoli, Arcole, pont des Arts et boulevard Saint-Germain). Les commerces de ces quartiers ont l’autorisation d’ouvrir le dimanche. En juin dernier, le maire de Paris avait interpellé le préfet. Il lui demandait de convertir les actuelles zones touristiques parisiennes en périmètre d’usage de consommation exceptionnel (Puce). Une nouvelle dénomination administrative qui oblige les entreprises de ces secteurs à signer un accord avec leurs salariés pour pouvoir ouvrir le dimanche. En l’absence, trois principes s’imposent : le salarié doit être volontaire, payé double et a le droit à deux jours de repos pour tout dimanche travaillé.


 
Travail du dimanche : Aidons les pauvres enseignes des Champs Elysées Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-06-2010

La CFTC Paris appelle tous ceux qui le peuvent à faire un don au Comité des Champs Elysées qui semble être dans la misère.

 

Seules de grandes difficultés financières peuvent pousser M. REINHARDT à s’effaroucher devant la proposition du Conseil de Paris visant à ce que le dimanche, les salariés des Champs Elysées soient volontaires et payés double.

 

Certes, comme le dit avec tant d’à propos et un peu de condescendance, le Président du Comité des Champs Elysées, les Champs « ne sont pas une ZAC de périphérie ».

Mais il doit ignorer qu’un grand nombre de ses salariés habitent cette périphérie si méprisable, ni par goût, ni par choix, mais en raison de la faiblesse de leur salaire.

 

Ne doutant pas un instant de l’humanisme des enseignes représentées par le Comité des Champs Elysées, la CFTC Paris ne voit que la faiblesse des chiffres d’affaires réalisés le 7ème jour pour interdire aux modestes commerçants des Champs de payer double leurs salariés du dimanche.

 

Aussi, la CFTC Paris appelle tous ceux qui le peuvent à adresser un cabas alimentaire (pâtes, huile, petits pois, chocolat, dentifrice) à l’intention du Comité des Champs Elysées, afin que celui-ci puisse apporter quelques soutiens matériels à ses adhérents nécessiteux.

 

 

 

Paris, le 10 juin 2010.

 

Contact :        Joseph THOUVENEL

 
Paris refuse le dimanche aux grands magasins Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-06-2010

Les Galeries Lafayette invoquent les douze millions de touristes qui fréquentent chaque année le quartier des grands magasins, contre huit millions seulement pour les Champs-Élysées.

Le figaro.fr


Bertrand Delanoë a tranché : le boulevard Haussmann ne sera pas classé zone touristique. Les Galeries Lafayette et le Printemps s'indignent et vont tenter d'obtenir un compromis pour ouvrir un nombre de dimanches limité.
 
Nouvel épisode dans le débat houleux sur l'ouverture dominicale des commerces : le Conseil de Paris a refusé lundi la demande des grands magasins de classement en zone touristique du boulevard Haussmann, qui leur aurait permis d'ouvrir tous les dimanches. Après des mois de concertation, Bertrand Delanoë estime qu'«il n'existe en définitive ni besoin, ni nécessité, ni urgence, ni désir partagé d'une extension de l'ouverture des commerces le dimanche à Paris». Il invoque notamment comme raison la vie de famille et la difficulté de faire garder les enfants pour les femmes, qui constituent la majorité des salariés du commerce. «Voulons-nous d'un monde où la valeur suprême soit la consommation?» s'interroge le maire de Paris.

Il renvoie ainsi la balle à Nicolas Sarkozy, qui avait tenté de contourner ses prérogatives en conférant au préfet de Paris le pouvoir sur la question dans le cadre de la loi sur le commerce dominical votée en août 2009 - disposition censurée ensuite par le Conseil constitutionnel.

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De plus en plus d'ouvertures dominicales illégales Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-06-2010

Le figaro.fr

Les supermarchés verbalisés préfèrent payer l'amende plutôt que de renoncer au chiffre d'affaires additionnel.
 
Le dimanche, après le marché, le supermarché. De plus en plus de supérettes et petits supermarchés ouvrent désormais le dimanche toute la journée, dans l'illégalité. Il s'agit pour l'essentiel de Franprix (groupe Casino), Shopi (groupe Carrefour) ou G20.

Cette tendance constatée depuis le vote de la loi sur le travail dominical l'été dernier inquiète Bertrand Delanoë, qui note une «fragilisation des commerces de proximité». Le maire de Paris a demandé au ministre du Travail, avec des syndicats de salariés et des représentants du commerce et de l'artisanat, qu'il «mobilise l'inspection du travail et mette un terme à ces dérives». Selon lui, une vingtaine de procès-verbaux ont été dressés «alors même que plusieurs dizaines de situations irrégulières se sont développées au cours des derniers mois».

