Après 3 jours et demi de débats, le 51ème congrès confédéral qui se déroulait à Poitiers s’est terminé vendredi matin en rendant un hommage, simple et émouvant, à son Président sortant : Jacques VOISIN.
Philippe LOUIS a été élu Président et Pascale COTON est notre nouvelle Secrétaire Générale. Quant à Joseph THOUVENEL, il a été promu Vice-président Confédéral.
Toute l’équipe de l’UD de PARIS l’en félicite et lui dit encore bravo pour son intervention lors de la présentation du rapport « représentativité ».
Le syndicat a intronisé Philippe Louis et fait ses adieux à Jacques Voisin, président très populaire durant neuf ans.
La CFTC s'est dotée jeudi lors de son 51e congrès d'un nouveau leader, Philippe Louis, qui devait être officiellement désigné en fin de soirée, et s'est prononcée pour le maintien de son indépendance et de ses valeurs chrétiennes malgré la loi de la représentativité qui assombrit son horizon. Réunis depuis mardi au palais des congrès au Futuroscope de Poitiers, les quelque 1 500 congressistes ont fait leurs adieux à Jacques Voisin, président très populaire de la CFTC pendant neuf ans et qui ne briguait pas un nouveau mandat. Son successeur sera l'actuel numéro deux du mouvement, déjà élu par les congressistes au conseil confédéral. Ce conseil devait élire en fin de soirée le président. Une élection dont le résultat sera officiellement rendu public vendredi.
Philippe Louis dirigera le syndicat en tandem avec Pascale Coton, étoile montante de la confédération chrétienne, pressentie pour le poste de secrétaire générale, élue également au conseil confédéral. L'actuel trésorier, Pierre Mencès, en revanche a été recalé. Le congrès a donné quitus à la direction en votant à une majorité de 65 % le rapport d'activité.
POITIERS, 16 novembre 2011 (AFP) - Très attachés à la spécificité de leur syndicat d'inspiration chrétienne, les délégués du 51e congrès de la CFTC, réunis à Poitiers, dénoncent la loi "scélérate" sur la représentativité, certains réclamant même son abrogation à cinq mois de la présidentielle.
Ouvert mardi, le Congrès doit s'achever vendredi par la désignation d'un nouveau président, l'actuel secrétaire général Philippe Louis étant bien placé pour succéder à Jacques Voisin, qui ne brigue pas un nouveau mandat.
Les quelque 1.500 délégués doivent se prononcer sur la stratégie à suivre face au défi posé par la loi d'août 2008 qui impose aux syndicats des critères stricts pour participer aux négociations et signer des accords - 10% de voix aux élections professionnelles dans l'entreprise, 8% au niveau national.
"Je demande à nos dirigeants dans le cadre de l'élection présidentielle l'abrogation de la loi scélérate de 2008", a lancé mercredi à la tribune Serge Brettar, conseiller confédéral.
Il rend responsable pêle-mêle le président de la République, le gouvernement, le Medef, la CGPME, la CFDT et la CGT, de ce texte qui va dans le sens d'une bipolarisation du paysage syndical au détriment des plus petites formations.
"On nous pressurise, on ne se pliera pas à ces diktats", renchérit Philippe Resa Arsen de la Fédération de la Poste, "Ce n'est pas parce qu'on fait moins de 10% qu'on ne présente pas un espoir. On relèvera le défi de cette guerre", assure-t-il. Plus mesurée, la direction n'espère pas une abrogation du texte de 2008. Il "faut faire évoluer la loi", affirme auprès de l'AFP le président sortant. Selon M. Voisin, le Haut-conseil du dialogue social - constitué des partenaires sociaux et chargé en 2013 d'agréger les résultats des élections - "doit au plus vite tirer les conséquences de cette loi" alors que, selon lui, quelque 70% des résultats déjà remontés sont "entachés du doute" et ne sont pas fiables. "Les résultats de la CFTC sont autour de 8%, un peu plus, un peu moins, mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas à 8% à la virgule près qu'on doit nous faire disparaître. Il faut lever cette épée de Damoclès suspendue sur la tête du syndicat social chrétien", ajoute Philippe Louis. Il estime légitime une mesure de la représentativité des syndicats mais pas à l'aune de "la seule audience électorale". "Il faut une pluralité de critères". C'est la première fois de son histoire que la CFTC - le plus ancien syndicat français après la CGT - doit prouver sa représentativité : en 1945 elle l'avait obtenue auréolée des hauts faits de ses militants durant la résistance et en 1964, deux ans après la scission avec la CFDT, par la volonté gaulliste de préserver le syndicat chrétien. Le rapport présenté mardi par Philippe Louis, qui ne mentionne aucune alliance possible avec d'autres organisations syndicales (pas exemple FO ou la CFE-CGC), n'a suscité aucune opposition des congressistes mercredi. Le texte sur la représentativité, qui sera mis au vote jeu, "n'a fait l'objet d'aucun amendement", se réjouit son auteur Joseph Thouvenel qui y voit le signe d'un consensus au sein du mouvement pour "s'unir sur l'essentiel". "Il est vrai qu'à ce stade, on ne peut pas proposer une autre stratégie sans tuer l'élan des militants. Ce n'est qu'au regard des résultats en 2013 qu'on peut juger de sa viabilité", résume une jeune militante.
