Face aux tenants du dieu Consommation, nous défendons un temps dans la semaine où la production et la consommation sont entre parenthèses pour permettre le développement harmonieux de la vie familiale, culturelle, associative et spirituelle.
La CFTC, qui s'était implantée depuis seulement quelques mois chez ATS - Accenture Technology Services - a vu son dynamisme et son efficacité reconnus par les salariés.
Elle fait une entrée fracassante dès le 1er tour des élections auxquelles elle participait en réalisant l'excellent score de 18 % et obtient de ce fait 3 élus au CE et 4 au DP sur le site de Chatillon.
Bravo à Emmanuel Manceron, notre délégué syndical et à toute l'équipe du groupe Accenture qui continue son développement au sein des filiales.
Preuve est faite une nouvelle fois que des équipes unies, convaincues, travailleuses et déterminées peuvent prendre toute leur place face aux autres organisations syndicales, y compris celles que l'on nous décrit comme indéboulonnables et incontournables.
PARIS, 28 septembre 2009 (AFP) - Les sanitaires, l'accueil des voyageurs, puis la sécurité apparaissent comme les trois premières préoccupations de salariés de la galerie marchande de la gare du Nord à Paris, où de violents incidents s'étaient produits il y a deux ans et demi, a indiqué lundi la CFTC Paris.
En mars 2007, l'interpellation par des gendarmes d'un usager du métro circulant sans billet avait dégénéré dans les sous-sols de la gare du Nord en affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, durant plusieurs heures.
La CFTC Paris a cherché à savoir comment les salariés des commerces de la galerie appréhendaient leurs conditions de travail, via des questionnaires remis le 7 août et remplis par 111 salariés.
Leurs trois premières préoccupations sont l'accès aux toilettes (cité dans 28% des cas alors que la question n'était pas posée), l'accueil et l'orientation des voyageurs (dans 24% des cas alors que ce n'était pas non plus une question), la sécurité (23%), selon les conclusions de l'enquête, dont la primeur a été réservée à RTL et dont l'AFP a eu copie.
Sur le volet sécuritaire, 51% des salariés interrogés déclarent ne pas se sentir en sécurité dans leur magasin, 46% s'y sentir en sécurité et 2% n'ont pas d'opinion, précise la CFTC, expliquant que cela varie selon le type de commerce, l'emplacement ou la présence ou non d'un vigile.
A la question de savoir si la sécurité s'améliore gare du Nord, les avis sont partagés: 43% répondent oui, 42% non, 10% n'ont pas d'opinion, 5% ne savent pas.
Dans leurs remarques et suggestions libres, plus d'un quart des salariés ont critiqué l'état ou la difficulté d'accès des sanitaires, entraînant une "quasi obligation d'aller aux toilettes payantes", selon la CFTC Paris.
Autre point noir évoqué par certains salariés, "le manque d'agents SNCF pour renseigner les usagers", qui s'adressent par défaut aux employés des magasins, ajoute le syndicat.
L'ambiance générale de la galerie est jugée moyenne à 51%, bonne à 24%, mauvaise à 14%, très mauvaise à 8%, l'environnement (luminosité, bruit, aération, etc) étant jugé mauvais par 36% des salariés, très mauvais par 18%, moyen par 38% et bon par 8%.
La CFTC Paris a demandé à rencontrer le groupe Altarea, gestionnaire de la galerie marchande, la SNCF et la ville de Paris.
Article paru dans "Le Parisien - Paris" du 29/09/2009
Gare du Nord, les commerçants souffrent encore de l'insécurité
C'était le 27 mars 2007 en milieu d'après-midi. Un banal contrôle de billet dans la gare du Nord dégénérait. La foule avait pris fait et cause pour un resquilleur interpellé dans des conditions musclées et l'incident avait tourné à l'émeute au coeur de la gare. Plusieurs heures d'affrontement entre jeunes et forces de l'ordre, des casseurs interpellés, des jets de gaz lacrymogène au milieu des voyageurs, des commerces vandalisés....
