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La chronique de J. THOUVENEL du 23.02.2010 sur Radio Notre Dame (100.7) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-03-2010

 

 

Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

 

 

Parlons d’avenir !

 

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à notre avenir, c'est-à-dire aux retraites.

 

Quel est le problème ?

 

Il est double – Nous vivons globalement plus longtemps et les générations du baby-boom arrivent à l’âge de la retraite.

 

La conséquence : un besoin de financement accru dans la durée pour un plus grand nombre.

 

A partir de ce constat, nous rentrons dans un monde proche de la magie et en tout cas empli de démagogie.

 

Certains, appelés « experts » dans nos contrées, chaman chez les indiens, pythie dans l’antiquité, dépeçant sous nos yeux esbaudies, chiffres et courbes, fouillent les entrailles de graphiques abscons.

 

Puis, drapés de leurs certitudes et conscients de leur importance, se penchent vers la plèbe, en l’occurrence les salariés. Pointe vers elle un doigt ferme et vindicatif avant de faire tomber l’oracle :

 

« Travailleur, jusqu’à épuisement, tu poursuivra ton labeur ».

Une faiblesse toutefois dans cet impressionnant exercice : le poids de l’Histoire.

 

En effet, quand on reprend les déclarations péremptoires des magiciens de la statistique d’il y à quelques décennies, force est de constater quelles ont été aussi justes que les fulgurances du professeur Mamadou Diallo. Retour de l’amour – chance aux jeux – fait partir la maladie – et lit l’avenir dans les entrailles des billets de 500 euros.

 

Rappelez-vous du club de Rome, composé de personnalité aussi prestigieuse que Michel ROCARD. Dans les années 70, il nous prédisait l’épuisement des réserves pétrolières mondiales pour 1989. Il ne donnait pas l’heure, mais c’était tout juste.

 

Alors les retraites, pas de souci à se faire ?

 

Pas du tout mais il y a plusieurs scénarios possibles.

 

Un seul exemple : il est probable que nous connaissions une baisse importante du chômage dans quelques années du fait du départ massif à la retraite de la génération du baby-boom. Ce qui mécaniquement entraînera une baisse considérable de nos charges, apportera du carburant pour l’économie et des rentrées de cotisations sociales en forte augmentation. Ce qui changerait considérablement la donne.

 

Il y a seulement 7 ans, les « experts » officiels annonçaient 2015 comme l’année du renversement des équilibres des retraites.

 

Les mêmes aujourd’hui nous parlent de 2050.

 

Comme quoi il n’y à pas que le temps qui est relatif, les prévisions aussi !

 

Dans l’immédiat, que faut-il faire ?

 

D’abord garder notre système de répartition, celui-ci a un double mérite.

 

- le premier : il pose le principe de la solidarité intergénérationnelle. Dans une société qui dérive vers un individualisme forcené, il est essentiel d’affirmer les nécessaires solidarités.

 

- le second : c’est que comparer aux autres systèmes, c’est visiblement le plus efficace.

 

Le système par capitalisation ? : en 2008, les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements baisser de 23 %. En Irlande, aux Etats-Unis, en Australie, les baisses ont été encore plus fortes.

 

 

A mardi prochain.





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