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Communiqués

Dans cette rubrique, les communiqués de presse publiés par la CFTC-Raris.



Travail du dimanche - manipulation des sondages Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-10-2008

Travail du dimanche

 

Ou comment tenter de

manipuler l’opinion publique

avec un sondage bidonné.

 

 

 

Le Journal du dimanche a publié ce 12 octobre, sous le titre « sondage exclusif », 2 questions posées par IFOP Publicis Consultants et en tire une conclusion définitive « Les français veulent travailler le dimanche ! ».

 

 

 

1ère question – 1ère contre vérité « Travailler le dimanche est payé davantage qu’en semaine[1], si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous ? »

 

Non, le travail le dimanche n’est pas payé davantage qu’en semaine, cela demeure l’exception. Il n’existe qu’une seule obligation dans le Code du Travail concernant les établissements de commerce de détail, rien n’est prévu pour les autres entreprises ou services, à l’exception de certaines conventions collectives ou accords d’entreprise.

 

La CFTC est prête à proposer aux auteurs de cette affirmation de compléter sur leurs deniers, le salaire de tous ceux qui travaillent le dimanche sans gagner plus.

 

De cette question viciée, les services de propagande en tirent la conclusion que les français veulent travailler le dimanche, alors que la réponse logique est : Les français veulent être mieux payés !

 

2ème question - 2ème contre vérité - « Êtes-vous favorable à l’ouverture des magasins le dimanche ? »

 

Il est étonnant que si peu de gens répondent par l’affirmative : qui veut la fermeture de son boulanger, son marchand de journaux, le bar tabac, les marchés traditionnels, le petit libre service, le quincaillier du coin de la rue, etc., etc., etc. ? À notre connaissance, personne ! Le débat n’est pas là, la vraie question porte aujourd’hui sur l’ouverture des grandes surfaces et des centres commerciaux le dimanche. Ce choix de société mérite mieux que des sondages viciés et des coups médiatiques particulièrement mal venus quand ce sont des ministres de la République venant encourager des enseignes qui enfreignent la Loi et les décisions de justice.

 

Enfin la CFTC rappelle, qu’à en croire les instituts de sondage, ce sont successivement Messieurs Balladur, Jospin et Madame Royale que les Français voulaient voir à l’Elysée.

 

 

Paris, le 14 octobre 2008.

 

Contact :         Joseph THOUVENEL

                        Secrétaire Général Adjoint CFTC



[1] Souligné par nous

 
Crise des marchés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
30-09-2008

Crise des marchés, s’il n’y a pas de

solutions miracles,

il y a celles de bon sens !

 

 

 

Le 14 janvier 2008, à l’occasion du 2ème forum international économique et financier de Paris, Joseph THOUVENEL intervenait sur le thème de la régulation des marchés. Son analyse et les solutions proposées sont aujourd’hui d’une brûlante actualité.

 

Extrait de son intervention :

 

La régulation est à la traîne des évolutions fondamentales du fonctionnement de notre économie. ENRON a démontré que la Gouvernance d'entreprise n'était pas la panacée avancée par certains, face à la fraude et au trucage des comptes des entreprises par leurs dirigeants.

Il est inexact de croire que le marché peut se réguler seul et d'ailleurs, ce n'est pas son rôle.

 

-          Les cabinets d'audit ont montré leurs limites – c'est Andersen qui avait conseillé les dirigeants d'ENRON dans leurs opérations frauduleuses.

-          Dans ce même dossier, les agences de notation n'ont rien vu ou rien voulu voir.

-          Les banques d'affaires n'ont pensé qu'à leur profit.

-          Les autorités de régulation, en particulier la SEC, n'ont pas su détecter à temps les dérives comptables et financières des entreprises dont elles ont la tutelle.

 

Corrélativement à la globalisation des marchés, il faut donc une globalisation de la régulation.

Dans un premier temps, il serait souhaitable de :

-          Créer une autorité de régulation européenne, dotée de véritables moyens. Autorité pouvant s'appuyer sur des organismes nationaux indépendant comme l'AMF et la Banque Centrale, si celle-ci sortait de son rôle monomaniaque de lutte contre l'inflation, pour s'intéresser également au cycle de l'endettement et à la surveillance des marchés d'actifs.

Aller vers l'harmonisation de nos réglementations et, pour la France, sans doute la simplification de celle-ci.

 

Simplification qui doit aller de paire avec le renforcement des sanctions, notamment financières, moins de texte mais plus de respect de l'esprit de ceux-ci. Aujourd'hui, le plafond des sanctions pécuniaires que peut donner l'AMF, est insuffisant. Il est d'ailleurs, proportionnellement plus pénalisant pour le petit que pour le gros. Ce qui ne m'apparaît pas comme équitable.

