La journée de clôture de l’université d’été du MEDEF avait pour thème :
« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace »
Avec en plénière une présentation par Madame PARISOT de je cite « Des hommes qui dans des domaines différents ont fait acte de bravoure ».
Goethe fut même appelé en renfort par la Présidente du syndicat patronal.
« Quoique tu rêves d’entreprendre commence le !
L’audace a du génie
L’audace a du pouvoir
L’audace a de la magie ». Cita-t-elle.
Et l’audacieuse Présidente de donner la parole à son premier invité :
Denis HIGHTOWER, ancien Vice Ministre du Département du Commerce des USA, ancien de la Walt Disney Compagnie, qui a planché sur le thème du slogan de campagne d’OBAMA, « Yes, we can » oui, nous le pouvons. Pour nous expliquer combien le choix de cette formule avait été audacieux.
Intervenant suivant au sein de ces « hommes qui dans des domaines différents ont fait acte de bravoure », Lapo ELKANN.
Cet italien a inventé un label « Italia Independant » pour commercialiser des vêtements et accessoires de luxe en mettant en avant l’Italie et la qualité italienne.
Comme disait Laurence « Quelle audace il vous a fallut ! ».
Pour certains mauvais esprits, cette prise de risque se trouve quelque peu modérée par le fait que le signor ELKANN est le petit fils de Giovanni AGNELLI, une des plus grosse fortune d’Italie, si ce n’est la plus grosse.
Sa véritable audace est sans aucun doute de rouler dans une Ferrari (merci papi) avec des sièges en jean.
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Suivait Michel PEBEREAU (BNP Paribas), cet aventurier des temps modernes qui, je dois le dire, a eu une intervention construite et intelligente, rappelant notamment :
-que nous exportions 25 % de notre production, ce qui n’es pas rien ;
-que l’audace, c’était oser être différent, c’était oser penser différemment tout en ayant vision et réalisme.
-
Ça s’est un peu gâté au moment de la conclusion, le Président PEBEREAU, grand amateur de science-fiction nous appelant à prendre exemple dans l’épopée de la guerre des étoiles (peut-être rêve-t-il à des rapports sociaux façon Dark Vador (voir la vidéo ci-dessous)).
Lui succéda Bernard DECHAUVELLE, professeur de médecine et chirurgien maxillo facial qui a réalisé la première greffe du visage. Ce qui est incontestablement une avancée médicale qui dénote une grande maîtrise technique.
Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il s’agissait « d’un acte de bravoure » comme annoncé par Mme PARISOT.
Je dois avouer que j’ai décroché quand la Présidente du MEDEF a interpellé l’invité suivant ; ancien footballeur du Paris St Germain ; en lui demandant : « Faut-il beaucoup d’audace pour tirer un penalty ? ».
Dépassé par la profondeur du débat et l’importance d’une telle question pour le dirigeant de PME ou le Président de multinationale, je me suis permis de quitter la noble assemblée patronale tout en rêvant à un débat public entre l’avant centre de l’équipe de foot de Rodez et l’auteur de « L’angoisse du gardien de but au moment du penalty » œuvre majeure du cinéma allemand.
Il y a 3 ans, l’université d’été du MEDEF s’était notamment conclue en nous faisant pleurer sur le sort des animaux élevés en batterie. Nous espérions que sur la lancée, il serait un jour traité des conditions de travail dans un certain nombre de pays comme la Chine, l’Inde, la Bolivie, Cuba, le Vietnam, ou autre Costa Rica. Et de la responsabilité des donneurs d’ordre européens par rapport à ces salariés-esclaves.
Encore un peu d’audace et on y arrivera peut-être.