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Travail du dimanche
Réponse de François Brottes, Député de l'Isère à notre courrier du 6 mai 2011 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-08-2011

Monsieur le Secrétaire général-adjoint,

Vous m'avez interpellé sur "l'impact des mesures introduites par la loi n°2008-3 du 3 janvier 2008 et la loi 2009-974 du 10 août 2009" traitant du travail le dimanche. Je vous en remercie.

Je partage malheureusement vos inquiétudes et celles du Bureau International du Travail. Les conséquences les plus immédiates pèseront sur les salariés en zones d'intérêt touristique: absence de volontariat, de doublement des salaires, menaces sur la vie familiale, associative...

Je suis d'ailleurs largement intervenu dans les débats du projet de loi portant dérogation au repos dominical en 2009 (voir mon explication de vote :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009-extra/20091016.asp#INTER_9).

Le risque par la suite de généralisation du travail le dimanche est évident par une mise en concurrence des individus et des territoires qui met en danger un consensus jusque là préservé: pour le gouvernement, le repos dominical n'a plus lieu d'être.

En ce qui concerne la position du Parti Socialiste sur ce sujet, notre projet pour 2012 s'oppose au projet d'une société du "tout avoir" qui ne favoriserait que le travail et la consommation (voir
http://www.parti-socialiste.fr/projet).

Dans les cas très précisément définis où des autorisations d'ouverture le dimanche pourraient être accordées, nous sommes fidèles à notre position lors des débats à l'Assemblée: à savoir l'égalité entre salariés qui passe par "le volontariat et le paiement double" ainsi que la limitation de ces autorisations à 7 jours par an.

Enfin, je me déclare à titre personnel prêt à appuyer votre demande d'une étude d'impact sur cette question du travail du dimanche.
A toutes fins, vous trouverez au lien suivant une tribune des groupes parlementaires de gauche sur le sujet :
http://www.liberation.fr/politiques/0101304696-dimanche-yes-week-end.

Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire général-adjoint, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

François Brottes
Député de l'Isère, 2ème vice-président SRC en charge de l'économie et de la communication

 
Repos dominical, l'idée avance aussi en Israel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-07-2011

Ecrit par

Catherine DUPEYRON
Correspondante à Jérusalem

Le débat agite les couloirs du Parlement israélien. Le député du Likoud, Zeev Elkin, a déposé une proposition de loi pour supprimer le travail le dimanche. Autrement dit, la semaine de travail israélienne s'étalerait du lundi au vendredi et non plus du dimanche au jeudi, comme c'est le cas depuis la création de l'Etat. Seuls quelques secteurs travaillent le vendredi - commerce, banques, poste, transports publics -, mais seulement la demi-journée pour cause de shabbat.

L'objectif est double : il s'agit d'être au même rythme que la majorité des acteurs économiques dans le monde et de permettre aux juifs religieux observant le shabbat d'avoir une journée dédiée au shopping et aux activités culturelles dont ils sont exclus de fait, car, pour eux, le vendredi est d'abord consacré à la préparation du shabbat qui commence le vendredi soir.

Mais alors, comment remplacer le travail du dimanche par le vendredi ? Curieusement, les partis religieux juifs ultraorthodoxes sont partagés sur la question. De même, le Likoud, parti laïque dirigé par le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, compte partisans et détracteurs du texte. Le sujet est d'autant plus complexe, dans un pays qui compte une importante minorité musulmane, que selon les Principes fondamentaux de 1949 faisant office de Constitution, « le droit des non-juifs à leurs shabbat et jours de repos sera garanti ».

Catherine Dupeyron, Les Echos
CORRESPONDANTE À JÉRUSALEM
 
FORUM mardi 20 septembre 2011 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
24-06-2011

 

Dès à présent réservez

votre mardi 20 septembre prochain

 

pour le lancement de la campagne électorale

des élections professionnelles octobre 2011

A la Bourse Central du Travail à Paris 10è

en Présence de

Michel ROLLO - Secrétaire Générale de la Fédération Santé Sociaux

Pascale COTTON - Secrétaire Générale Adjointe de la Confédération

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Thouvenel sur le travail dominical (BFM) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-06-2011
 
Travail du dimanche : question écrite de Marie-Thérèse HERMANGE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-06-2011

Suite à notre courrier, adressé le 9 mai dernier, à l'ensemble des parlementaires et concernant le rapport du Bureau International du Travail qui épingle la France sur le travail du dimanche.

