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S’adapter ou mourir et si cela concernait plutôt le système économique que les êtres humains ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Les chroniques
05-12-2011


Chronique de J. THOUVENEL du 15.11.2011 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

Salariés, vous le savez, vous le vivez vous devez être flexibles ! S’adapter est pour vous une nécessité mais aussi un devoir.

 

Celui qui ne s’adapte pas est destiné à être rayé de la carte comme le furent les dinosaures, les ptérodactyles et les salariés d’Adidas.

 

Pour les uns, le milieu les a broyé, car trop lourds, trop dépendants, trop attachés aux acquis de leur marécage aux températures équatoriales.

 

Pour les autres, c’est le milieu économique, représenté par Monsieur Bernard TAPIE, qui les a conduits vers la sortie de l’histoire industrielle française.

 

Voilà pour la nécessité !

 

Pour le devoir, c’est l’économie tricolore qui vous appelle.

 

Mères célibataires à temps partiel imposé, travaillant dans la grande distribution : ne rechignez plus pour les nocturnes ; soyez enthousiastes pour le travail du Dimanche ; répondez avec allégresse à l’appel de la journée de travail forcé, dite « journée de solidarité ».

 

C’est autant d’occasions pour vos actionnaires de gonfler leur pécule.

En une époque où les bourses s’effondrent, chaque euro pour les marchés financiers est comme un grain de blé pour l’enfant affamé.

 

Classe moyenne, vos revenus stagnent, vos charges augmentent, c’est pour la bonne cause !

 

Votre note de gaz a explosé en quelques années. Soit ! Mais GDF Suez vient de passer un accord, sans aucun doute prometteur, avec une société chinoise. Et ce, avec toute la discrétion nécessaire concernant les transferts de technologies qui ne seront en aucun cas copiées par nos amis de l’Empire du Milieu.

 

 
Courir avec le Président de la CFTC Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Ça se passe à Paris
02-12-2011

Pour la première fois, la CFTC va participer au Marathon de Paris qui aura lieu le 15 avril 2012.

Si vous souhaitez vous joindre à ceux qui se sont déjà inscrit, il vous faut :

  • remplir le bulletin d'inscription
  • y joindre un certificat médical de "non contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition"
  • renvoyer le tout à Claude RAOUL à  : CFTC - 128 avenue Jean Jaurès - 93697 Pantin Cedex ou Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

A noter que la Confédération prend en charge les 95 euros d'inscription.

ATTENTION : Fin des inscriptions le 15 décembre 2011.

 

>>>>>BULLETIN INSCRIPTION à télécharger ici.

 
Compétitivité : agir ensemble maintenant Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - CFTC Medias
01-12-2011

Interview de Joseph THOUVENEL - Vice-président de la CFTC

parue sur Liberté Politique TV

La 1ère et la 3ème partie de cette interview est visible sur YouTube

 
Dépôt des listes de candidats aux élections, l'heure c'est l'heure ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Droit
30-11-2011

Cour de cassation, arrêt du 9 novembre 2011

- Même si le retard n'est que de quelques heures par rapport à l'heure limite de dépôt prévue par le protocole d'accord préélectoral, l'employeur doit écarter la liste de candidats d'un syndicat qui a déposé sa liste en retard, aucune discussion n'est possible.

- Cette décision vient changer la jurisprudence constante qui était très souple et qui admettait des petits retards en disant que cela n'était pas de nature à troubler le déroulement du scrutin.

- Depuis cet arrêt du 9 novembre 2011, les choses ont changé : à l'heure ça passe, en retard ça casse !

Analyse

Pourquoi un tel revirement ?

Car il y a la loi du 20 août 2008 et la réforme de la représentativité (encore elle!), puisque c'est le premier tour des élections du comité d'entreprise qui sert à mesurer l'audience et la représentativité des syndicats, de ce fait tous les syndicats doivent être mis sur un pied d'égalité.

