Chronique de J. THOUVENEL du 17.05.2011 sur Radio Notre Dame (100.7) Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Bonjour à toutes et à tous,
Je voudrais, en cette période de communion, profession de foi et autres confirmations, rendre un hommage appuyé à ces écoles chrétiennes qui savent inculquer, dès leur plus jeune âge, le sens de la différence aux baptisés.
Mesurent-ils leur chance ces élèves, qui après un légitime week-end de récollection, afin de se préparer à recevoir un sacrement, seront accueillis le lundi matin par une interro qui comptera pour le bilan de fin d’année.
Quelle joie pour eux de se dire que les non-pratiquants, ou leurs frères dans une autre croyance, ont pu réviser pendant qu’eux-mêmes approfondissaient leur foi.
Quelle fierté d’être de ces derniers qui seront les premiers, plutôt que d’appartenir à la cohorte des premiers qui, à la fin des temps, seront derniers !
Et ces deux élèves de 5ème qui ont pris l’habitude, depuis qu’ils sont au collège, d’aider les sœurs (75 et 78 ans) à ranger les chaises après la messe trimestrielle du matin, et qui, de retour dans leur classe avec 10 minutes de retard, seront sanctionnés, car « le cour d’histoire commence à 9 heures et à pas à 9 h 10 ! ». Ils auront appris que l’heure, c’est l’heure et qu’il serait dommage qu’ils passent à côté de la définition suivante, je cite : « Terre sainte : la Palestine, lieu ou Jésus-Christ aurait vécu ». Livre d’histoire de géographie de 5ème – Edition Nathan – Page 96 en vigueur dans nombre de nos institutions.
Ce conditionnel est tout à l’honneur de nos établissements, qui évitent ainsi de choquer les familles, professant que le Christ n’a jamais existé.
Et comment ne pas remercier cette école primaire catholique, c’est du moins ce qu’il y a inscrit sur la plaque à l’extérieure de l’établissement, qui a permis à un père d’avoir un dialogue approfondi avec son fils, élève de cm², le garnement ayant été troublé par les paroles paternels de la veille au soir :
« Demain, papa jeûnera, c'est-à-dire ne mangera pas. Toi aussi, fais un effort, pas de bonbons ni de friandises vendredi ».
Alors quelle surprise le vendredi en question !
C’était goûter à l’école, avec jus de fruits, bonbons et gâteaux. La fin du trimestre, ça se fête ! Même le vendredi Saint.
J’espère que les enseignants du privé qui m’écoutent et ne pratiquent pas le sens de l’ouverture tel que décrit dans ces quelques exemples véridiques, en prendront de la graine et se mettront, eux aussi, à pratiquer une saine discrimination à l’encontre des élèves catholiques.