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Pétition pour le dimanche

Face aux tenants du dieu Consommation, nous défendons un temps dans la semaine où la production et la consommation sont entre parenthèses pour permettre le développement harmonieux de la vie familiale, culturelle, associative et spirituelle.

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Gloire aux enfants de Budapest ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-10-2006

 

Insurgés armés devant le siège du parti communiste. L'emblème de la République Populaire de Hongrie, créé sur le modèle soviétique qui figurait au milieu des drapeaux, a été enlevé.

 

 

"Il n'est de bonne compréhension du temps présent

qu'avec la connaissance du temps passé".

 

L'on ne peut comprendre et analyser avec justesse les différents courants sociaux français et européens, sans connaître l'histoire de notre pays et de notre continent.

 

C'est pour cette raison que vous trouverez périodiquement dans notre rubrique culture, un éclairage particulier sur tel ou tel événement qui a marqué l'histoire sociale de cette bonne vieille Europe.

 

Joseph THOUVENEL

 

 

 

 

 

 

 

Octobre 1956

 

Les habitants de Budapest se soulèvent contre la dictature du parti des travailleurs (parti communiste).

 

Photo extraite de "Budapest 1956 la révolution" Ed. BIRO

Sans nul doute inspirés par les émeutes ouvrières de juin à Poznan en Pologne qui ont ébranlées le pouvoir communiste (la répression fit 50 morts et plusieurs centaines de blessés), les Hongrois, à leur tour, dénoncent la dictature. 

Le 23 octobre 1956, un cortège d'étudiants se rend de la statue de Petöfi à celle du Général Bem, deux héros Magyars du XIXème siècle. La statue de Staline est abattue. 

La loi martiale est décrétée, les dirigeants du pays demandent aux troupes soviétiques qui ceinturent la Capitale, d'intervenir.

L'armée d'occupation intervient sans succès, avant de se retirer de Budapest le 27 octobre.

Le pays s'enflamme, le 30 octobre le siège du parti communiste est occupé par les insurgés. Des membres du parti, ainsi que des fonctionnaires du régime sont massacrés. Un gouvernement de coalition est formé avec seulement 3 ministres communistes en son sein. 

La Hongrie annonce son retrait du pacte de Varsovie et commence à démanteler les barbelés à la frontière autrichienne.

 

Des insurgés tout à leur bonheur avant la grande répression.
Photo extraite de "Budapest 1956 la révolution" Ed. BIRO

 

Le dimanche 4 novembre, 8 divisions soviétiques et plusieurs centaines de chars fondent sur Budapest.

 

Les insurgés, salariés et étudiants, résistent avec héroïsme aux assauts de l'armée rouge avant d'êtres écrasés.

 

En province, les combats se poursuivront pendant plus de deux semaines.

 

La répression fait près de 200 000 morts, 160 000 personnes se réfugient en Europe de l'ouest.

 

Le Cardinal JOZSEF MINDSZENTY, arrêté en 1948 par les communistes, condamné au travaux forcés à perpétuité, libéré par les insurgés, doit se réfugier à l'ambassade des Etats-Unis. Il y restera 15 ans avant d'être exilé en Autriche.

 

Imre Nagy, Président du Conseil, membre du parti communiste, se réfugie à l'ambassade de Yougoslavie, "pays frère" qui le livrera au nouveau régime. Il sera pendu le 16 juin 1958.

 

Pendant toute l'insurrection, Radio Free Europe, largement contrôlée par la CIA, encouragera les Hongrois au soulèvement, les assurant que les armées occidentales seraient à leurs côtés en cas d'intervention militaire soviétique.

 

Il n'en sera rien, les américains donnant ostensiblement des permissions à leurs soldats basés en Europe, véritable feu vert pour les tyrans du Kremlin.

 

Il fallut 33 ans pour que les Hongrois recouvrent la liberté.

 

En Occident, un certain nombre de militants communistes, réalisent qu'ils furent trompés pendant des années. Des adhérents de la CGT quittent leur syndicat pour rejoindre la CFTC

 

"A Budapest, les soviétiques ont gagné une bataille, mais le communisme a perdu la guerre". Miklos Molnan.

Budapest – Hiver 56, un garçonnet transporte du bois à brûler. Aujourd'hui, il doit avoir entre 55 et 60 ans. Pour ses enfants, pour nos enfants, la CFTC lutte pour une Europe de la paix, respectueuse des personnes et des peuples.

Photo extraite de "Budapest 1956 la révolution" Ed. BIRO.

 

 

Pour en savoir plus :

Pour en savoir plus, un très bel ouvrage d'où sont tirées les photos qui illustrent cet article : BUDAPEST 1956 la révolution – Photographies de Erick Lessing de Magnum Photos. Près de 200 photos nous montrant la Hongrie communiste, l'insurrection et les images terribles de son écrasement.

49 € aux éditions BIRO.

 

Commentaires (3)add comment

BONNE said:

  Bien, très bien. Continuez s\'il vous plait.
Merci


X BONNE
novembre 30, 2006

Steven Villanova said:

  Bravo pour cet article !
Alors que le Gouvernement s'ingnie ne f頪ter que les dfaites de la France, comme Trafalgar, heureusement que la CFTC est l pour pallier l'oubli de la comm頩moration de l'hroisme du peuple Hongrois, lch颩 par les grandes puissances, mais qui n'a pas faibli !
octobre 26, 2006

andr puech said:

  Merci, à la CFTC pour ne pas laisser disparaitre dans l'oublie le sacrifice de nos frères de hongrie.
octobre 26, 2006

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