Le sujet embarrasse. À la Fédération du commerce et de la distribution, on estime qu'il ne s'agit que de «quelques cas, pas très nombreux à notre connaissance». «Nous ne sommes pas dans une situation où on essaierait d'imposer l'ouverture généralisée le dimanche», affirme Jérôme Bédier, président de ce syndicat professionnel. La grande distribution milite pour une simple extension de cinq à dix par an du nombre de dimanches où une ouverture exceptionnelle peut être obtenue.

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Travail du dimanche, Paris libéré du joug marchand. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-06-2010

La CFTC PARIS se réjouit du vote intervenu ce matin en Conseil de Paris, permettant de préserver ce temps social indispensable qu’est le dimanche.

 

Dire non à l’ouverture, tous les dimanches, des grandes enseignes, c’est à la fois garder un art de vivre qui attire des millions de touristes, protéger le commerce de proximité et sauvegarder la vie familiale, personnelle et spirituelle.

 

La CFTC tient à souligner le sérieux de la méthode mise en place par Bertrand Delanoë pour se forger un avis. C’est une vraie concertation qui a été organisée par le Maire de Paris. Chacun a pu argumenter et répondre si nécessaire aux arguments des partisans du tout ouverture, ce qui a permis de faire ressortir quelques vérités comme notamment la différence entre les promesses d’embauches des grandes enseignes et la réalité, quant elles ont obtenu leur dérogation.

 

En proposant que les zones touristiques de la Capitale soient classées PUCE, le Maire de Paris propose tout simplement au Préfet de tenir les promesses qui avaient été faites et non tenues par les promoteurs de la Loi du 1er août 2009, paiements double pour le travail du dimanche et principe de volontariat.

 

La CFTC s’étonne que les élus UMP de la Capitale proposent un référendum sur le travail du dimanche à Paris alors qu’ils n’ont pas soutenu cette même proposition au niveau national. Il aurait pourtant été intéressant de savoir si les français estimaient juste de légaliser la délinquance (la loi Mallié a blanchi les grandes surfaces et centres commerciaux qui ouvrent depuis des années en toute illégalité) quand l’argument est : Je sais que je ne respecte pas les lois de la République mais j’ai une bonne raison pour cela, ma délinquance me rapporte beaucoup d’argent.

 

La CFTC réaffirme son attachement au dimanche non travaillé, qui au-delà du temps de repos juste et nécessaire, répond aux besoins fondamentaux de la vie familiale, personnelle, associative, sportive, culturelle et spirituelle.

 

 

Paris, le 07 juin 2010.

 

 

Contact :        Joseph THOUVENEL

 
plan de campagne dans la légalité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-04-2010

Le combat a été rude. Il aura fallu près de dix ans pour que la zone commerciale de plan-de-campagne, où l'ouverture dominicale était pratiquée depuis 1966, rentre dans la légalité ainsi que beaucoup d'autres centres commerciaux en France. Syndicalistes, commerçants et représentants de l'Etat se sont maintes fois affrontés par manifestations, dérogations ou actions judiciaires interposées. Jusqu'en juillet 2009, date à laquelle la loi Mallié, du nom du député UMP des bouches-du-Rhône, a été votée.

Depuis, chaque commerce situé en zone urbaine de plus d'un million d'habitants et dans un périmètre d'usage de consommation exceptionnelle ou en zone touristique peut ouvrir le dimanche en toute légalité. Si la loi en satisfait quelques-uns, elle n'a pas soulevé l'enthousiasme général. 6000 communes pourraient pratiquer l'ouverture dominicale, elles étaient 566 à être dérogataires avant la loi, elles ont été trois à demander une dérogation depuis que le texte legislatif a été voté.

Idem pour les "périmètres d'usage de consommation exceptionnelle"(Puce) : il pourrait y en avoir 38 dans les seules Bouches-du-Rhône, il n'y en a qu'un, celui de Plan-de-Campagne; 83 dans l'unité urbaine de Lille où seules deux demandes ont été enregistrées et une seule dérogation accordée. Dans l'unité urbaine de Paris, 395 communes ou parties de communes sont éligibles à la dérogation : on dénombre une demande en Seine-Saint-Denis, deux demandes dont une accordée, dans le Val-de-Marne, deux demandes dans les Hauts-de-Seine, 15 dans le Val-d'oise, dont trois rejetées, et huit dans les Yvelines.

Ces chiffres ont été livrés par Richard Mallié lui-même, lors d'un débat qui l'a opposé à Marseille à deux syndicalistes : Joseph Thouvenel, de la CFTC et Avelino Carvalho de la CGT. Tous deux étant opposés au travail dominical, "un temps qui doit être réservé à la vie familiale, sociale et aux loisirs". La CFTC a commandé un sondage d'où il ressort que 83% des 25-44 ans sont contre le travail dominical contre 65% des 19-24 ans et des 44-65 ans. Les deux syndicalistes ont fait valoir qu'en République, "l'intérêt de quelques-uns ne doit pas primer". Richard Mallié a rétorqué que "l'intérêt de chacun est préservé par la signature des accords entre syndicats et patronat dans chaque zone concernée.

Article paru dans le quotidien La Provence

 
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