Chronique de J. THOUVENEL du 15 juin 2010 sur Radio Notre Dame (100.7)
23-06-2010
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Traçabilité sociale, un pas en avant !
Je vous ai déjà parlé de la traçabilité sociale prônée par la CFTC, cet outil pour une mondialisation à visage humain.
Le constat est simple, une entreprise qui respecte les droits fondamentaux des salariés :
-non travail des enfants
-interdiction du travail forcé
-un salaire décent
-un système de protection sociale minimum en cas de maladie ou d’accident
-un système de retraite
-la liberté syndicale
a mécaniquement des coûts plus élevés que celle qui foule du pied les droits les plus élémentaires pour toujours plus de profit.
Aussi, la centrale chrétienne prône un étiquetage visible des produits dont la fabrication et la distribution sont respectueuses des personnes.
Cette discrimination positive permettrait au consommateur d’avoir la vraie liberté de choix pour ses achats, en étant informé du respect ou non des droits fondamentaux des salariés.
Cette initiative vient de recevoir un appui de poids en la personne de Monsieur Ahmed CHAMI, Ministre Marocain de l’Industrie et du Commerce, à l’occasion du sommet France Afrique de Nice.
Ce serait pour M. CHAMI une façon efficace de protéger les bonnes pratiques locales, face au dumping effréné de certains pays qui peut ruiner en quelques semaines des années d’efforts et de progrès économiques et sociaux.
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Et il sait de quoi il parle ! Quand on voit comment l’industrie du textile au Maghreb a été sinistrée par l’irruption du moins disant social de l’empire communiste chinois.
Et la question est : Les consommateurs que nous sommes, préfèrent-ils aider au développement d’une classe moyenne de l’autre côté de la Méditerranée, gage de paix et de stabilité pour le bassin méditerranéen ou alimenter la fortune et renforcer le pouvoir de la nomenklatura capitalo-communiste chinoise ?
Je voudrai, ici, remercier tous ceux, nombreux, qui m’ont félicités et encouragés après la diffusion de ma chronique sur l’exposition universelle de Shanghai et préciser aux deux personnes qui m’ont demandées « si je n’étais pas trop dur avec la Chine, ce pays en plein développement », qu’à mon sens, on ne transige pas avec les dictatures qui broient les corps et les âmes. ET si, en son temps, le Chancelier Hitler qui avait beau redressé l’économie allemande et le petit père des peuples, Joseph Staline porté une constitution qui promettait la liberté, c’est quant ils exerçaient leur oppression qu’il fallait les combattre ; pas 50 ans après ; en s’interrogeant avec des airs de vierges effarouchées sur ce qui avait pu pousser tant de gens, à l’époque, à ignorer l’effroyable.
L’éradication physique, spirituelle, culturelle d’un peuple entier, les tibétains, n’est ce pas effroyable ?
Cet empire de la corruption, du veau d’Or repeint en rouge avec faucille et marteau, de la loi du plus fort et du toujours plus de profit, n’est ce pas effroyable ?
Ces petites filles jetées vivantes dans les fleuves car au pays de l’enfant unique, il faut un mâle pour assurer la succession, n’est ce pas effroyable ?
Ces croyants insultés, brimés, poursuivis, emprisonnés, n’est ce pas effroyable ?
Ces opposants battus, séparés de leurs enfants, emprisonnés, disparus, morts pour certains, torturés pour beaucoup, n’est ce pas effroyable ?