Face aux tenants du dieu Consommation, nous défendons un temps dans la semaine où la production et la consommation sont entre parenthèses pour permettre le développement harmonieux de la vie familiale, culturelle, associative et spirituelle.
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Chronique de Joseph Thouvenel du 20 octobre 2009 sur Radio Notre Dame (100.7)
Enfin un bel exemple de gouvernance ! Jugez-en :
- Une stabilité exemplaire de la direction depuis plusieurs décennies. - Une remarquable percée à l’exportation. - De considérables réserves financières. - Un poids dans l’économie mondiale qui ne cesse de croître.
LA CFTC qui s'est implantée depuis moins de deux mois chez Laser Loyalty vient de réaliser un carton plein à l'occasion des elections professionnelles, avec un score de 52,18%.
Félicitation à la jeune équipe militante et toute réussite pour la défense des salariés et la gestion du Comité d'Entreprise.
"À ce jour, la CFTC compte 142 000 adhérents, ce qui n’est pas rien comparé aux partis politiques et aux associations. Et nous ne cessons de progresser depuis la scission de 1964 qui a donné naissance à la CFDT. Les historiens du syndicalisme s’accordent pour reconnaître que la CFTC avait 500 000 adhérents avant la scission ; ils reconnaissent, également que 10% des effectifs ont rallié la CFTC maintenue, soient 50000 personnes. Citez-moi une organisation qui, en 45 ans, a presque triplé ses effectifs. Par ailleurs, la CFTC réalise déjà 18% dans les entreprises où elle est présente et 9 % dans les branches professionnelles. [...]
La référence aux valeurs sociales chrétiennes inscrites dans son nom et dans l’article premier de ses statuts ne constituent-ils pas un frein redoutable au développement de la CFTC dans une société sécularisée ?
Au contraire, la crise a montré la nécessité de moraliser les pratiques économiques, d’instaurer davantage d’éthique et de transparence. Il est temps d’aller au-delà du constat pour que plus rien ne soit comme avant. La violence de l’économie – qui se manifeste aujourd’hui par des séquestrations de dirigeants, par les menaces de faire exploser l’usine, ou encore des suicides – montre la nécessité d’instaurer davantage d’humanité dans les rapports sociaux au sein des entreprises, de redonner du sens au travail. Qui, mieux que la CFTC, fière de son enracinement social chrétien, peut le dire… et le faire ? Lors du dernier G20 à Pittsburgh, on a pu remarquer la présence de Juan-Antonio Somavia, le directeur général de l’Organisation internationale du travail, aux côtés des chefs d’État et des dirigeants du FMI, de la Banque mondiale ou de l’Organisation mondiale du commerce. Or, c’est une demande que j’avais formulée au président de la République, au nom de la CFTC, pour que l’emploi soit pris en compte au même titre que l’économie et la finance.
Toutes nos revendications en faveur d’un travail décent associé à un revenu de dignité, d’une participation des salariés aux orientations stratégiques des entreprises, de la traçabilité sociale et environnementale des biens et services, d’une protection sociale solidaire… sont tournées vers cet objectif de remettre l’homme au cœur de l’économie en lieu et place de la finance."
