Chronique de J. THOUVENEL du 14.12.2010 sur Radio Notre Dame (100.7) Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Bonjour à toutes et à tous !
Aujourd’hui pas de chronique mais en fait un écran publicitaire pour le livre « A Dieu le dimanche », petit ouvrage d’Hélène BODENEZ, publié aux éditions Grégoriennes.
Petit par la taille et le volume, grand par le contenu !
A Dieu le dimanche, dit tout, ou presque, sur la doctrine de l’Eglise catholique concernant le repos dominical. Le dimanche, ce temps où la consommation et la production sont entre parenthèses au bénéfice de la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle, est ou devrait être pour les catholiques, bien plus que cela comme nous le rappelle l’auteur.
Hélène BODENEZ ne fait pas dans l’eau tiède : « c’est au nom de l’argent roi, de l’argent dieu et d’une consommation sans cesse aiguillonnée, que les nouveaux temples de l’idolâtrie ont besoin de nouveaux esclaves, de nouveaux agneaux à sacrifier, les malheureux obligés de travailler ce jour là, des pauvres que l’on dépouillera légalement de leur dimanche, perdront vite leurs illusions, le choix de travailler le dimanche ou pas, ils ne l’auront pas ! »
L’auteur, par ailleurs agrégée de lettre, s’entoure de quelques alliés de poids, comme le curé d’Ars qui déclarait à ses ouailles « si on demandait à ceux qui travaillaient le dimanche, que venez vous de faire ? Ils pourraient répondre « je viens de vendre mon âme au démon, de crucifier notre Seigneur et de renoncer à mon baptême. Je suis pour l’enfer.».
Ou Jean-Paul II qui interpellait ainsi la hiérarchie de l’Eglise en déclarant « il appartient aux évêques de s’employer à faire en sorte que le dimanche soit reconnu par tous les fidèles, sanctifié et célébré comme véritable Jour du Seigneur, où l’Eglise se rassemble pourrenouveler la mémoire de son mystère Pascal, par l’écoute de la parole de Dieu, par l’offrande du sacrifice du Seigneur, par la sanctification un jour dans la prière, les œuvres de charité et l’abstention du travail » !.
Il y a dans cet ouvrage, de la profondeur, de la sagesse, une véritable vision théologique et mystique, mais aussi de saines colères.