D'autres stratégies sont toutefois envisageables : ainsi, Gabrielle Simon, qui a quitté il y a quelques mois la direction de la centrale, estime possible la création d'un "cartel" d'organisations syndicales au sein duquel chacune gardera "ses statuts et ses valeurs".
On ne s'y attendait pas : la Cour de cassation, dans une décision du 26 octobre, vient de juger qu'une réunion du comité central d'entreprise pouvait, dans certaines circonstances, se tenir par visioconférence. Cette réunion avait été organisée unilatéralement par la direction de L'Oréal cosmétique, sans que le comité central ait été préalablement appelé à donner son accord. La CFTC contesta la validité de la réunion en se fondant sur plusieurs arguments. Elle commença par souligner que ce procédé transgressait l'usage qui voulait que la réunion se tienne classiquement dans un local désigné par l'employeur, rassemblant ainsi en un même lieu les élus des différents établissements. Mais soit, admettons qu'on puisse changer d'habitudes, encore eût-il fallu que le règlement intérieur du comité d'entreprise autorise la visioconférence ou, au moins, que le président ait obtenu l'autorisation de la majorité des membres élus.
La Cour de cassation se montre moins formaliste que le syndicat. Constatant « qu'aucun des participants n'a formulé d'observation ni manifesté un quelconque refus quant à la tenue de la réunion par visioconférence, que les questions inscrites à l'ordre du jour n'impliquaient pas un vote à bulletin secret et qu'il n'a pas été procédé à un tel vote », elle valide la réunion.
L'utilisation de la visioconférence est ainsi bien circonscrite : il doit s'agir d'une visioconférence et non pas d'une téléconférence où l'on ne se voit pas. Elle doit avoir fait l'objet d'un accord, qui peut être tacite, de chacun des participants. Une seule opposition suffit à l'invalider. Par ailleurs, aucun vote à bulletin secret ne peut y être organisé. Sur ce point, la Cour de cassation se montre plus pusillanime que le Conseil d'Etat, qui, en 2010 (CE 9 sept. 2010) n'avait émis aucune objection à un vote relatif au licenciement d'un salarié protégé, exprimé à bulletin secret comme il se doit, lors d'une visioconférence.
Les réunions virtuelles ne doivent être utilisées qu'à bon escient mais on peut se féliciter de cette décision, qui, non seulement, permet des économies d'argent mais aussi d'énergie en réduisant les déplacements polluants.
Vous avez été très très nombreux à réagir positivement à la proposition CFTC visant à réduire le nombre de députés afin de générer des économies dans cette période de rigueur.
Soyez en remerciés !
Certains ont posé bien légitimement la question du chiffrage (coût annuel d’un Député 1 millions d’euros). La réponse est simple : il y a 577 députés, la dotation pour l’Assemblée Nationale votée en ligne 511 de la Loi de Finances est de 555 910 000 euros, ce qui fait un peu plus de 960 000 euros par Député, et par an. Somme à laquelle il faut rajouter les frais pris en charge par l’Etat, liés à l’élection de chaque parlementaire.
Après la CGT et FO, la CFTC a condamné dimanche une éventuelle nouvelle journée de solidarité (finalement abandonnée par le gouvernement) dans le cadre des nouvelles mesures de rigueur et a avancé une "contre-proposition" pour réaliser des économies budgétaires : réduire de 577 à 300 le nombre des députés pour un gain annuel de "277 millions d'euros".
La possibilité d'une seconde journée de solidarité dans le cadre des nouvelles mesures de rigueur que le gouvernement a annoncées lundi avait été évoquée samedi avant d'être abandonnée. Dimanche, les leaders de la CGT, Bernard Thibault, et de FO, Jean-Claude Mailly, s'étaient élevés contre cette mesure.