Vous avez interpelé Marie-Thérèse Hermange sur le travail le dimanche et votre mail a retenu toute son attention.
Elle a donc posé la question écrite suivante au gouvernement:

Question écrite n° 18741 de Mme Marie-Thérèse Hermange (Paris - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 02/06/2011 - page 1438

 

Mme Marie-Thérèse Hermange attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conséquences de la modification de la loi sur le repos dominical. Dès l'origine, des syndicats ont soulevé les problèmes liés à la vie familiale, personnelle et associative, posés par cette loi, la menace sur le commerce de proximité et l'emploi, ainsi que la rupture d'égalité existant dans le traitement des salariés travaillant dans les grandes agglomérations (zone PUCE) ou les zones touristiques.

Alors que le dernier rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT) épingle la France sur le travail le dimanche en demandant quel est l'impact socio-économique des mesures introduites par les lois de 2008 et 2009 relatives à ce sujet, elle souhaite donc savoir quand sera réalisée cette étude d'impact.

 
Christiane Desmontès - Sénatrice du Rhônes répond à notre courrier Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
26-05-2011

Monsieur le Secrétaire Général,

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur le dernier rapport du Bureau International du Travail et plus spécifiquement sur les impacts de la loi sur le travail dominical instauré par la loi du 1à août 2009 et je vous en remercie vivement.

Comme vous le savez, il y a un an déjà l’OIT avait demandé à la France de garantir le caractère volontaire du travail du dimanche des employés de magasin. Ainsi dans le rapport 2010 de la Commission d'experts pour l'application des conventions et recommandations de l'OIT était précisé "La commission serait reconnaissante au gouvernement et aux partenaires sociaux de communiquer des informations (...) sur les mesures prises pour garantir le caractère volontaire du travail dominical". L’organisme Onusien déplorait aussi le manque de données sur "l'impact probable de ces réformes" et souhaitait connaître les "mesures compensatoires prises pour les salariés qui travaillent le dimanche".

A l’occasion des débats sur ces changements législatifs, le groupe socialiste du Sénat s’est prononcé très clairement et très fermement contre l’ouverture dominicale des commerces, pour de nombreuses raisons.

L’ouverture sans nécessité et sans limitation réelle de commerces le dimanche crée de nombreux problèmes pour les salariés, dans leur vie personnelle. Elle prive les salariés, mais aussi les consommateurs éventuels, de ce moment de repos nécessaire. Elle induit une désorganisation de la vie familiale, sociale, associative, culturelle, spirituelle, sportive, qui conduit à un délitement des liens humains, une perte des valeurs, au bénéfice de la recherche du profit, du seul travail et de la consommation. A ce seul titre, elle est déjà profondément néfaste pour notre société. 

S’agissant du volontariat des salariés permanents concernés, l’expérience montre qu’il est le plus souvent un leurre : des pressions sont exercées à leur encontre, et leurs revenus sont tellement faibles qu’ils sont de facto obligés d’accomplir ce travail dominical pour s’assurer un revenu juste suffisant. Qui plus est la nature même du contrat de travail qui instaure un lien de subordination qui prend , dans cette situation , toute sa dimension.

Sur le plan économique, l’ouverture des commerces induit l’obligation pour des services annexes d’avoir une activité aussi le dimanche, ce qui est une nouvelle charge pour les collectivités. Pour autant, elle ne crée pas d’emplois puisque les emplois le plus souvent à temps très partiels ainsi créés dans les grandes surfaces, sont plus que compensés par les pertes d’emplois pérennes dues aux difficultés créées aux commerces de proximité.

 
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