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Travail du dimanche
Claire-Lise CAMPION - Sénatrice de l'Essonne - réagit à notre courrier Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-05-2011

Monsieur,

Votre courrier a retenu toute mon attention et je vous en remercie.

Lors de la discussion au Parlement de ces deux textes, le groupe socialiste du Sénat s’est prononcé très clairement et très fermement contre l’ouverture dominicale des commerces, pour de nombreuses raisons.

Sur les trois aspects que vous évoquez, nous partageons votre analyse.

L’ouverture sans nécessité et sans limitation réelle de commerces le dimanche crée de nombreux problèmes pour les salariés, dans leur vie personnelle. Elle prive les salariés, mais aussi les consommateurs éventuels, de ce moment de repos nécessaire. Elle induit une désorganisation de la vie familiale, sociale, associative, culturelle, spirituelle, sportive, qui conduit à un délitement des liens humains, une perte des valeurs, au bénéfice de la recherche du profit, du seul travail et de la consommation. A ce seul titre, elle est déjà profondément néfaste pour notre société.

S’agissant du volontariat des salariés permanents concernés, l’expérience montre qu’il est le plus souvent un leurre : des pressions sont exercées à leur encontre, et leurs revenus sont tellement faibles qu’ils sont de facto obligés d’accomplir ce travail dominical pour s’assurer un revenu juste suffisant.

Sur le plan économique, l’ouverture des commerces induit l’obligation pour des services annexes d’avoir une activité aussi le dimanche, ce qui est une nouvelle charge pour les collectivités. Pour autant, elle ne crée pas d’emplois puisque les emplois le plus souvent à temps très partiels ainsi créés dans les grandes surfaces, sont plus que compensés par les pertes d’emplois pérennes dues aux difficultés créées aux commerces de proximité.

S’agissant de l’augmentation annoncée de la consommation, elle ne peut se réaliser, en raison de la faiblesse persistante du pouvoir d’achat.

La précarité que connaissent aujourd’hui de nombreux salariés, ainsi que le chômage font que la consommation reste étale, sauf à bénéficier de primes telles que la prime à la casse pour maintenir le secteur automobile, ce qui ne fournit pas une donnée sincère d’évaluation de l’aptitude à consommer.

Il convient de rappeler que l’ouverture d’un commerce le dimanche, compte tenu des charges fixes, coûte trois fois plus cher qu’en semaine, ce qui induit également des hausses de prix, qui pèsent sur tous les consommateurs

Au regard du développement durable, c’est aussi une aberration.

L’ouverture des PUCE le dimanche implique une consommation d’énergie pour l’éclairage, la climatisation, et amène les consommateurs à s’y rendre en voiture, d’où une surconsommation de carburant et un dégagement supplémentaire de pollution.

Enfin, sur le plan des salaires, mes collègues et moi-même avons insisté avec force pour que les salariés qui se trouvent ainsi contraints à travailler le dimanche bénéficient au moins d’une rémunération doublée.

Comme vous le rappelez, cela n’est pas le cas dans les zones touristiques, ce que rien ne peut justifier, ni en droit ni en équité.

Cette différence de traitement trouve son origine dans la proposition de loi initiale de l’UMP qui visait à légaliser les pratiques illégales de certains centres commerciaux comme Plan de Campagne, où des accords ont pu être conclus grâce à la présence et à l’action syndicales.

Malheureusement, l’extrême dispersion des employeurs en zone touristique et l’absence d’une forte implantation syndicale n’ont pas créé les conditions favorables à des accords analogues, ce que nous déplorons.

Il revient donc au législateur, ainsi que vous me le demandez, de revenir sur ce texte de loi dans ses divers aspects, notamment sur la question de l’égalité de traitement entre les salariés selon leur lieu de travail.

Pour ce qui concerne les sénateurs socialistes, croyez que nous y sommes très sensibles et que nous sommes très attentifs aux observations de l’OIT en la matière.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Claire-Lise CAMPION

 
Michel Liebgott - Député de la Moselle - réagit à notre courrier Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-05-2011

                        Question écrite

 

Monsieur Michel Liebgott attire l’attention de Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé sur un rapport publié le 5 avril 2011 par l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

 

L'OIT a épinglé la France sur le travail dominical, estimant que la hausse des dérogations au repos hebdomadaire obéit à des "préoccupations économiques" sans prendre en compte l'"impact" social pour les salariés.

La commission d'experts de l'OIT pour l'application des conventions et des recommandations "ne peut que constater l'élargissement progressif des dérogations autorisées par la législation à ce principe".

Rappelant que le travail du dimanche concernait près de 6,5 millions de salariés en 2008 selon une étude publiée en 2009 par le département statistique du ministère français de l'Emploi (Dares), les experts de l'OIT estiment que ces données sont "loin d'être négligeables".

Selon la commission, "ce qui reste à démontrer est l'impossibilité d'appliquer le régime normal de repos hebdomadaire qui rendrait nécessaire le recours au travail dominical".

Ils pointent notamment le cas de l'ouverture dominical des magasins d'ameublement pour souligner que la dérogation au repos hebdomadaire "répond à des préoccupations économiques, liées à la concurrence et aux souhaits des consommateurs". "Les considérations sociales, quant à elles, à savoir l'impact de cette dérogation sur les travailleurs concernés et leurs familles, ne paraissent pas avoir été prises en compte ou en tout cas pas au même titre que les considérations économiques", poursuit leur rapport.

En conséquence, la commission de l'OIT "demande au gouvernement français de poursuivre l'examen avec les partenaires sociaux" de la nouvelle législation sur le travail dominical "sur le plan pratique, en tenant compte des considérations tant sociales qu'économiques".

