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Communiqués

Dans cette rubrique, les communiqués de presse publiés par la CFTC-Raris.



Dimanche : coup de Jarnac au Sénat ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-04-2009

Le putsch sur le repos dominical fomenté par la grande distribution vient de se trouver deux alliés supplémentaires. Faisant fi du juste et nécessaire débat démocratique et de l’opposition d’une majorité de français au travail le dimanche, les sénateurs Maurey et Pozzo di Borgo viennent de déposer deux amendements légalisant la délinquance dominicale.

Chacun appréciera l’urgence qu’il y a à fragiliser un peu plus le commerce de proximité au moment où nous traversons une crise économique et sociale majeure. Nos Laurel et Hardy centristes en s’attaquant au seul jour de respiration collective, le dimanche, affaiblissent les liens familiaux et sociaux qui sont les meilleurs remparts contre la précarité.

Alors qu’un véritable sentiment de révolte se lève dans le monde du travail face aux injustices criantes que fait ressortir la crise économique, la CFTC espère que les sénateurs attachés au débat démocratique et républicain auront à cœur d’arrêter le véritable coup de force des amendements de Messieurs Maurey et Pozzo di Borgo.


Paris, le 7 avril 2009.


Contact : Joseph THOUVENEL
  Secrétaire Général Adjoint

 
Travail du dimanche : Louis Vuitton condamné ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-03-2009

La CFTC PARIS se félicite de l’arrêt du Conseil d’Etat cassant l’autorisation préfectorale d’ouverture le dimanche du magasin Louis Vuitton sur les Champs Elysées.

 

Le bon sens a prévalu, les sacs à mains, malles, ceintures, et autres colifichets, fussent-ils de luxe, ne sont pas de la culture.

 

Il appartient aux délinquants d’indemniser les victimes. En conséquence, Louis Vuitton se doit de continuer à verser l’intégralité de leurs rémunérations, primes comprises, aux salariés que l’enseigne avait fait travailler illégalement le dimanche.

 

 

 

Paris, le 11 mars 2009.

 

Contact :        Joseph THOUVENEL

 
Occupation de la Bourse du Travail Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-02-2009

 

Rectificatif au communiqué de la commission Administrative

de la Bourse du Travail.

 

 

 

C’est par erreur que la CFTC PARIS a été associée au communiqué diffusé par la CA de la Bourse du Travail. En effet, si nous sommes attachés à trouver une solution respectant les droits humains, nous n’avons jamais demandé la régulation systématique de tous les sans-papiers. La CFTC PARIS estime que celle-ci doit être traitée au cas par cas et que les personnes qui s’invitent sur le territoire de la République se doivent de respecter les lois de la République. Quand tel n’est pas le cas, c’est la loi du plus fort qui s’installe au détriment de la justice.

 

D’autre part, si il est exact que des entreprises utilisent de façon honteuse et condamnable la main d’œuvre immigrée et notamment les personnes  en situation irrégulière, il ne s’agit pas de tous les employeurs comme on pourrait le comprendre en lisant le communiqué de la Commission Administrative.

 

 

Paris le 06 février 2009.

 

 

Contact :        Joseph THOUVENEL

 
La CFTC estime que l'UMP soutient des "délinquants" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
26-01-2009

PARIS, 25 jan 2009 (AFP) - La CFTC a déploré dimanche la visite du nouveau secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, à Eragny-sur-Oise (Val-d'Oise) auprès d'une enseigne ne respectant la fermeture dominicale, l'appelant à appliquer "la tolérance zéro" pour la "délinquance économique".
    "Aller soutenir des gens qui ne respectent pas la loi, de plus en banlieue, c'est un formidable message pour lutter contre les lois républicaines", a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint de la CFTC, Joseph Thouvenel.
    "La CFTC aimerait que le secrétaire général de l'UMP respecte le programme électoral du président Sarkozy sur la tolérance zéro pour la délinquance, même quand il s'agit de délinquance économique", a-t-il ajouté.
    Le syndicat, qui est opposé à l'ouverture dominicale des magasins, a par ailleurs demandé que le retour au respect de la loi sur la fermeture dominicale ne se fasse pas au détriment des salariés concernés.
    "Pour ceux qui aujourd'hui travaillent le dimanche en ayant une prime ou un salaire supplémentaire dans le cadre de travail illégal, il faut revenir au respect de la loi, mais avec le maintien par l'employeur de la rémunération car dans notre droit le délinquant doit indemniser les victimes".
    Xavier Bertrand "ne parle plus d'une autre promesse du candidat Sarkozy, qui était que tous ceux travaillant le dimanche doivent être payés le double", a par ailleurs regretté la CFTC.
    Le syndicat a enfin demandé que le travail des étudiants le dimanche pour financer leurs études "permette d'ouvrir des espaces aujourd'hui fermés le dimanche et utiles à la collectivité", comme des bibliothèques ou des équipements sportifs.
    En contrepartie, et en plus de leur rémunération, ces étudiants devraient pouvoir bénéficier "de facilités pour intégrer les meilleures écoles et l'obtention des diplômes".

 
Trop de grève, tue la grève ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-01-2009

Tribune du figaro parue le jeudi 15 janvier 2009.

 

Que pèse le bien commun face à la lutte des classes ?

 

 

Depuis le mois de novembre, les centaines de milliers d’usagers du réseau St Lazare subissent une grève dont l’apogée fut la fermeture complète de la gare le mardi 13 janvier. Au vu du résultat, les créations de postes revendiqués, obtenues dans leur totalité, on pourrait penser qu’il s’agit d’une grande victoire syndicale.