Mais afin de se montrer constructif ("on a des problèmes budgétaires, il faut trouver de l'argent"), Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CTFC, a formulé ses contre-proposition à l'AFP : "Aujourd'hui nous avons 577 députés, alors qu'une très grande majorité des textes qui nous régissent viennent de l'Europe. Donc on n'a sans doute pas besoin de conserver 577 députés, passons à 300 parlementaires, c'est largement suffisant".
Selon son calcul, le coût annuel d'un parlementaire "c'est un million d'euros", en comptant indemnités, collaborateurs, avantages divers... "Donc 277 députés de moins, cela fait 277 millions d'euros de gagnés par an".
Après la CGT et FO, la CFTC a également condamné dimanche une éventuelle nouvelle journée de solidarité et a avancé une "contre-proposition" pour des économies budgétaires: réduire de 577 à 300 le nombre des députés pour un gain annuel de "277 millions d'euros".
La possibilité d'une seconde journée de solidarité dans le cadre des nouvelles mesures de rigueur que le gouvernement annoncera lundi avait été évoquée samedi mais, selon des sources gouvernementales dimanche, elle "tiendrait moins la corde".
Dimanche matin, les leaders de la CGT et de FO s'étaient élevés contre cette mesure.
"Tout travail mérite salaire", a affirmé de son côté auprès de l'AFP Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC, en rejetant une telle mesure. Mais, "on a des problèmes budgétaires, il faut trouver de l'argent" et "la CFTC avance des contre-propositions".
"Aujourd'hui nous avons 577 députés, alors qu'une très grande majorité des textes qui nous régissent viennent de l'Europe. Donc on n'a sans doute pas besoin de conserver 577 députés, passons à 300 parlementaires, c'est largement suffisant", affirme le responsable de la CFTC.
Selon son calcul, le coût annuel d'un parlementaire "c'est un million d'euros", en comptant indemnités, collaborateurs, avantages divers... "Donc 277 députés de moins, cela fait 277 millions d'euros de gagnés par an".
Par ailleurs, selon M. Thouvenel, l'effort "doit être partagé" et une éventuelle nouvelle journée de solidarité devrait toucher "toutes les professions qui n'étaient pas concernées" par la première. "Qu'on prenne une journée de revenu aux professions libérales, aux artisans, aux commerçants, aux rentiers", propose-t-il.
Selon lui, la "logique du gouvernement" est de "passer d'une journée de travail gratuit à deux, puis trois". "Pourquoi ne pas mettre les salariés à travailler gratuitement pendant un mois ?", ironise-t-il.
Austérité : avant l'annonce...déjà les réactions
La CFTCpropose de réduire le nombre des députés de 577 à 300 La CFTC a également condamné dimanche une éventuelle nouvelle journée de solidarité et a avancé une "contre-proposition" pour des économies budgétaires : réduire de 577 à 300 le nombre des députés pour un gain annuel de "277 millions d'euros". Selon le calcul du secrétaire général adjoint de la CTFC, Joseph Touvenel, le coût annuel d'un parlementaire "c'est un million d'euros", en comptant indemnités, collaborateurs, avantages divers... "Donc 277 députés de moins, cela fait 277 millions d'euros de gagnés par an". Par ailleurs, selon M. Thouvenel, l'effort "doit être partagé" et une éventuelle nouvelle journée de solidarité devrait toucher "toutes les professions qui n'étaient pas concernées" par la première. "Qu'on prenne une journée de revenu aux professions libérales, aux artisans, aux commerçants, aux rentiers", propose-t-il.Selon lui, la "logique du gouvernement" est de "passer d'une journée de travail gratuit à deux, puis trois". "Pourquoi ne pas mettre les salariés à travailler gratuitement pendant un mois ?", ironise-t-il.
Austérité: les syndicats disent non à une journée de la dette
Plusieurs syndicats ont pris les devants avant que le nouveau plan de rigueur gouvernemental ne tombe ce lundi sur les travailleurs. Non à une deuxième journée de travail gratuit, ont dit dimanche la CGT, FO ou la CFTC. Ce d'autant plus que les millions récoltés iraient directement dans le budget de l'Etat, contrairement à la journée "Raffarin" de solidarité qui sert à financer la dépendance."...."
