Face aux tenants du dieu Consommation, nous défendons un temps dans la semaine où la production et la consommation sont entre parenthèses pour permettre le développement harmonieux de la vie familiale, culturelle, associative et spirituelle.
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Accident du travail, l’impôt du sang.
Depuis le XIXième siècle, les indemnités que percevait un salarié victime d’un accident du travail n’étaient pas soumises à l’impôt sur le revenu.
La raison : Il s’agit d’une réparation, pas d’un revenu !
Le bénéfice de cette réparation entraînant d’ailleurs diverses sujétions pour la victime, comme le fait de ne pouvoir faire indemniser un préjudice moral par les tribunaux ou de voir ses revenus chuter vertigineusement, puisque l’indemnité qu’il percevra correspondra à 60 % de son salaire les 28 premiers jours et à 80 % à compter du 29ème jour.
Le Ministre du budget Eric WOERTH approuve cette mesure en argumentant : « le trader qui au volant de sa porche se casse un doigt de pied parce qu’il a un accident de trajet sera arrêté pendant 3 semaines et ne va pas payer d’impôt sur le revenu ».
Permettez-moi de faire très respectueusement remarquer au Ministre du budget que les sommes perçues au titre d’un accident du travail étant plafonnées, le trader au pied fragile continuera à payer des impôts sur le revenu, si les dits revenus calculés sur l’année dépassent les 82 000 euros.
Ce qui est pourboire pour un trader digne de ce nom, ce véhiculant en voiture de sport.
Fidèle à nos valeurs – Article premier des statuts confédéraux : « La Confédération se réclame et s’inspire, dans son action, des principes de la morale sociale chrétienne. Les positions qu’elle prend devant les problèmes de l’organisation économique et sociale, avec le souci de la prospérité de la nation, sont donc dictées par la préoccupation de préparer le triomphe d’un idéal de paix en faisant prévaloir l’esprit de fraternité et les exigences de la justice. »
Le mandat précédent nous avait vu à plus de 7 000 adhérents, celui-ci nous a vu allégrement passer la barre des 8 000. Et ce, malgré le départ de grosses entreprises de la Capitale ou la fermeture de site comme celui de la Samaritaine où nous étions très bien implantés.
Merci à tous ceux qui oeuvrent quotidiennement et font progresser notre CFTC, comme par exemple, la si bien fait notre amie Monique DANIEL en faisantde la CFTC, la 1ère force syndicale de la Samaritaine.
Notre service juridique s’est structuré, nos outils de communication se sont professionnalisés, notamment via le site Internet, notre présence auprès des salariés s’est consolidée (la preuve, en 2002 nous devancions Force Ouvrière de 550 voix, aux dernières prud’homales l’écart était de 3784 voix quant à la CFDT nous lui avons repris dans le même temps 5872 voix).
Rien n’est parfait, bien entendu, mais il n’est qu’à regarder la présence de la CFTC Paris dans les médias pour mesurer l’influence grandissante que nous avons sur notre champ d’intervention social et économique.
Avons-nous un secret ? Certainement pas !
Mais nous avons des convictions, nous travaillons et nous sommes une équipe unie.
A nous de continuer à nous battre pour un monde où l’être humain est respecté dans sa double dimension matérielle et spirituelle, où le matérialisme financier ou idéologique cesse de ravager nos vies et la planète.
Ce que nous faisons, ce que nous ferons pour les salariés parisiens et leurs familles pèse et pèsera sur l’avenir de tous.
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Loi sur le dimanche, seulement 6 mois et déjà un joli monstre.
Il y a 6 mois, en plein cœur de l’été, sans doute énervé par la chaleur estivale et le rangement de leurs casiers, une courte majorité de parlementaires a voté une « loi abracadabrantesque » sur le dimanche.
Après avoir clamé haut et fort l’indispensable respect de la vie de famille, le volontariat incontournable, la nécessité de la tolérance zéro et du travailler plus pour gagner plus, le législateur a bien entendu voté le contraire.
La ronce contre le dimanche a été semée, elle commence à sortir ses épines.
Jugez-en :
ETELVINA a un garçon scolarisé en sport étude à 700 km de son domicile, elle ne peut le voir que le week-end.
ELISE a des enfants étudiants dans des villes éloignées de son domicile et compte sur son dimanche pour les voir.
RATH, séparé de son épouse, a un droit de visite et d’hébergement pour son enfant, fixé aux samedis et dimanches.
Ils viennent d’être licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche
La direction du magasin (Groupe Carrefour) où ils travaillaient ayant décidé d’ouvrir le jour du Seigneur depuis cet été.
60 ans après, la CFTC PARIS constate que le salaire minimum qui a été créé pour permettre à une famille de vivre dignement ne répond plus aux objectifs assignés.
Sur Paris et la Région Parisienne, comment une famille peut elle se loger dignement avec 1055, 42 € alors que c’est déjà pratiquement impossible pour un salarié seul ayant un si faible revenu.
La hausse de l’immobilier et son corollaire celle des loyers éloigne des centaines de milliers de salariés de la Capitale, non par choix, mais par nécessité. Ceux-ci se trouvent alors confrontés au coût des transports et à leur fonctionnement de plus en plus aléatoire.
60 ans après, force est de constater que les pouvoirs publics ; loin de la réalité vécue par les salariés ; s’appuyant sur des statistiques tronquées (notamment par la sous évaluation du coût du logement dans les indices) ont trahi l’idée des initiateurs du SMIC : un salaire permettant à une famille de vivre dignement.
Pour la CFTC PARIS, il est indispensable de fortement revaloriser le salaire minimum pour tous les franciliens.
Les Etats Généraux de l’Industrie viennent de publier leur rapport final. Ces propositions sont transmises aux pouvoirs publics pour agir et réformer. Les acteurs de l’économie, aux premiers rangs desquels les entreprises, ont aussi leur rôle à jouer et une responsabilité qui sera décisive dans la réussite ou l’échec d’une nouvelle politique industrielle.
La CTFC s’est engagée dans ces travaux pour :
-défendre l’emploi de demain.
-le bon usage de l’argent public.
-promouvoir l’esprit de coopération entre les diverses parties prenantes, condition indispensable à la réussite d’un projet collectif.
Evaluer la performance des aides publiques, les rationaliser et mieux informer les entreprises par un « guichet unique »
La collectivité ne doit pas subventionner les entreprises « à fonds perdus ». L’utilité réelle des aides doit être évaluée, la grande diversité des types d’aides et la multiplicité des dispensateurs doivent être corrigées. Dès le début des Etats Généraux, la CFTC a insisté sur ce point et ses propositions ont été retenues : il reste à les mettre en œuvre pour permettre également une meilleure information des entreprises.