Le syndicat Force ouvrière, qui est à l'origine de la saisie des experts de l'OIT sur ce dossier, s'est félicité de cet avis qui "dresse un constat sans équivoque" de la législation française, selon lui.

Il demande au Gouvernement de lui indiquer ses intentions.

 

 

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Les députés répondent au courrier de la CFTC sur le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-05-2011

Christian VANNESTE - Député du Nord

"Monsieur le Secrétaire général adjoint,
C'est avec beaucoup d'attention que j'ai lu votre courriel et je tenais à vous remercier de me l'avoir transmis. Vous savez que vous pouvez compter sur moi pour continuer le combat ! Je vais poser des questions écrites au Gouvernement."

 

 

Lionnel LUCA - Député des Alpes-Maritimes

"J'ai bien reçu votre courriel en date du 6 mai et je vous en remercie. J'en ai pris bonne note. Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie de croire, Monsieur, en l'expression de mes sincères salutations."

 

 

 

Marie-Jo ZIMMERMANN - Députée de la Moselle

"....Merci pour votre mail concernant le travail du dimanche. Vous savez bien entendu que je partage votre point de vue sur cette question depuis le départ, ayant voté contre cette proposition de loi..."
 
 
 
 
 
 
Maxime GREMETZ - Député de la Somme
 
"...Suite au courriel que vous avez envoyé à M. le Député en date du 6 mai 2011, celui-ci vous adresse la réponse suivante : "Je suis d'accord avec vos 3 demandes et reste à votre entière disposition"...."

 
 
La CFTC écrit aux députés et aux sénateurs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-05-2011

 

Monsieur le Député,

Monsieur le Sénateur,

 

Comme vous le savez, le dernier rapport du Bureau International du Travail épingle, à juste titre, la France sur le travail du dimanche.

 

La Commission d’experts de l’OIT demande notamment : « au Gouvernement de poursuivre l’examen avec les partenaires sociaux, de l’impact des mesures introduites par la loi n°2008-3 du 3 janvier 2008 et la loi 2009-974 du 10 août 2009, sur le plan pratique en tenant compte des considérations tant sociales qu’économiques ».

 

Par ailleurs, l’OIT « estime souhaitable d’assurer une protection équivalente aux salariés », qu’ils travaillent en zone touristique ou en zone PUCE.

 

Vous n’ignorez pas, que dès l’origine, la CFTC avait demandé une étude d’impact afin que le législateur ait une idée plus juste des conséquences d’une modification de la loi sur le repos dominical.

 

Nous soulevions notamment :

  • les problèmes liés à la vie familiale, personnelle et associative ;
  • la menace sur le commerce de proximité et l’emploi. Pour ne prendre qu’un exemple, d’après la Fédération nationale de la chaussure, en Angleterre il existait 11 000 magasins de chaussures indépendants avant l’autorisation d’ouverture des magasins le dimanche, ils ne sont plus que 350 aujourd’hui ;
  • la question de l’aménagement du territoire et ce, en prenant en compte les objectifs de développement durable.
 
Travail du dimanche : la CFTC écrit au Ministre du Travail Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-04-2011

 

 

Monsieur Xavier BERTRAND

Ministre du Travail, de l'Emploi

et de la Santé

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Dans le dernier rapport du Bureau international du travail, la France est à juste titre épinglée sur le travail du dimanche.

 

La commission d’experts de l’OIT demande notamment : « au Gouvernement de poursuivre l’examen avec les partenaires sociaux, de l’impact des mesures introduites par la loi n° 2008-3 du 3 janvier 2008 et la loi 2009-974 du 10 août 2009, sur le plan pratique en tenant compte des considérations tant sociales qu’économiques »

 

Par ailleurs, l’OIT « estime souhaitable d’assurer une protection équivalente aux salariés », qu’ils travaillent en zone touristique ou en zone PUCE.

 

Vous n’ignorez pas, Monsieur le Ministre, que dès l’origine, la CFTC avait demandé une étude d’impact afin que le législateur ait une idée plus juste des conséquences d’une modification de la loi sur le repos dominical.

 

Nous soulevions notamment :

  • les problèmes liés à la vie familiale, personnelle et associative ;
  • la menace sur le commerce de proximité et l’emploi. Pour ne prendre qu’un exemple, d’après la Fédération nationale de la chaussure, en Angleterre il existait 11 000 magasins de chaussures indépendants avant l’autorisation d’ouverture des magasins le dimanche, ils ne sont plus que 350 aujourd’hui ;
  • l’aménagement du territoire et ce en prenant en compte les objectifs de développement durable.

La CFTC a, par ailleurs, toujours revendiqué l'égalité de traitement des salariés, qu'ils travaillent dans de grands agglomérations (zone PUCE) ou en zone touristique.

 

Ce sont aujourd’hui des experts internationaux qui nous rejoignent, aussi me semble t’il indispensable que vous réunissiez rapidement les partenaires sociaux afin d’étudier les voies et moyens pour mettre fin aux dangereuses dérives engendrées par la loi sur le dimanche.

 

En restant à votre entière disposition et en l’attente de votre réponse, veuillez croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute considération

 

Jacques VOISIN

Président

 
Appel à tous pour le repos dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-04-2011

Si vous avez identifié une supérette illégalement ouverte, veuillez nous le signaler en nous indiquant l’adresse exacte, ainsi que le jour et l’heure à laquelle vous avez constaté cette ouverture.

                     D’avance merci !

 
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