Chronique de Joseph THOUVENEL sur Radio Notre-Dame du 29 septembre 2009 - Fréquence 100.7 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-10-2009

 

Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

Bonjour à toutes et à tous !

Prenez deux entreprises :

  • L’une qui paie décemment ses salariés, qui veille à ce que ceux-ci bénéficient d’un système de protection sociale en cas de maladie ou d’accident, qui abonde un système de retraite, respecte la liberté syndicale, permet la conciliation vie professionnelle et vie familiale, refuse de faire travailler des enfants ou  des prisonniers politiques.
  • L’autre qui n’a pour seule règle que la réalisation d’un maximum de profit en un minimum de temps et n’a aucun respect pour ses salariés.

Mécaniquement, la première aura des prix plus élevés.

L’économie mondialisée met en concurrence directe ces deux entreprises sans tenir compte de la différence majeure de traitement des êtres humains.

Partant de ce constat, et de l’interdiction par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) faite aux états d’incorporer la dimension sociale dans les règles du commerce international sous prétexte que cela nuirait à la sacro-sainte libre concurrence, la CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) est à l’initiative d’un projet de traçabilité sociale des biens et des services.

L’objectif du syndicat : Maintenir et créer des emplois de qualité en France, tout en favorisant le développement d’un vrai salariat sur l’ensemble de la planète. Sa proposition vise à contribuer au développement du travail décent, à un meilleur équilibre entre l’économie et le social, à une mondialisation harmonieuse au profit de tous, en un mot à l’éradication de l’injustice.

Le moyen : L’information du consommateur via un label « traçabilité sociale » décerné aux entreprises pouvant démontrer que tout au long du processus de fabrication et de distribution, les personnes qui y ont contribué, ont été respectées.


Très concrètement, une pastille de couleur serait apposée sur les emballages des produits labellisés.

Le consommateur ayant, ainsi, l’information indispensable pour faire, s’il le souhaite, un choix éthique.

La CFTC propose une montée en charge progressive de la labellisation en ciblant secteur par secteur, en commençant par le jouet qui porte en lui-même une valeur symbolique.


« Le bonheur de nos enfants ne doit pas faire le malheur d’autres enfants ». Tel est le slogan retenu par la centrale chrétienne.

Cette traçabilité sociale permet d’aller plus loin que les démarches entreprises par le commerce équitable ou les balbutiements de projets de responsabilité sociale des entreprises.


Elle crée une discrimination positive, il n’y a pas d’interdiction, mais une véritable information qui permet au consommateur de choisir en connaissance de cause.

Nulle doute que nous sommes des millions à être prêts à payer quelques centimes de plus un paquet de riz, si nous avons la garantie que ceux qui l’ont cultivé, bénéficient d’une rémunération et d’une protection sociale décente, appréciée bien entendu par rapport au niveau économique du pays d’origine.

Pour en savoir plus, ou pour soutenir cette initiative au service d’une mondialisation plus humaine, vous pouvez écrire à  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir   ou contacter la CFTC au 01 44 52 49 17.

Bonne journée à toutes et à tous et à mardi prochain !





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