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Sidaction : enquête de Libération par Willy LE DEVIN Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-02-2012

Sur le site internet de sidaction, un onglet explique qu’avec 150 euros de don, on permet à une femme enceinte de recevoir dix-huit mois de traitement antirétroviral pour lutter contre la transmission du VIH à son enfant. Ce que ne dit pas cette simulation, en revanche, c’est la part des donations servant à couvrir les frais de justice colossaux de l’association. C’est moins glorieux, effectivement, d’expliquer que Sidaction paye avec l’argent des donateurs des avocats pour tenter de contrer les multiples procédures que certains salariés intentent à la direction – se plaignant de leurs conditions de travail. Rien que pour 2010, près de 416 000 euros ont été provisionnés pour «les risques sociaux». Et au regard du climat social qui règne ces jours-ci dans les murs de l’association, 2011 risque d’être un cru encore meilleur…

«Sidaction est une caricature de ce qui peut se faire dans le monde associatif en terme de droit du travail», assène Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, seul syndicat présent à Sidaction. Surcharge de travail, mise en concurrence des salariés, absentéisme en hausse, dialogue houleux entre les membres de la direction et les délégués du personnel : le collectif, co-fondé par Pierre Bergé en 1994, vit des heures sombres.

Il y a un an et demi, la structure, en pleine expansion, franchit le cap des 50 salariés. Au-delà de cette barre symbolique, la loi impose la création d’une colonne syndicale. «Les premiers accrochages datent de l’organisation des élections», affirme Gilles Gathellier, président de la branche associative de la CFTC, le Spaif (Syndicat des personnels d’associations d’Ile-de-France), «la direction de Sidaction a notamment cherché à proroger de façon tout à fait illégale les mandats des délégués du personnel arrivés à expiration afin de garder la main et, ainsi, de contrôler l’émergence d’un syndicat fort».

Contre-pouvoir

Milko Paris, secrétaire du Comité d’hygiène, de sécurité, et des conditions de travail (CHSCT), et salarié du collectif depuis 2002, abonde: «Pour la première fois, un contre-pouvoir voyait le jour. Vu que chaque service de l’association est une république indépendante avec des barons à leurs têtes, c’est un euphémisme de dire qu’ils ont vu d’un mauvais œil l’arrivée de la CFTC. Désormais, la direction allait devoir s’expliquer sur le clientélisme qui régit par exemple les augmentations de salaires. Et, comme prévu, ce fut rapidement explosif…»

Milko Paris l’a d’ailleurs vérifié à ses dépens. Embauché à Sidaction en 2002, il est aujourd’hui un cas emblématique de la lutte qui oppose salariés et direction. En novembre 2009, il dépose plainte pour harcèlement moral. A son propos, l’inspection du travail écrit une lettre sans équivoque à la direction de Sidaction, le 4 décembre 2009: «Il apparaît que les conditions de travail de M. Paris affectent sa santé, et que celui-ci se trouve dans une situation de souffrance et de stress qu’il convient de faire cesser.»

Loin de calmer le jeu, cette injonction achève d’embraser les choses. Milko Paris essuie trois tentatives de licenciement en mai et juillet 2010, puis novembre 2011, toutes refusées par l’inspection du travail. Autant de camouflets pour la direction de Sidaction qui est désormais poursuivie par Milko Paris pour dénonciations calomnieuses. «Ce dossier est une odieuse chasse à l’homme, s’insurge la CFTC, Milko Paris a reçu une pétition de soutien de plus de 40 salariés [sur 63 au total]. Ils font corps derrière lui car certains vivent la même chose en silence.»

 
Plafonds de ressources pour l'aide juridictionnelle en 2012 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
31-01-2012

Conditions de ressources (applicable aux ressources 2011)

 

 

pour un demandeur ayant :

Taux de l'aide juridictionnelle

pour un demandeur sans personne à charge

1 personne à charge

2 personnes à charge

3 personnes à charges

4 personnes à charge

5 personnes à charge

 

 

Le montant mensuel des ressources du foyer doit être inférieur à :

100%

929 €

1 096 €

1 263 €

1 369 €

1 475 €

1 581 €

 

 

Le montant mensuel des ressources du foyer doit être compris entre :

85%

930 à 971 €

1097 à 1139 €

1264 à 1305 €

1370 à 1411 €

1476 à 1517 €

1528 à 1623 €

70%

972 à 1024 €

1139 à 1191 €

1306 à 1358 €

1412 à 1464 €

1518 à 1570 €

1624 à 1676 €

55%

1025 à 1098 €

1192 à 1265 €

1359 à 1432 €

1465 à 1538 €

1571 à 1644 €

1677 à 1750 €

40%

1099 à 1182 €

1266 à 1349 €

1433 à 1516 €

1539 à 1622 €

1645 à 1728 €

1751 à 1834 €

25%

1183 à 1288 €

1350 à 1455 €

1517 à 1622 €

1623 à 1728 €

1729 à 1834 €

1835 à 1940 €

15%

1289 à 1393 €

1456 à 1560 €

1623 à 1727 €

1729 à 1833 €

1835 à 1939 €

1941 à 2045 €

LS - Bref social n°16029 du lundi 30 janvier 2012
 
Contrat d’apprentissage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-01-2012

Qui ?