 

Pour la CFTC, il n’en est rien ! Il s’agit plutôt d’une grande défaite collective.

 

Si les revendications étaient justes et exprimaient un véritable besoin, pourquoi a-t-il fallu plusieurs mois de conflit et un blocage total du trafic pour y donner droit ? La direction de notre entreprise publique et l’Etat qui la contrôle sont-ils incapables de dialoguer avec les représentants des salariés, d’établir un constat commun sur les besoins humains et matériels pour assurer le bon fonctionnement du service public ferroviaire et d’embaucher si il faut embaucher ?

Ils ont préféré laisser pourrir la situation avant de céder devant la violence réitérée, journalière puis massive faite aux usagers, apportant ainsi une légitimité suicidaire au terrorisme social.

 

Dès le mois de novembre, la CFTC PARIS (troisième force syndicale de la Capitale au vu des élections prud’homales) communiquait publiquement en « regrettant la facilité avec laquelle certaines organisations syndicales déclenchaient des grèves dans les transports. Elle réaffirmait que pour la CFTC, la grève est le dernier recours à utiliser lorsque tous les autres moyens du dialogue social ont échoué et après avoir mesuré si les conséquences sont proportionnées aux objectifs recherchés ».

 

Bloquer les transports, c’est apporter gênes et difficultés à des millions de salariés et d’entreprises et plus particulièrement à ceux qui passent déjà quotidiennement plusieurs heures en déplacement, tout en jonglant entre leur travail et la garde des enfants. C’est obliger ceux qui ont un rythme de travail épuisant à un effort supplémentaire, c’est faire perdre une journée de salaire, voire leur emploi à d’autres.

 

Au vu de ces critères, la CFTC PARIS estimait que la grève qui sévissait sur le TER et le RER pénalisait de façon disproportionnée les usagers. Cette position, réitérée en décembre, n’était reprise par aucun média, laissant croire à l’opinion publique que les organisations syndicales soutenaient le mouvement ou étaient indifférentes à la galère quotidienne de milliers de nos compatriotes.

 

Le cas St Lazare est révélateur de l’archaïsme des pratiques sociales dans notre pays, la raison, le bons sens, le souci du bien commun pesant bien peu devant la bonne vieille pratique marxiste de la lutte des classes et du rapport de force.

 

Pour la CFTC, entre la contestation permanente et l’accompagnement des pouvoirs, il existe une troisième voie syndicale faite de fermeté, de bon sens et de recherche du bien commun. A l’exemple de l’alarme sociale que nous avons conçu pour répondre aux préoccupations des salariés tout en évitant la grève. C’est celle qui considère que le droit de grève est indispensable pour maintenir l’équilibre au sein du contrat de « subordination » qu’est le contrat de travail, mais dont l’utilisation est réfléchie, mesurée à l’aune du bien commun, faute de quoi, la grève tuera la grève et la démocratie s’en trouvera fort marrie.

 

 

 

 

Joseph THOUVENEL

Secrétaire Général Adjoint de la CFTC

 

 

Paris, le 14 janvier 2009.

 
ASSURANCE CHÔMAGE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-01-2009
LA CFTC NE SIGNERA PAS ET DEMANDE LA REOUVERTURE
DES NEGOCIATIONS D'UN AVENANT
 
Le bureau Confédéral de la CFTC réuni ce jour à Paris a décidé à l'unanimité de ne pas signer la nouvelle convention d'assurance chômage.
 
La CFTC tient à rappeler qu'elle a toujour pris ses décisions en fonction de l'intérêt des salariés et du contexte économique et social. Or, aujourd'hui, ce texte n'est pas à la hauteur des enjeux que la crise nous impose pour que la CFTC engage sa signature. Si cette convention est agréée par les pouvoirs prublics, une partie des demandeurs d'emploi, plus particulièrement les personnes en situation de précarité et les jeunes, et dans une moindre mesure les seniors, se verront laisser au bord de la route.
 
La CFTC regrette également que la nouvelle convention ne prenne pas suffisamment en compte la dégradation de la situation économique et ses conséquences sur l'emploi. Dans ce contexte, la CFTC estime prématurée la baisse automatique des cotisations tous les six mois à compter du 1er juillet 2009. Une telle baisse pourrait être acceptable socialement si elle était accompagnée de compensations pour les demandeurs d'emploi.
 
Alors que le RSA met en avant l'intérêt financier que tout bénéficiaire doit avoir de retrouver un emploi même minime en cumulant minima social et salaire perçu, le dispositif proposé par la convention a pour conséquence la perte de droits ouverts au fait de la reprise d'un emploi, souvent précaire.
 
Bien qu'insuffisante, cette convention comprend des avancées portées par la CFTC pendant la négociation, comme par exemple la création d'une filière unique. Le bureau confédéral de al CFTC demande donc l'ouverture de négociations d'un avenant de l'article 7 à la présente convention pour organiser la baisse des cotisations. Celle-ci doit s'ppuyer sur une évaluation globale de la situation  financière de l'assurance chômage. Elle doit également être conditionnée à une amélioration de l'indemnisation des demandeurs d'emploi sous les deux formes suivantes :
  • généralisation de l'indemnisation de tous les demandeurs d'emploi précaires dès 4 mois ;
  • possibilité pour les demandeurs d'emploi d'additionner des droits anciens non consommés avec des droits nouveaux.

La CFTC n'exercera donc pas son droit d'opposition mais demande au Gouvernement d'appuyer sa demande d'ouverture de négociation d'un avenant.

 
Gabrielle Simon, vice présidente
 
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