Veillez donc à déposer vos listes de candidats en temps et en heure afin d'éviter que l'employeur ne les refuse ou qu'un syndicat conteste ce retard dans le dépôt.

 
Un syndicat, c’est quoi ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Les chroniques
29-11-2011

Chronique de J. THOUVENEL du 08.11.2011 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

 

Les syndicats. On en parle, on profite de leur travail, parfois on les subit.

 

Mais qu’est-ce qu’un syndicat ?

 

Pour le uns, confortés par une imagerie prégnante et la pratique de  beaucoup d’organisations, les syndicats sont un outil politique, une sorte de bras armé révolutionnaire. L’avant-garde du prolétariat dans la dialectique marxiste.

 

Pour d’autres, syndicalisme rime avec immobilisme. Il représente la politique du refus de toute évolution avec pour mot d’ordre, « touche pas à mes avantages acquis ».

 

Si ces deux visions sont malheureusement trop souvent proches de la réalité, la faute n’en incombe pas au syndicalisme en lui-même, mais dans la mauvaise utilisation qui est faite par beaucoup de cet extraordinaire outil au service du monde du travail.

 

Il existe deux courants majeurs en France : d’un côté les révolutionnaires qui veulent renverser le capitalisme y compris par la violence si cela leur permet d’arriver à leur fin. Ils préconisent la grève générale et l’expropriation des capitalistes.

 

De l’autre côté, les réformistes qui veulent également changer en profondeur la société mais par la voie de la réforme et de la négociation. Ils rejettent la violence et la lutte des classes.

 

Si pour les uns, la fin justifie les moyens, pour les autres, la fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la semence.

 

Dès 1891, dans l’encyclique Rerum Novarum, Léon XIII apporte un cadre de référence, encourage l’engagement social et la prise de parole dans les milieux chrétiens.

 

90 ans plus tard, Jean-Paul II est très clair dans Laborem Exercens. Non seulement il affirme que les syndicats sont un élément indispensable de la vie sociale mais il précise « la doctrine sociale catholique ne pense pas que les syndicats soient seulement le reflet d’une structure de classe de la société, elle ne pense pas qu’ils soient les porte-parole d’une lutte de classe qui gouvernerait inévitablement la vie sociale. Certes, ils sont les porte-parole de la lutte pour la justice sociale, pour les justes droits des travailleurs selon leurs diverses professions. Cependant, cette lutte doit être comprise comme un engagement normal en vue du juste bien, ici du bien qui correspond aux besoins et au mérite des travailleurs associés selon leur profession, mais elle n’est pas une lutte contre les autres. Si dans les questions controversées, elle prend un caractère d’opposition aux autres, cela se produit parce que l’on cherche le bien qu’est la justice sociale et non pas la lutte pour elle-même ou l’élimination de l’adversaire. »

 

« La caractéristique du travail est d’avant tout d’unir les hommes et c’est en cela que consiste sa force sociale, la force de construire une communauté. En définitive, dans cette communauté, doivent s’unir de quelque manière les travailleurs et ceux qui disposent des moyens de production ou en sont propriétaires. »

 

Chaque travailleur a, aujourd’hui en France, la possibilité de s’engager au sein du syndicat de son choix. Il existe même une organisation qui se réfère dans le premier article de ses statuts à la doctrine sociale de l’Eglise. Comme toute institution humaine, elle n’est pas parfaite. A nous de l’améliorer pour en faire cet outil porteur de justice sociale et d’union entre les hommes comme le revendique Jean-Paul II.

 

A la semaine prochaine.

 
Dimanche, le retour ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Les chroniques
28-11-2011


Chronique de J. THOUVENEL du 01.11.2011 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

 

Dans quelques jours, une proposition de loi visant à garantir le droit au repos dominical, sera examinée par la commission des affaires sociales du Sénat.

 

Dès le 3ème paragraphe de l’exposé des motifs, est mentionnée la nécessité de préserver le dimanche comme journée de repos pour les travailleurs et les travailleuses afin de préserver la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle.