OYONNAX (Ain), 15 oct 2009 (AFP) - Licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche, trois salariés d'Oyonnax (Ain) ont assigné leur employeur en invoquant leur "droit à une vie familiale normale", saisissant la justice d'une question inédite. Etelvina Fernandez, 45 ans, Elise Kongo, 40 ans, et Rath Luang, 39 ans, travaillaient depuis plusieurs années dans un magasin ED lorsque leur employeur a décidé d'ouvrir le dimanche matin, à partir de mars 2009, comme la loi le permet pour les commerces alimentaires. "On était d'accord pour que ça reste ouvert entre midi et 14H00 la semaine, mais personne ne comprenait pourquoi passer au travail le dimanche, d'autant qu'Oyonnax n'a aucune activité touristique et que le magasin est situé en pleine zone industrielle", raconte Etelvina Fernandez. Pour ces employés, au magasin chaque samedi, le dimanche reste le seul jour réservé à la famille: Mme Fernandez retrouve son fils cadet de 15 ans, en sport-études de football américain au Mans, Elise Kongo rend visite à ses deux aînés, étudiants à Lyon, et Rath Luang garde son petit garçon de quatre ans. "Soit je m'occupe de mon fils ce jour-là, soit je ne le vois plus. Et ce n'est pas avec les 5,04 euros de prime du dimanche que je peux payer une nourrice", insiste M. Luang, séparé de la mère de son fils. Licenciés en juin pour "non-respect des horaires et insubordination", après avoir refusé de se plier au nouveau planning, les trois salariés ont saisi le Conseil de prud'hommes de Créteil, qui les a convoqués le 25 janvier 2010 pour une audience de conciliation. "Il n'y a pas de jurisprudence de la Cour de cassation sur le travail du dimanche. Mais on va s'inspirer du raisonnement adopté pour le travail de nuit, pour lequel la Cour réclame le consentement du salarié", explique leur avocate, Me Inès Plantureux. Pour Joseph Thouvenel, chargé du travail dominical à la CFTC, "ce type de conflit se règle la plupart du temps en amont: soit on n'embauche pas les gens qui refusent de travailler le dimanche, soit on les oblige à céder en bloquant leur rémunération, en changeant leurs horaires ou en refusant leurs congés". Mais en portant l'affaire devant la justice, les trois licenciés risquent de bouleverser les pratiques en vigueur dans le commerce de détail, où un tiers des salariés, soit 480.000 personnes, travaille "occasionnellement ou habituellement" le dimanche, selon une enquête INSEE de 2005. "L'argument tiré de la +vie familiale+ n'a rien de fantaisiste, puisque c'est sur ce fondement que la Cour de cassation a commencé à contrôler le pouvoir de l'employeur depuis 1999, notamment en matière de mutation", rappelle Cyril Wolmark, professeur de droit du travail à l'Université Lyon-II. Reste à préciser l'impact qu'aurait la reconnaissance de ce "droit au refus" non prévu par les textes, alors que la loi Mallié du 11 août, dont les décrets sont en cours de rédaction, a encore multiplié les dérogations au repos dominical. Au terme d'une âpre bataille parlementaire, ce texte a étendu la possibilité d'ouvrir le dimanche aux "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (agglomérations de Paris, Aix-Marseille et Lille), et aux zones et communes touristiques. "La nouvelle loi crée des situations extrêmement différenciées (...). Il faudra forcément une +loi-balai+, un jour, pour tout harmoniser", estime Jean-Emmanuel Ray, professeur à l'Université Paris-I.
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A
ujourd’hui, je vais vous parler du juste prix. Non pas ce jeu télévisé qui voit des millions de personnes se passionner tout d’un coup pour le prix exact d’un démonte-pneu universel, en métal argenté, ou pour celui d’un robot ménager avec lames de titane testées à bord de la station orbitale et ses accessoires qui permettent tout à la fois, de couper, éplucher, broyer les légumes, réussir l’ensemble des sauces, allant de la béchamel à la mayonnaise, tout en torréfiant le café avec un système dit de développement durable qui récupère les vapeurs d’eaux et les retraite de façon à en faire de l’eau déminéralisée pour fer à repasser. En somme un objet essentiel.
Ce type de programme étant censé attirer une foultitude de ménagères de moins de 50 ans, celles qui permettent d’obtenir les meilleurs tarifs publicitaires.
Vous remarquerez au passage, combien dans ce milieu d’avant-garde, constitué de communicants, de créatifs et autres publish men, on est resté particulièrement rétrograde concernant la femme !
Mesdames, vous êtes soit objet, soit ménagère bloquée devant vos fourneaux et votre liquide vaisselle....
