Traçabilité sociale

 Cliquez ici !




 

Derniers commentaires

Il ne faut pas prendre les enf...
Et oui Joseph la réalité est malheureusement là ! Il est si facile de donner des leçons. Quant n..
Négociation "compétitivité - e...
Bonjour, Félicitations Joseph, tu mènes trés bien ces négociations. Ol me semble qu'il Il faut ...
Spécial DRH
très fort comme d'habitude....
Elections DP Office Dépôt
Nickel l'article que la CFTC Paris c toujours du bon boulot. Rockbilly
Sidaction et Jean de la Fontai...
:D Excellent, rions, rions, même un peu grinçant
Parole donnée à Pierre Schoend...
Monsieur Schoendoerffer était un Homme comme on en rencontre peu dans une vie, humanité, engagemen...
Travail du dimanche Joseph THO...
BRAVO Joseph, j'aurais pas dit mieux. Change rien t le meilleur. Jo
Combien coûte un député
Quand on sait qu'en 2011 un depute dont je tairais le nom a siegé en tout une semaine ça fait cher...
La CFTC Banque populaire rives...
Bravo !!! Et pour l'année 2011 ? Merci
Vietnam – une cellule se vide
Thanks to all of you: Mme Chantal Brunel – Députée de la Seine et Marne M. Jacques Ré...
Ethique ? ou toc ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-01-2012

 


Chronique de J. THOUVENEL du 11.01.2012 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

En ce début d’année, nous allons parler mode, cette manière passagère de vivre, de s’habiller, de consommer.

 

Rassurez-vous, nous n’allons point sombrer dans une coupable légèreté.

 

Je ne vais pas évoquer, ici, les dernières tendances du type « votre relookage fashion de début d’année ».

 

Non ! Nous allons brièvement traiter du SLOW WEAR, comme disent les bobos parisiens, en clair de la mode éthique.

 

En principe, ce concept, inspiré du modèle du commerce équitable, allie deux types de préoccupations : l’environnemental et le social.

 

L’on ne peut que se réjouir de voir des créateurs chercher à diminuer l’empreinte écologique de leur production, en utilisant des matières dites « écologiques » ou recyclées, et des procédés de fabrication moins consommateurs d’eau, d’énergie et de transport.

 

Pour les aspects sociaux, doivent être pris en compte les principes du commerce équitable, notamment un salaire décent, le respect des droits des travailleurs, l’interdiction du travail des enfants, le respect des conventions de l’Organisation Internationale du Travail.

 

Tout cela va dans le bon sens, développer une consommation responsable participe au bien commun.

 

Ce sont des pratiques à soutenir et intensifier.

 

Financiers, producteurs, distributeurs, consommateurs, nous sommes coresponsables de notre avenir commun.

 

Le dire, c’est bien ! Le faire passer dans nos actes d’achats, c’est encore mieux !

 

Mais attention, sous l’affichage mode éthique se cache le meilleur et pas loin du pire. Sans parler du maquis des labels dont beaucoup sont autoproclamés sans véritable contrôle.

 

Que penser, par exemple, de ce couple, expliquant benoîtement à la télévision qu’après avoir profité du chômage pour faire un tour du monde, forts de leur expérience, ils ont créé une ligne de vêtements éthique et ethnique ?

 

Si je reste dubitatif sur le concept de ligne ethnique, je ne suis pas sûr qu’il soit très éthique d’utiliser les indemnités de chômage pour faire le tour de la planète.

 

N’oublions pas que cet argent ne tombe pas du ciel, mais vient des prélèvements sociaux payés par tous les salariés, y compris les plus modestes.

 

Autre exemple.

 

Sachant que la vente à perte est interdite en France, quant une entreprise dite « STOCKETHIC » propose des remises de 30 à 70 % sur des vêtements dits « éthiques », se pose le problème des marges et de la rémunération de ceux qui ont fabriqué le produit. Pas sûr qu’ils aient été correctement rémunérés.

 

Dernier exemple.

 

Sachant que tout commerce peut ouvrir légalement le dimanche dans la mesure où il est tenu par le commerçant, lui-même, ou un membre de sa famille. Que penser de cette marchande parisienne qui tient boutique de mode éthique et fait campagne contre le repos dominical ? C'est-à-dire que pour augmenter son chiffre d’affaires, elle veut boutique ouverte 7 jours sur 7, peu importe les conséquences sur le lien social. Son engagement socialement responsable ne va pas jusqu’à réfréner les ardeurs du tiroir caisse.

 

L’Organisation Internationale du Travail a beau affirmer que l’impact de l’ouverture des magasins le dimanche sur la vie personnelle et familiale des salariés n’a pas été pris en compte par la Loi Française, et ce en contradiction avec les accords internationaux, la boutiquière éthique de la très chic Butte Montmartre n’en a cure.

 

Alors, la mode éthique oui ! Tant que ce n’est pas du toc pour enfumer le consommateur.

 

A la semaine prochaine !





Wikio !Digg!Google!Facebook!Del.icio.us!Live!
Commentaires (0)add comment

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley
Smiley

security image
Entrez les caractères affichés (ce sont des minuscules)


busy
 
< Précédent   Suivant >