Vous avez entre 16 et 25 ans, vous pouvez vous faire recruter comme apprentis par toute entreprise du secteur privé.

 

Comment ?

En alternant apprentissage du métier et enseignement théorique.

Le contrat liant apprenti et employeur est d’une durée normalement comprise entre 1 et 3 ans.

Un salaire doit être versé.

La rémunération minimum est calculée en fonction du SMIC et varie en fonction de l’âge de l’apprenti et l’année d’apprentissage.

 

Avantages pour l’entreprise :

 

  • Exonération des cotisations salariales et patronales de sécurité sociale. Exception :
    • cotisation accident du travail
    • CSG et RDS
  • Chaque année de formation de l’apprenti donne droit à une subvention forfaitaire d’un minimum de 1000 euros, versée par la région.
  • Sous certaines conditions : bénéficie d’un crédit d’impôt.

 

Modalité

 

Avant le début du contrat ou, au plus tard, dans les 5 jours ouvrables qui suivent, le contrat d’apprentissage doit être enregistré auprès de la chambre consulaire.

 
Nicolas Sarkozy va-t-il remettre en question le temps de travail? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-01-2012

 

 

A la veille du sommet social qui doit réunir mercredi 18 janvier les partenaires sociaux à l'Elysée, les syndicats montent au créneau sur la question du temps de travail. Ils craignent que le Président Sarkozy n'utilise une étude controversée, publiée le 11 janvier, pour remettre en question la durée légale du temps de travail.

 

Les Français seraient-ils paresseux ? D'après l'étude de l'institut Coe-Rexecode, publiée le 11 janvier, la France serait avec la Finlande le pays où la durée effective annuelle du temps de travail serait la plus faible d'Europe. En 2010, les Français auraient travaillé en moyenne 1.679 heures, soit 225 heures de moins que les Allemands. A la veille du Sommet social de crise qui s'ouvre mercredi 18 janvier à l'Elysée, cette enquête tombe à pic pour ceux qui rêvent de remettre en cause la durée légale du temps de travail en France. Les auteurs y vantent le modèle allemand, estimant également que le partage du travail né des 35 heures n'a pas réussi à créer suffisamment d'emplois en France. Mais tous les économistes ne partagent pas cette conclusion. En effet, si l'on regarde la durée du travail des salariés à temps partiel, la France se situe dans la moyenne européenne, et dans le haut de la fourchette pour les travailleurs indépendants.

 

"On compare des chiffres qui ne sont pas comparables"

Alors que le Nicolas Sarkozy semble vouloir reprendre cette étude à son compte, pour revenir sur la durée légale du temps de travail, les syndicats crient à la manipulation. "Faire la démonstration que les Français ne travaillent pas assez, on connaît l'histoire, mais on compare des chiffres qui ne sont pas comparables", a estimé le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. "Si c'est pour préparer le sommet social et pour dire qu'il faut éventuellement augmenter le temps de travail en France et que c'est bon pour l'emploi, ce n'est pas sérieux". Même son de cloche du côté de la CFTC qui estime que "ce rapport n'est pas fiable car il repose sur des sondages et non sur des données scientifiques".

 

"Il ne s'agit pas de travailler plus, mais de travailler mieux"

"Travailler plus ? Pourquoi pas, surtout s'il s'agit de permettre aux chômeurs de trouver un emploi stable et pérenne. Eux auraient vraiment besoin de travailler beaucoup plus", affirme avec une bonne dose d'ironie Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC, en charge des questions économiques et internationales. "Je pense aussi à ceux qui travaillent trop peu, qui subissent des temps partiels imposés - dans la grande distribution par exemple - ou trop mal : ceux qui sont contraints de travailler la nuit ou le dimanche. Au détriment de leur vie de famille et du lien social. Avec leurs horaires décalés, les infirmières ont elles aussi des conditions de travail très difficiles. Elles devraient pouvoir travailler moins. Il faut aborder le problème de manière globale, tout en faisant du cas par cas. Permettre aux parents de passer du temps avec leurs enfants, c'est contribuer à construire la famille. C'est rendre service à toute la société." Finalement, pour Joseph Thouvenel, comme pour la grande majorité des syndicats, "il ne s'agit pas de travailler plus, mais bien de travailler mieux".

 

Laurent Grzybowski - publié le 17/01/2012

 
Mathilde est de retour Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
16-01-2012

Merci à tous ceux qui se sont mobilisés ou ont mobilisé leurs réseaux, suite à l’alerte disparition concernant Mathilde, 17 ans.

Après une semaine d’angoisse de ses proches, Mathilde est de nouveau chez elle.

Les histoires vraies que nous préférons, ce sont celles qui se terminent bien !

Joseph THOUVENEL

 
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