 

Pour qu'il y ait confiance, il faut qu'il y ait transparence. Aussi, me semble-t-il tout à fait contre productif de vouloir instaurer, dans le cadre des sanctions sur les marchés financiers, un système de transaction dans notre pays. Cela dégraderait encore plus l'image des marchés financiers auprès de nos concitoyens sans apporter un élément déterminant de nature à justifier cette exception financière dans le domaine de notre droit.

 

Mais surtout, l'assainissement du système financier international ne pourra être efficace sans l'éliminations des trous noirs de nos économies : les paradis fiscaux. Il n'y a pas de véritable transparence possible sans identification des flux entre les différents acteurs. La centaine de zones de non droit économique à travers le monde est un élément majeur de blocage pour une régulation efficace. Sans levée du secret bancaire et fiscal, il ne peut y avoir de libre concurrence non faussée.

 

Pour l'avenir, l'enjeu de la régulation est simple :

-          Organiser les marchés afin que ceux-ci répondent à ceux qui les justifient : apporter du financement pour le développement des entreprises.

-          Eviter les dérives en contrôlant et éventuellement sanctionnant tout en localisant les risques et leurs montants, afin de prévenir les crises

 

 

 

Paris le 30 septembre 2008.

 

Contact :        Joseph THOUVENEL

 

L'intégralité de l'intervention dans "lire la suite"

 
La CFTC PARIS souhaite bienvenue à Benoît XVI Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-09-2008

La CFTC PARIS souhaite la bienvenue au Pape Benoît XVI. Elle espère que cette visite aidera à la sensibilisation de tous - et particulièrement des autorités qui recevront le souverain pontife - à l’enjeu principal du 21ème siècle : la construction d’une société

 

où l’Homme, dans sa double dimension matérielle et spirituelle, est au cœur des décisions, notamment économiques.

 

 

La CFTC regrette que bien des décideurs politiques et économiques, qui se revendiquent comme chrétiens, ignorent l’enseignement de l’Eglise dans le domaine social, tels que :

-          le juste salaire ;

-          l’accès au travail ;

-          le repos dominical ;

-          la conception de l’entreprise, communauté humaine avant d’être une finalité économique ;

-          la conciliation vie professionnelle, vie familiale et personnelle ;

-          la destination universelle des biens ;

-          le respect du bien commun.

 

La CFTC PARIS espère que le passage de Benoît XVI dans la Capitale incitera croyants et non croyants à approfondir les voies et moyens pour faire respecter les droits fondamentaux des travailleurs en France, comme dans le reste du monde.

 

 

 

 

Paris, le 11 septembre 2008.

 

 

Contact :        Joseph THOUVENEL

 
JO - Premiers records ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-08-2008

JO de Pékin

Les premiers records sont tombés !

 

 

 

 

 

Dans la catégorie exploitation généralisée des travailleurs dans la production d’articles sous licence olympique :

-          Record pour le travail des enfants.

-          Record du salaire de misère avec non-respect du salaire minimum.

-          Record du non-respect de la réglementation des heures de travail (jusqu’à 30 jours travaillés par mois).

-          Record de distribution des amendes pour les salariés considérés comme peu productifs (ceux qui prennent une pause pipi par exemple).

 

Pour la CFTC, si « la pratique du sport est un droit de l’Homme », comme l’affirment les « principes fondamentaux de l’olympisme », le respect des normes sociales fondamentales en est également un, que le Comité Olympique Internationale se grandirait à faire respecter.

 

Depuis plus de 5 ans, avec la Confédération Syndicale Internationale, nous interpellons le CIO pour qu’il défende les travailleurs qui fabriquent des produits sous licence olympique, mais, en dehors de déclarations de principe, rien n’a été fait par les instances du CIO. Par contre, l’argent alimente les caisses du mouvement olympique, alors que les travailleurs qui créent ces richesses sont toujours exploités.

 

Comme le déclarait Lee Cheuk Yan, Secrétaire Général de la Confédération des Syndicats de Hong‑Kong, « les conditions abjectes dans lesquelles travaillent les employés de fournisseurs chinois de produits portant le label olympique, couvrent de honte aussi bien le CIO que le gouvernement chinois ».

 

La CFTC invite les membres du CIO à lire, comprendre et mettre en pratique leur propre charte qui précise en son article 1 « l’olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels ».

 

 

Paris, le 07 août 2008.