Mais revenons au juste prix.
Une de mes sœurs s’est rendue récemment au Maroc en avion pour la modique somme de 32 €. Billet trouvé sur un site spécialisé d’Internet.
Bravo ! Bonne affaire.... Mais bonne affaire pour qui ???
Pour celle qui paye son billet d’avion quasiment au même prix que les tickets de RER aller/retour Paris, aéroport de Roissy ? Soit !
Mais est-ce le paiement du juste prix ? Celui qui prend en compte le coût du matériel ? De son entretien ? Le kérosène, la sécurité ? Les primes d’assurance, les salaires et des conditions de travail décentes pour les salariés ?
A ce prix, de quelle protection sociale bénéficient les travailleurs en cas de maladie, d’invalidité ou de chômage ? Sans parler du salaire que Léon XIII définissait dans Rerum Novarum, reprenant une notion défendue dès le moyen âge par St Thomas D’Aquin comme « le juste salaire » qui doit permettre de vivre décemment, d’épargner et de nourrir sa famille.
A force de vouloir toujours gratter vers le bas, outre le fait non négligeable que l’on met structurellement en difficulté nos entreprises qui, elles, ont l’obligation de respecter des minima sociaux, c’est à terme nos emplois et ceux de nos enfants qui sont en cause.
Je me rappelle ce cours de morale à l’école primaire, où l’on nous décrivait un foyer dans la misère qui était obligé de vendre les quelques souvenirs de famille qu’il possédait encore pour éviter l’expulsion de son logement. L’huissier qui réalisait la vente, avait identifié un ouvrage de très grande valeur au milieu des quelques objets saisis. Il faisait racheter le tout par un comparse pour une somme dérisoire et mettait, ainsi, la main sur ce livre rare qui, vendu à son juste prix, aurait sorti définitivement cette famille de la misère.
La conclusion était que les choses doivent être payées à leur juste valeur et que profiter de la faiblesse de l’un pour enrichir l’autre n’était ni bien, ni moral.
Posons-nous la question, payer trop faiblement une prestation, au-delà du bon coup financier réalisé est-ce bien ? Est-ce moral ?
Bonne journée à toutes et à tous et à mardi prochain !
es Français restent plutôt hostiles au travail dominical. C’est le résultat du sondage publié aujourd’hui par France Info et 20 minutes, réalisé par l’Institut Obéa-Infraforces.
La nouvelle loi votée cet été, qui prévoit d’élargir les possibilités de travailler le dimanche, suscite toujours la méfiance.
Une majorité se dégage contre l’élargissement du travail le dimanche. Mais c’est une courte majorité : 55 %. Les avis restent très partagés.
On note aussi qu’indépendamment de la nouvelle loi, le travail dominical est déjà assez largement répandu en France. Près d’un tiers des personnes interrogées déclarent qu’elles travaillent déjà le dimanche, plus ou moins régulièrement.
C’est surtout dans la catégorie des salariés qui pour l’instant restent au repos le dimanche que l’hostilité est la plus forte. Lorsqu’on leur demande s’ils seraient prêts à travailler ce jour-là, la réponse est largement négative, à plus de 65 %.
L’autre question importante, c’est de savoir si la nouvelle loi va modifier les habitudes de consommation : si les magasins sont plus nombreux à ouvrir, cela vous incitera-t-il à fréquenter davantage les commerces le dimanche ?
Oui, disent 41 % des sondés. Mais ça reste très partagé. Plus de la moitié des personnes interrogées affirment au contraire que ça ne devrait pas changer leurs habitudes de consommation.
ercredi 7 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale du travail décent, la CFTC propose de créer un comité pour valoriser, par un label, les produits et services élaborés dans le respect des normes internationales du travail.
