Pétition pour le dimanche
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Communiqués
Dans cette rubrique, les communiqués de presse publiés par la CFTC-Raris.
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30-09-2008 |
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Extrait de son intervention :
La régulation est à la traîne des évolutions fondamentales du fonctionnement de notre économie. ENRON a démontré que la Gouvernance d'entreprise n'était pas la panacée avancée par certains, face à la fraude et au trucage des comptes des entreprises par leurs dirigeants.
Il est inexact de croire que le marché peut se réguler seul et d'ailleurs, ce n'est pas son rôle.
- Les cabinets d'audit ont montré leurs limites – c'est Andersen qui avait conseillé les dirigeants d'ENRON dans leurs opérations frauduleuses.
- Dans ce même dossier, les agences de notation n'ont rien vu ou rien voulu voir.
- Les banques d'affaires n'ont pensé qu'à leur profit.
- Les autorités de régulation, en particulier la SEC, n'ont pas su détecter à temps les dérives comptables et financières des entreprises dont elles ont la tutelle.
Corrélativement à la globalisation des marchés, il faut donc une globalisation de la régulation.
Dans un premier temps, il serait souhaitable de :
- Créer une autorité de régulation européenne, dotée de véritables moyens. Autorité pouvant s'appuyer sur des organismes nationaux indépendant comme l'AMF et la Banque Centrale, si celle-ci sortait de son rôle monomaniaque de lutte contre l'inflation, pour s'intéresser également au cycle de l'endettement et à la surveillance des marchés d'actifs.
Aller vers l'harmonisation de nos réglementations et, pour la France, sans doute la simplification de celle-ci.
Simplification qui doit aller de paire avec le renforcement des sanctions, notamment financières, moins de texte mais plus de respect de l'esprit de ceux-ci. Aujourd'hui, le plafond des sanctions pécuniaires que peut donner l'AMF, est insuffisant. Il est d'ailleurs, proportionnellement plus pénalisant pour le petit que pour le gros. Ce qui ne m'apparaît pas comme équitable.
Pour qu'il y ait confiance, il faut qu'il y ait transparence. Aussi, me semble-t-il tout à fait contre productif de vouloir instaurer, dans le cadre des sanctions sur les marchés financiers, un système de transaction dans notre pays. Cela dégraderait encore plus l'image des marchés financiers auprès de nos concitoyens sans apporter un élément déterminant de nature à justifier cette exception financière dans le domaine de notre droit.
Mais surtout, l'assainissement du système financier international ne pourra être efficace sans l'éliminations des trous noirs de nos économies : les paradis fiscaux. Il n'y a pas de véritable transparence possible sans identification des flux entre les différents acteurs. La centaine de zones de non droit économique à travers le monde est un élément majeur de blocage pour une régulation efficace. Sans levée du secret bancaire et fiscal, il ne peut y avoir de libre concurrence non faussée.
Pour l'avenir, l'enjeu de la régulation est simple :
- Organiser les marchés afin que ceux-ci répondent à ceux qui les justifient : apporter du financement pour le développement des entreprises.
- Eviter les dérives en contrôlant et éventuellement sanctionnant tout en localisant les risques et leurs montants, afin de prévenir les crises.
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12-09-2008 |
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La CFTC PARIS souhaite la bienvenue au Pape Benoît XVI. Elle espère que cette visite aidera à la sensibilisation de tous - et particulièrement des autorités qui recevront le souverain pontife - à l’enjeu principal du 21ème siècle : la construction d’une société
où l’Homme, dans sa double dimension matérielle et spirituelle, est au cœur des décisions, notamment économiques.
La CFTC regrette que bien des décideurs politiques et économiques, qui se revendiquent comme chrétiens, ignorent l’enseignement de l’Eglise dans le domaine social, tels que :
- le juste salaire ;
- l’accès au travail ;
- le repos dominical ;
- la conception de l’entreprise, communauté humaine avant d’être une finalité économique ;
- la conciliation vie professionnelle, vie familiale et personnelle ;
- la destination universelle des biens ;
- le respect du bien commun.
La CFTC PARIS espère que le passage de Benoît XVI dans la Capitale incitera croyants et non croyants à approfondir les voies et moyens pour faire respecter les droits fondamentaux des travailleurs en France, comme dans le reste du monde.
Paris, le 11 septembre 2008.
Contact : Joseph THOUVENEL |
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07-08-2008 |
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Dans la catégorie exploitation généralisée des travailleurs dans la production d’articles sous licence olympique :
- Record pour le travail des enfants.
- Record du salaire de misère avec non-respect du salaire minimum.
- Record du non-respect de la réglementation des heures de travail (jusqu’à 30 jours travaillés par mois).
- Record de distribution des amendes pour les salariés considérés comme peu productifs (ceux qui prennent une pause pipi par exemple).
Pour la CFTC, si « la pratique du sport est un droit de l’Homme », comme l’affirment les « principes fondamentaux de l’olympisme », le respect des normes sociales fondamentales en est également un, que le Comité Olympique Internationale se grandirait à faire respecter.