 

 

Contact :          Joseph THOUVENEL

 

 
Quand solidarité ne rime pas avec 14 juillet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-07-2008

COMMUNIQUÉ, Paris, le 8 juillet 2008


14 juillet, fête nationale du chiffre d’affaire ?


La CFTC, condamne la démarche d’entreprises telles qu’AUCHAN ou ALCAN PACKAGING, qui veulent obliger leurs salariés à travailler le jour de la fête nationale, sous prétexte de journée de solidarité.

La CFTC s’oppose fermement à la marchandisation d’un jour qui doit être un moment privilégié pour développer des valeurs de citoyenneté et non une occasion d’augmenter un chiffre d’affaire supplémentaire sur le dos des salariés et de leur famille.
Banaliser le 14 juillet comme le font certains marchands du temple, c’est porter atteinte à ces temps de fraternité partagée voulus par la République. Ce jour a été fixé par le législateur pour célébrer la prise de la Bastille et non la prise de bénéfices supplémentaires par quelques actionnaires.

La CFTC qui dénonce, depuis son instauration, les effets pervers de la journée dite « de solidarité » tient à rappeler que, pour elle, c’est l’ensemble de la collectivité nationale qui doit assurer le nécessaire effort de solidarité envers les personnes âgées et handicapées, et ce, proportionnellement à la faculté contributive de chacun.

La CFTC rappelle qu’il n’existe pas de journée de solidarité. Que l’on travaille ou non un jour de plus, cela n’ajoute ni n’enlève aucun euro à la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie), celle-ci étant automatiquement alimentée tous les mois par une taxe de 0,3% prélevée sur les salaires.

La CFTC souligne que le financement de l’autonomie est tout à fait inéquitable puisqu’il repose quasi exclusivement sur les salariés, via cette taxe mensuelle.

La CFTC couvre l’ensemble des salariés qui n’ira pas travailler le 14 juillet, par un mot d’ordre de grève nationale permettant à chacun, en toute légalité de célébrer comme il le désire, la fête nationale.

Contact : Joseph THOUVENEL

 
Présidence Française de L'Union Européenne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-07-2008

      Remettre l’homme au cœur de la construction européenne (02/07/08)
 
La CFTC attend de la présidence française qu’elle remette l’homme au centre de la construction européenne alors qu’aujourd’hui, c’est l’économie qui prédomine.
 
Concrètement, cela passe par une relance de l’Europe sociale en conformité avec les traités qui précisent que les règles et normes sociales doivent s’harmoniser par le haut au sein de l’Union.


La CFTC attend, également, une relance de l’Europe de la connaissance en impulsant un véritable effort en matière de recherche et développement tout en veillant à la sécurisation de nos secteurs stratégiques, notamment la fourniture et la distribution d’énergie.
 
La CFTC soutient et inscrit son action dans la stratégie de Lisbonne de créer des emplois de qualité.
 
Elle rappelle sa revendication de relancer la réflexion autour des indicateurs de Laeken de la qualité de l’emploi.
 

Nos partenaires syndicaux européens attendent beaucoup de la France, comme le déclarait John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) le 25 juin: «nous espérons que la France portera une autre logique pour les salariés que la logique anglo-saxonne qui privilégie le business par rapport aux hommes».
 
Par le passé, la France a toujours eu une action importante, voire primordiale, en faveur de l’Europe sociale.
 
Concernant l’immigration, la CFTC, considère qu’il s’agit d’un vrai sujet qui doit être traité à la fois avec humanité et pragmatisme, loin de toute démagogie.
 
Ce volet doit impérativement prendre en compte le développement des pays les plus pauvres, notamment nos voisins du bassin méditerranéen; c’est d’ailleurs dans ce cadre, que la CFTC a signé, il y a moins d’un an, un accord de coopération avec l’UGTM (Union générale des travailleurs marocains).
 

La relance de l’Europe c’est d’abord un souffle, une vision, une espérance, et non pas une bureaucratie souvent tatillonne et fréquemment incompréhensible. Les pères fondateurs l’avaient compris qui proposaient de bâtir l’Europe de la paix dans le respect de l’identité de chacun, en utilisant l’outil industriel et économique comme moyen et non pas de bâtir l’Europe de l’économie en posant comme principe suprême la concurrence et le respect des normes financières.
 
Aujourd’hui, une question se pose: quel projet commun permettant aux peuples européens d’avancer ensemble, portons-nous? Si on ne reconnaît pas que l’Europe est d’abord un espace de civilisation largement irrigué par la tradition chrétienne, alors l’Union n’est qu’un club matérialiste qui sera ballotté au gré de la mondialisation et des rapports de force de circonstance.


Joseph Thouvenel, Secrétaire général adjoint

 
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