Chronique de J. THOUVENEL du 05.10.2010 sur Radio Notre Dame (100.7)
21-10-2010
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Merci patron !
Bonjour à toutes et à tous !
Et oui, aujourd’hui je veux dire haut et fort, merci patron !
Merci à ces milliers de chefs d’entreprise, de commerçants, d’artisans et de paysans qui mettent tous les jours en pratique la doctrine sociale de l’Eglise.
Merci à ce vigneron qui continue de servir midi et soir un repas de qualité à ses vendangeurs parce que, dit-il, les vendanges, c’est aussi l’occasion de rencontres humaines, de partage d’expériences, d’échanges entre l’ouvrier agricole, l’étudiant, le chômeur ou la californienne venant améliorer ses connaissances œnologiques.
Merci à ce responsable de PME, qui laisse une souplesse exceptionnelle et durable dans son organisation de travail à un salarié qui doit prendre en charge un enfant handicapé.
Merci à ce DRH d’une firme automobile qui vient discuter directement avec les responsables syndicaux de la restructuration programmée et qui tient ses engagements ; dans ce cas, chaque personne aura été vue individuellement afin d’éviter tout licenciement non souhaité et toute mutation loin de sa famille.
Merci à cet importateur qui a rogné sa marge sur les produits qu’il commercialise en exigeant le respect des droits fondamentaux des ouvrières du bout du monde.
Ils sont d’autant plus méritants, que dans l’univers des affaires règne la dictature du retour sur l’investissement, la célébration du bénéfice maximum et la sacralisation du matérialisme triomphant.
Ces dirigeants vivent l’entreprise comme une communauté humaine, avant d’être un lieu de production, de commercialisation ou d’invention. Ce sont de véritables patrons ! Au sens latin du terme « patronus » protecteur. Merci à eux qui protègentune civilisation, où l’être humain est reconnu dans toute sa plénitudeet non rabaissé au rang d’animal tout juste apte à produire et à consommer.
Et même que si l'ami Thouvenel venait faire les vendanges, il constaterait qu'il n'y a pas que dans le Beaujolais, que les patrons vigerons servent de la bonne bouffe aux vendangeurs, en Champagne aussi !