Chronique de J. THOUVENEL du 19.04.2011 sur Radio Notre Dame (100.7) Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Bonjour à toutes et à tous.
Vous avez été nombreux, très nombreux à vous élever contre la loi d’août 2009 sur le travail du dimanche.
Et bien vous aviez raison !
Du moins si l’on en croit L’OIT. L’Organisation Internationale du Travail.
Cet organisme basé à Genève est l’agence de l’ONU chargée au niveau mondial d’élaborer et de superviser les normes internationales du travail.
Or dans son dernier rapport, rédigé par des juristes indépendants, il est demandé au gouvernement français derevoir sa copie afin de respecter ses engagements internationaux.
Après avoir rappelé que l’article 7 de la convention 106 sur le repos hebdomadaire ne permet de déroger à celui-ci « que si la nature du travail, la nature des services fournis par l’établissement, l’importance de la population à desservir ou le nombre de personnes employées ne permettent pas l’application du régime normal du repos hebdomadaire ».
Les experts soulignent, je cite :
« Les considérations sociales, à savoir l’impact de cette dérogation sur les travailleurs concernés et leurs familles, ne paraissent pas avoir été prises en compte ou en tout cas pas au même titre que les considérations économiques.
Par ailleurs, nous dit le rapport, l’ouverture des magasins d’ameublement, ne paraît pas correspondre à un e nécessité telle que l’application du régime normal de repos hebdomadaire se révèle impossible.
En clair si les magasins de canapés sont fermés le dimanche, ça n’empêchera pas la France de vivre ou plutôt en l’occurrence de dormir.
En outre la Commission est préoccupée par la différence de traitemententre les salariés employés dans des commerces situés en zone touristique et ceux qui travaillent(parfois pour la même enseigne) dans des zones dites PUCE.
Préoccupé, en langage diplomatique d’une agence de L’ONU signifie être fortement inquiet. En l’occurrence par le fait qu’un salarié suivant le classement administratif de son lieu de travail puisse être obligé de travailler le dimanche ou non et être payé du simple au double en effectuant la même tâche avec les mêmes qualifications.
En conséquence de quoi il est demandé au gouvernement français de revoir sa copie en tenant compte des considérations tant sociales qu’économiques.
Le dimanche, ce temps de repos collectif indispensable pour la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle n’est pas mort. La preuve, même des instances plus réputées pour leur consensus mou que pour la défense des valeurs sociales chrétiennes, réagissent.