La CFTC planche depuis plusieurs mois sur l’élaboration d’un label « Traçabilité sociale », garantissant que des produits et services ont été produits dans le respect des droits fondamentaux des salariés. Le slogan d’une future campagne du syndicat chrétien pour sensibiliser et aiguiller les consommateurs à la veille de Noël pourrait être : « Le bonheur de mes enfants ne doit pas faire le malheur d’autres enfants. »
« L’idée est d’informer le consommateur, par exemple par une pastille bleue, afin qu’il sache si le produit qu’il achète respecte les normes fondamentales de l’Organisation internationale du travail. La plupart des États ont signé ces conventions – contre le travail des enfants, pour des salaires décents, la liberté syndicale –, mais le commerce international ne les oblige pas à les respecter », explique Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC.
Une longue aventure
Concevoir un label est une longue aventure, qui coûte cher et nécessite des compétences diverses. L’idée n’est donc pas d’y aller seul, mais de fédérer les bonnes volontés. « Un comité réunissant des syndicalistes, chefs d’entreprise, associatifs paraît le plus à même de réaliser un cahier des charges précis et de décerner ou de retirer le label », détaille la plaquette, intitulée La traçabilité sociale, un outil pour une mondialisation humaine, qui est distribuée à 32 000 exemplaires, à l’occasion de la Journée mondiale du travail décent, organisée aujourd’hui à l’initiative de la Confédération syndicale internationale (CSI).
« Des syndicats, en Espagne, Hongrie, Roumanie et Bulgarie, sont prêts à s’associer. Quelques élus nous encouragent. Et nous allons contacter des associations et ONG, assure Joseph Thouvenel. Après, il nous faudra trouver une poignée d’entreprises pionnières. Cela créera une émulation. Les produits qui n’auront pas de label seront suspectés de ne pas respecter les droits fondamentaux des salariés. » L’idée est de cibler, dans un premier temps, le secteur du jouet pour ensuite s’attaquer à des « objets plus sophistiqués, voitures compris ». « L’autre but est que cette traçabilité soit à la fois sociale et environnementale », renchérit Jacques Voisin, président de la CFTC.
Le collectif français Éthique sur l’étiquette, dont font partie la CFDT et la CGT Consom’action, ainsi que de nombreuses associations (CCFD, Peuples solidaires, Oxfam, etc.), avait déjà voulu lancer un « label social » au début des années 2000. Artisans du monde, également membre du collectif, est allé jusqu’à mettre en place, au niveau de sa centrale d’achat Solidarmonde, un système d’agrément, permettant de faire remonter aux consommateurs des informations sociales sur le mode de production de certains produits, « avec des gens sur place chargés de les vérifier », insiste un permanent du réseau de commerce équitable.
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Il y a bientôt 20 ans, le 9 novembre 1989 chutait le mur de Berlin.
Cet évènement marquait sans doute la véritable fin de la seconde Guerre Mondiale.
Car si pour nous français le 8 mai 1945 marque la libération de notre pays, les allemands de l’est, bulgares, roumains, tchèques, slovaques, lettons, lituaniens, estoniens, ukrainiens, hongrois, biélorusses, serbes, croates, macédoniens, moldaves, bosniaques, albanais, slovènes. Eux, ont vu leur pays transformé en satellite de l’empire soviétique, cet allié d’Hitler jusqu’en 1942.
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Bonjour à toutes et à tous !
Prenez deux entreprises :
L’une qui paie décemment ses salariés, qui veille à ce que ceux-ci bénéficient d’un système de protection sociale en cas de maladie ou d’accident, qui abonde un système de retraite, respecte la liberté syndicale, permet la conciliation vie professionnelle et vie familiale, refuse de faire travailler des enfants ou des prisonniers politiques.
L’autre qui n’a pour seule règle que la réalisation d’un maximum de profit en un minimum de temps et n’a aucun respect pour ses salariés.
Mécaniquement, la première aura des prix plus élevés.
L’économie mondialisée met en concurrence directe ces deux entreprises sans tenir compte de la différence majeure de traitement des êtres humains.