Sur la même longueur d'ondes, Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC, réaffirme lui un principe fondamental: "Tout travail mérite salaire". Mais, "on a des problèmes budgétaires, il faut trouver de l'argent" et "la CFTC avance des contre-propositions: Aujourd'hui nous avons 577 députés, alors qu'une très grande majorité des textes qui nous régissent viennent de l'Europe. Donc on n'a sans doute pas besoin de conserver 577 députés, passons à 300 parlementaires, c'est largement suffisant", affirme le responsable de la CFTC qui chiffre à 277 millions d'euros les économies réalisées.
Plus sérieusement, laCFTCestime que l'effort "doit être partagé" et une éventuelle nouvelle journée de solidarité devrait toucher "toutes les professions qui n'étaient pas concernées" par la première. "Qu'on prenne une journée de revenu aux professions libérales, aux artisans, aux commerçants, aux rentiers".
Bravo à toute l’équipe CFTC de COFINOGA emmenée par René BERTAIL qui réalise un excellent résultat aux élections professionnelles.
La CFTC passe, au niveau national, de 12,72 % à 18,90 %.
Sur Paris, chez les non cadres, la CFTC absente en 2007, obtient 65,12 % en 2011.
Dans le collège Cadre, c’est une progression de + de 20 % passant de 60,94 en 2007 à 80,60 % en 2011.
Résultats PARIS
cadres
2007
2011
CFTC
60.94 %
80.60%
SNB CFE/CGC
39.06 %
17.16 %
CFDT
0%
2.24 %
non-cadres
2007
2011
CFTC
0%
65.12 %
SNB CFE/CGC
52.5 %
18.60 %
FO
47.5 %
0%
CFDT
0%
16.28 %
Résultat national (ensemble des établissements en France)
2007
2011
CFTC
12.72 %
18,90%
CFDT
40.92 %
38,08%
SNB CFE/CGC
19.38 %
12,83%
CGT
13.39 %
16,83%
UNSA
8.34 %
8,89%
FO
5.25 %
4,48%
En raison de la loi sur la représentativité, UNSA et FO ne pourront plus participer aux négociations nationales.
La CFTC attachée à la pluralité syndicale et au respect des différents courants de pensée, regrette que du fait du YALTA syndical – MEDEF, CGT, CFDT – les salariés qui se reconnaissent dans FO ou l’UNSA se voient privés de représentation au niveau des négociations d’entreprise.
Le travail du dimanche, l'une des mesures les plus controversées du quinquennat, pourrait bien être remise en cause par le Sénat. En effet : Le groupe Communiste Républicain Citoyen (CRC) y a déposé une proposition de loi, visant à garantir le droit au repos dominical.
Le texte disponible sur le site de la CFTC et déposé par les sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen (CRC), a pour ambition de garantir au plus grand nombre de salariés, le droit au repos dominical et de mettre fin à des situations équivoques, en ce qui concerne le volontariat ou les heures supplémentaires !
Ainsi, si le texte était adopté, il serait plus difficile voir impossible, par exemple, pour de nombreux super ou hyper marchés d'ouvrir leurs portes et d'imposer à leurs salariés de travailler le dimanche. Oui, mais répondront ceux qui apprécient de s'y rendre pour faire leurs courses le dimanche matin, ce travail est basé sur le volontariat !
Sauf que, comme l'expliquait l'inspecteur du Travail Gérard Filoche en 2007 : « (...) : il n’existe pas de liberté, de volontariat en droit du travail, tous les salariés sont subordonnés juridiquement, et c’est l’employeur, seul, qui décide de qui travaille ou ne travaille pas le dimanche ... » Ce qui a été malheureusement, confirmé par les licenciements de salariés qui s'y opposaient !
Ce qu'indique le projet de loi déposé au Sénat : « (...) Quant au volontariat, qui devait pourtant être le fondement du travail le dimanche, force est de constater qu'en l'état actuel du droit et du lien de subordination qui caractérise le contrat de travail, il n'est en réalité qu'un leurre (...) Et les sénateur de livrer cet exemple d'un : (...) commerce alimentaire de la zone commerciale d'Albertville (Savoie) qui ouvre le dimanche midi et (...) organise (...) un tirage au sort, à l'initiative du directeur, pour désigner la première des salariées qui accompagnera, chaque fin de semaine, les deux étudiantes recrutées pour tenir les caisses (...) dire non, c'est risquer d'être licenciée, comme l'ont été deux mois plus tôt leurs collègues de la même enseigne d'Oyonnax (Ain) »