 

Les rédacteurs du texte ont constamment le souci de la famille. « La qualité de vie des salariés et de leurs familles est mise à mal par le travail du dimanche qui supprime un jour commun consacré à la vie familiale, aux loisirs ou à la culture » écrivent-ils par exemple.

 

Face à la prééminence du matérialisme est proposé le soutien à une journée non dédiée aux relations marchandes et commerciales.

 

Enfin, ces sénateurs s’appuient largement sur les propositions de la CFTC, le syndicat social chrétien. La droite sociale emmenée par les traditionnels soutiens de la politique familiale se réveillerait-elle au sein de la haute assemblée ?

 

Pas vraiment ! C’est le groupe CRC – Communiste Républicain Citoyen – et des sénateurs du parti de gauche qui ont rédigé ce texte. Tirant le bilan de la Loi du 10 août 2009 sur le dimanche, ils constatent que celle-ci n’a pas tenu ses promesses.

 

 
"Les temps de crise sont des appels à la conversion Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - CFTC Medias
24-11-2011

Interview de Joseph THOUVENEL

parue dans l'hedmadaire La Vie du 17 novembre 2011

La rigueur économique est nécessaire car notre pays a vécu trop longtemps au-dessus de ses moyens. Mais elle doit être juste et ne doit pas toucher de la même manière les plus faibles et les plus riches. Il m’arrive souvent de relire saint Thomas d’Aquin. Ce philosophe du XIIIe siècle parlait déjà du « juste salaire », qui permet de vivre dignement selon ses besoins, et du « juste prix ». Plutôt que de se lamenter, comme l’ont fait les chefs d’État lors du G20 de Cannes, on ferait mieux d’écouter la sagesse des anciens en prenant des mesures concrètes et immédiates. Par exemple, rééquilibrer les profits entre actionnaires et salariés ; taxer les plus riches ; redistribuer les énormes bénéfices de la grande distribution ; augmenter les salaires des travailleurs les plus pauvres… La crise que nous traversons me fait redécouvrir le sens de mon engagement syndical et me fait prendre conscience de la modernité de la doctrine sociale de l’Église, notamment en ce qui concerne le droit des travailleurs : « Le bien-être économique d’un pays ne se mesure pas exclusivement à la quantité de biens produits, mais tient compte de la façon dont ils sont produits et du degré d’équité dans la distribution des revenus, qui devraient permettre à tous d’avoir à disposition ce qui sert au développement et au perfectionnement de la personne. » Nous devons revenir à une économie plus humaine, au service de tous et non à celui d’une poignée de profiteurs. En condamnant le matérialisme ambiant, en dénonçant le consumérisme et en plaidant pour plus de solidarité entre les êtres, les chrétiens ont vraiment un rôle à jouer. Les temps de crise sont aussi des appels à la conversion. »

 
Des juges interdisent les licenciements boursiers Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Droit
24-11-2011

Plusieurs décisions récentes ont durci les conditions du licenciement économique en France, jusqu'à interdire purement et simplement des licenciements boursiers. Une petite révolution en matière de droit social.

Leur emploi aurait dû être délocalisé en Inde, au Brésil ou en Chine. L'employeur des salariés de Sodimédical, d'Ethicon et de Viveo avait décidé de fermer leur usine de matériel médical pour les deux premières entreprises, de conception et de maintenance de logiciels bancaires pour la troisième mettant sur le carreau près de 500 personnes. Pourtant, leur situation financière, qui n'était pas préoccupante, ne semblait pas justifier une décision aussi radicale. C'est du moins ce qu'ont tranché les juges dans trois décisions récentes, qui ont provoqué une petite révolution en matière de droit social.

