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L’été est là, le soleil brille et beaucoup d’entre nous vont partir en vacances.
Pour certains, cette période de l’année est véritablement bénie.
Pour celui-ci par exemple, finies les réprimandes pour sa lenteur et ses difficultés à apprendre par cœur.
Pour celui-là, déclaré médiocre en mathématiques, nul en chant, en gymnastique et en physique, refusé au lycée Condorcet, le temps est venu de l’aventure humaine.
Ce troisième va enfin respirer après avoir mérité cette remarque définitive : « ses résultats scolaires sont une insulte à l’intelligence ».
Le suivant a raté son examen d’entrée en sixième.
Tel voit inscrit sur son bulletin : « passe son temps à inventer des remarques spirituelles ».
Celui-ci nous dit « qu’il était tétanisé à l’école, paralysé en entrant, par la peur de l’intérieur et en sortant par celle de l’accueil que lui réserveraient ses parents ».
Pour tous ceux-là et pour bien d’autres, le harcèlement scolaire va cesser pendant deux mois. Qu’ils en profitent pleinement.
Mais au fait, qui sont-ils ces cancres officiels ?
Celui-ci est le père de la théorie de la relativité. Albert EINSTEIN.
Celui-là fut trafiquant, ministre mais surtout écrivain. André MALRAUX.
Celui qui insultait l’intelligence fut le premier ministre du courage et de la lutte. Winston CHURCHILL.
S' il a raté sa sixième, il a réussi bien des films. François TRUFFAUT.
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Faut-il avoir pour être ?
Nous vivons dans une société où il faut avoir pour être. Tel est le constat inquiet et désabusé que font nombre de sociologues qui se penchent sur la violence croissante chez les jeunes.
Dans le même temps des salariés, ayant un emploi, une qualification, se font violence à eux-mêmes en allant parfois jusqu’au suicide.
Dans les deux cas, nous assistons à une déshumanisation de l’être humain. La seule dimension qui lui est reconnue est celle de consommateur ou de producteur.
La possession de biens matériels devient un idéal, l’augmentation des marges des entreprises un absolu et le salarié un objet juste apte à produire ou à consommer. La laisse électronique (téléphone portable, ordinateur) a fait exploser le rempart de la vie familiale et personnelle. Si hier, une fois sorti de l’entreprise, j’étais libéré de la subordination au travail, aujourd’hui un nombre toujours plus grand de salariés doit avoir une disponibilité de fait quasiment sept jours sur sept. Et ceci n’est pas vrai que pour les seuls cadres. Les salariés aux rémunérations les plus faibles sont eux aussi broyés par la civilisation du veau d’or. Ce sont ces milliers de femmes et d’hommes des grandes enseignes du commerce, qui ont obligation d’effectuer toujours plus de nocturnes, de sacrifier toujours plus de dimanches et de jours fériés. Et ce au détriment de leur vie familiale, personnelle, associative, culturelle ou religieuse.
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Résister à l’oubli
Ce 18 juin nous a rappelé qu’il faut savoir s’engager quand on prétend défendre des valeurs.
Malheureusement, l’histoire nous apprend aussi que ce ne sont pas forcément ceux qui ont eu le bon réflexe au bon moment, qui voient plus tard leurs mérites justement reconnus.
Si vous passez par exemple devant la Bourse du Travail à Paris, vous verrez une plaque commémorative citant 2 organisations encore existantes, membres du Comité Parisien de la libération.
Le Parti Communiste et la CGT.
C’est biaiser l’histoire et sciemment ignorer que dès juin 40, la CFTC était entrée en résistance, sans attendre, elle, la rupture du pacte Hitler Staline.
Aussi, permettez-moi de rendre hommage, ici, à quelques uns de ces travailleurs chrétiens, oubliés de l’histoire.
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Traçabilité sociale, un pas en avant !
Je vous ai déjà parlé de la traçabilité sociale prônée par la CFTC, cet outil pour une mondialisation à visage humain.
Le constat est simple, une entreprise qui respecte les droits fondamentaux des salariés :
-non travail des enfants
-interdiction du travail forcé
-un salaire décent
-un système de protection sociale minimum en cas de maladie ou d’accident
-un système de retraite
-la liberté syndicale
a mécaniquement des coûts plus élevés que celle qui foule du pied les droits les plus élémentaires pour toujours plus de profit.
Aussi, la centrale chrétienne prône un étiquetage visible des produits dont la fabrication et la distribution sont respectueuses des personnes.
Cette discrimination positive permettrait au consommateur d’avoir la vraie liberté de choix pour ses achats, en étant informé du respect ou non des droits fondamentaux des salariés.
Cette initiative vient de recevoir un appui de poids en la personne de Monsieur Ahmed CHAMI, Ministre Marocain de l’Industrie et du Commerce, à l’occasion du sommet France Afrique de Nice.
Ce serait pour M. CHAMI une façon efficace de protéger les bonnes pratiques locales, face au dumping effréné de certains pays qui peut ruiner en quelques semaines des années d’efforts et de progrès économiques et sociaux.
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Et si l’on parlait retraite ?
Commençons par la mobilisation du 27 mai.
Comme d’habitude, pour les uns ce fut une réussite, 1 million de manifestant sur l’ensemble du territoire. Pour les autres, un échec, seulement 380 000 marcheurs selon le Ministère de l’Intérieur.
Poursuivons par les déclarations des uns :
« Nous sommes le seul pays en Europe à connaître un âge légal aussi bas ».
Ou d’autres :
« La moitié des gens qui partent à la retraite partent sous le seuil de pauvreté ».
Et maintenant, regardons la réalité.
La manif intersyndicale du 27 mai a vu une mobilisation très moyenne, loin du million claironné par quelques responsables syndicaux mais supérieure comme d’habitude aux soustractions officielles de la place Beauvau.
Sommes-nous le seul pays en Europe à connaître un âge légal aussi bas pour le départ en retraite comme l’affirmait Xavier Bertrand, Secrétaire Général de l’UMP, dans les colonnes du Parisien ?
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Lecture expresse
Je lisais récemment un grand hebdomadaire français qui sous la rubrique « réussir », consacre de nombreuses pages à la carrière professionnelle qui, seule, pourra vous propulser vers la réussite.
Curé d’Ars, médecin de campagne, paysan, commerçant, artisan, modeste serviteur de l’Etat, parents, salariés consciencieux, bénévoles, passez votre chemin, l’élite managériale s’adresse à la crème de l’entreprise.
Et pourtant, vous pourriez y apprendre des choses passionnantes. Par exemple, que « l’enquête menée l’année dernière par QS top MBA – prononcez « Aime bi é » – la société organisatrice du « World aime bi é tour », révèle que 27 % des candidats à un « aime bi é » s’imaginent être entrepreneurs dans 10 ans (comprendre chef d’entreprise), « devançant ceux qui visent un poste de directeur 23 % ou de président d’une grand groupe 17% ».
Incroyable ! La très grande majorité des postulants à une formation supérieure vise des postes à responsabilité ! Cela méritait une enquête !
Vous apprendrez aussi, que les programmes spécialisés « tendent à se multiplier ». Exemple : le média et communication exécutive « aime bi é », créé par Paris Exécutive Campus (la structure conjointe de formation continue de Reims Management School de Rouen Business School) et Media Institute nous dit-on.