Depuis plus de 5 ans, avec la Confédération Syndicale Internationale, nous interpellons le CIO pour qu’il défende les travailleurs qui fabriquent des produits sous licence olympique, mais, en dehors de déclarations de principe, rien n’a été fait par les instances du CIO. Par contre, l’argent alimente les caisses du mouvement olympique, alors que les travailleurs qui créent ces richesses sont toujours exploités.
Comme le déclarait Lee Cheuk Yan, Secrétaire Général de la Confédération des Syndicats de Hong‑Kong, « les conditions abjectes dans lesquelles travaillent les employés de fournisseurs chinois de produits portant le label olympique, couvrent de honte aussi bien le CIO que le gouvernement chinois ».
La CFTC invite les membres du CIO à lire, comprendre et mettre en pratique leur propre charte qui précise en son article 1 « l’olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels ».
Paris, le 07 août 2008.
Contact : Joseph THOUVENEL
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08-07-2008 |
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COMMUNIQUÉ, Paris, le 8 juillet 2008
14 juillet, fête nationale du chiffre d’affaire ?
La CFTC, condamne la démarche d’entreprises telles qu’AUCHAN ou ALCAN PACKAGING, qui veulent obliger leurs salariés à travailler le jour de la fête nationale, sous prétexte de journée de solidarité.
La CFTC s’oppose fermement à la marchandisation d’un jour qui doit être un moment privilégié pour développer des valeurs de citoyenneté et non une occasion d’augmenter un chiffre d’affaire supplémentaire sur le dos des salariés et de leur famille. Banaliser le 14 juillet comme le font certains marchands du temple, c’est porter atteinte à ces temps de fraternité partagée voulus par la République. Ce jour a été fixé par le législateur pour célébrer la prise de la Bastille et non la prise de bénéfices supplémentaires par quelques actionnaires.
La CFTC qui dénonce, depuis son instauration, les effets pervers de la journée dite « de solidarité » tient à rappeler que, pour elle, c’est l’ensemble de la collectivité nationale qui doit assurer le nécessaire effort de solidarité envers les personnes âgées et handicapées, et ce, proportionnellement à la faculté contributive de chacun.
La CFTC rappelle qu’il n’existe pas de journée de solidarité. Que l’on travaille ou non un jour de plus, cela n’ajoute ni n’enlève aucun euro à la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie), celle-ci étant automatiquement alimentée tous les mois par une taxe de 0,3% prélevée sur les salaires.
La CFTC souligne que le financement de l’autonomie est tout à fait inéquitable puisqu’il repose quasi exclusivement sur les salariés, via cette taxe mensuelle.
La CFTC couvre l’ensemble des salariés qui n’ira pas travailler le 14 juillet, par un mot d’ordre de grève nationale permettant à chacun, en toute légalité de célébrer comme il le désire, la fête nationale.
Contact : Joseph THOUVENEL
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02-07-2008 |
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Remettre l’homme au cœur de la construction européenne (02/07/08) La CFTC attend de la présidence française qu’elle remette l’homme au centre de la construction européenne alors qu’aujourd’hui, c’est l’économie qui prédomine. Concrètement, cela passe par une relance de l’Europe sociale en conformité avec les traités qui précisent que les règles et normes sociales doivent s’harmoniser par le haut au sein de l’Union.
La CFTC attend, également, une relance de l’Europe de la connaissance en impulsant un véritable effort en matière de recherche et développement tout en veillant à la sécurisation de nos secteurs stratégiques, notamment la fourniture et la distribution d’énergie. La CFTC soutient et inscrit son action dans la stratégie de Lisbonne de créer des emplois de qualité. Elle rappelle sa revendication de relancer la réflexion autour des indicateurs de Laeken de la qualité de l’emploi.
Nos partenaires syndicaux européens attendent beaucoup de la France, comme le déclarait John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) le 25 juin: «nous espérons que la France portera une autre logique pour les salariés que la logique anglo-saxonne qui privilégie le business par rapport aux hommes». Par le passé, la France a toujours eu une action importante, voire primordiale, en faveur de l’Europe sociale. Concernant l’immigration, la CFTC, considère qu’il s’agit d’un vrai sujet qui doit être traité à la fois avec humanité et pragmatisme, loin de toute démagogie. Ce volet doit impérativement prendre en compte le développement des pays les plus pauvres, notamment nos voisins du bassin méditerranéen; c’est d’ailleurs dans ce cadre, que la CFTC a signé, il y a moins d’un an, un accord de coopération avec l’UGTM (Union générale des travailleurs marocains).
La relance de l’Europe c’est d’abord un souffle, une vision, une espérance, et non pas une bureaucratie souvent tatillonne et fréquemment incompréhensible. Les pères fondateurs l’avaient compris qui proposaient de bâtir l’Europe de la paix dans le respect de l’identité de chacun, en utilisant l’outil industriel et économique comme moyen et non pas de bâtir l’Europe de l’économie en posant comme principe suprême la concurrence et le respect des normes financières. Aujourd’hui, une question se pose: quel projet commun permettant aux peuples européens d’avancer ensemble, portons-nous? Si on ne reconnaît pas que l’Europe est d’abord un espace de civilisation largement irrigué par la tradition chrétienne, alors l’Union n’est qu’un club matérialiste qui sera ballotté au gré de la mondialisation et des rapports de force de circonstance.
Joseph Thouvenel, Secrétaire général adjoint
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