En février 2011, pour la première fois, le tribunal de grande instance de Troyes, saisi par les salariés de Sodimédical, a jugé que l'absence de motif économique justifiait la nullité d'un plan social. «Auparavant, lorsque le motif économique n'était pas avéré, le juge déclarait le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) sans cause réelle et sérieuse. Cela occasionnait le paiement de dommages et intérêts aux salariés, mais leur emploi était perdu, explique Stéphane Béal, avocat en droit social chez Fidal. Désormais, le juge déclare le plan social inexistant». Chaque salarié peut donc, fort de ces décisions, saisir les prud'hommes pour demander sa réintégration. Deux décisions similaires ont été rendues par la suite, par la Cour d'appel de Paris le 12 mai 2011 - l'affaire Viveo - et par le tribunal de grande instance de Nanterre le 21 octobre dernier - le dossier Ethicon.

Réaction aux abus constatés, chez Goodyear ou Continental

Avocat des salariés dans ces trois affaires, Philippe Brun y voit une «révolution culturelle douce». «C'est une véritable jurisprudence anti-délocalisation. Comment pouvait-on faire un plan social sans cause économique ? Les juges ont osé imposer ce que le législateur n'a jamais eu le courage de voter», estime-t-il. La jurisprudence avait déjà peu à peu durci les conditions du licenciement économique. Depuis 1995 par exemple, la santé financière d'une entreprise est appréciée au sens large, en tenant compte de son secteur, ou encore du groupe à laquelle elle appartient. Mais cette fois, ce revirement de jurisprudence revient à interdire purement et simplement les licenciements dit «boursiers».

 
Le Parlement se saigne aux quatre veines Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Social
23-11-2011

Le président de l’assemblée national a découvert une nouvelle source d’économie pour le gouvernement. Dans son livre intitulé « un homme politique peut-il dire toute la vérité ? » (éditions JC Lattès), l’UMP Bernard Accoyer chiffre à 86 millions par an le coût des 86 sièges de députés supplémentaires créés par Mitterrand en 1986. Selon ses calculs, plus de 2 milliards ont été ainsi dépensés en vingt-cinq ans

 

Un comptable aussi redoutable ne pouvait que trancher dans le vif du budget de la représentation nationale. C’est tout vu : Accoyer ne propose pas de supprimer un seul siège. Mais sur sa suggestion l’Assemblée a accepté, le 14 novembre, de sacrifier...3% de son budget annuel. Soit une mini-coupe de 16,02 millions sur un total de 533,91. Faisant toujours assaut de rigueur, les députés-gauche et droite confondues-ont refusé, le même jour, de réduire de 10% leurs indemnités, comme les y invitait leur collègue UMP Lionnel Luca...

 

De son côté, le Sénat contrôle toujours une confortable cagnotte, estimée au moins à 1,3 milliard, dont 1 milliard sert, paraît-il, à garantir le (généreux) système de retraite des sénateurs et des fonctionnaires du palais du Luxembourg. Interpellé sur le destin qu’il réservait à ce magot, le nouveau président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel, a préféré botter en touche. Cette délicate question ne sera tranchée qu’après nombre d’analyses, audits et consultations... C’est dire si, dans un tel contexte, la proposition du secrétaire Général de la CFTC, Joseph Thouvenel, a toutes les chances d’être adoptée. Cet iconoclaste a carrément proposé de réduire de 577 à 300 le nombre de députés et de réaliser ainsi une économie de 277 millions par an. Avec cet argument imparable : « La très grande majorité des textes qui nous régissent viennent de l’Europe. Donc on n’a sans doute pas besoin de conserver 577 députés ».

 

Cette cure d’amaigrissement semble d’autant plus séduisante que la plupart des parlements européens présentent un certain embonpoint. On compte en effet 622 députés en Allemagne, 650 en Grande-Bretagne, 630 en Italie, le tout pour des populations comprises entre 58 et 81 millions d’habitants. En comparaison, les Etats-Unis et leurs 309 millions d’habitants n’envoient que 435 élus à la Chambre des représentants. Mais l’Europe est tellement mieux gérée...

 

H.L.

 

 

 Le Canard enchaîné du 16 novembre 2011.

 
Grand débat sur la compétitivité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Social
22-11-2011

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