Deux ans et demi après, la CFTC Paris vient de réaliser un sondage dans la galerie marchande de la gare (près de 800 employés répartis dans une centaine de magasins) pour connaître l'impression des salariés sur la sécurité de leur environnement de travail. Verdict : plus d'un commerçant sur deux (52%) ne s'estime toujours pas en sécurité dans son magasin. Les salariés sondés jugent cependant - à une très courte majorité - que la situation s'est plutôt améliorée depuis "l'émeute" de 2007.
"Nous avons eu des réponses très variées selon le type de magasin tenu et surtout selon l'emplacement dans la galerie", explique Joseph Thouvenel, secrétaire de la CFTC Commerce à l'origine du sondage. Illustration hier dans plusieurs magasins de l'immense gare où se croisent quotidiennement près d'un demi-million de voyageurs. "Franchement, ici, on est bien protégé" estime une fleuriste dont le magasin, au niveau -1, sous la verrière de la gare RER est éclairé par la lumière du jour. "Ce matin, j'ai entendu un cri de femme. Des policiers sont tout de suite arrivés en courant. Il y a énormément de patrouilles. C'est rassurant".
Un étage plus bas, changement d'ambiance. Dans la longue galerie souterraine, l'atmosphère est plus oppressante. Des groupes de jeunes, casquettes vissées sur la tête, se toisent, accoudés aux balustrades. Tandis que les patrouilles de police, de gendarmes mobiles et même de militaires en treillis se succèdent à un rythme soutenu. Devant les portillons, un jeune homme, bras écartés, est en train d'être fouillé par des policiers. "On est à la croisée de plusieurs lignes de RER. Les jeunes se donnent rendez-vous ici et les incidents sont assez fréquents" confirme Laetitia qui travaille dans un snack de la gare depuis 16 ans. "A la longue, on a appris à savoir quand quelque chose se prépare entre bandes. Quand c'est le cas, on baisse le rideau de fer et on attend que ça passe, ça nous arrive encore un ou deux fois par an !". Benoît Hasse
Article paru dans "20 minutes" du 29/09/2009
Gare du Nord - Commerçants en "insécurité"
D'après une enquête rendue publique hier par le syndicat CFTC, 51 % des commerçants de la gare du Nord se sentent toujours en insécurité, deux ans et demi après l'émeute qui avait éclaté dans ses sous-sols. Troisième préoccupation derrière l'accès aux sanitaires et le manque d'agents pour informer les voyageurs, « le problème de la sécurité reste réel », selon Joseph Thouvenel, secrétaire général du syndicat. Car si la présence policière reste forte, « il faudrait plus d'effectifs le week-end et une réponse adaptée contre les toxicomanes, les alcooliques et les personnes psychologiquement instables qui errent dans la gare et harcèlent les commerçants. » Makita Samba
Article paru dans "Métro - Paris" du 29/09/2009
51 %
C'est la part des salariés de la galerie marchande de la gare du Nord qui ne se sentent pas en sécurité dans leur magasin, selon une enquête de la CFTC auprès de 111 d'entre eux, deux ans et demi après les émeutes qui ont opposé des jeunes à la police. Leurs préoccupations principales sont dans l'ordre : les sanitaires, l'accueil des voyageurs et la sécurité.
Joseph THOUVENEL sera en direct sur Radio Bleu - fréquence 107.1
pour commenter l'étude CFTC PARIS "deux ans et demi après les émeutes, comment les salariés de la gare du Nord appréhendent-ils leurs conditions de travail".
Deux ans et demi après les émeutes, comment les salariés de la gare du Nord appréhendent-ils leurs conditions de travail ?
Il y a deux ans et demi, des heurts éclataient gare du Nord. Ces évènements, qualifiés fréquemment d'émeute, mettaient sous les projecteurs la gare la plus fréquentée d'Europe et sa galerie marchande, qui accueille quotidiennement près de 500 000 voyageurs.
Trentre mois après ces évènements, comment les salariés de la centaine d'enseignes présentes sur place, ressentent-ils leurs conditions de travail et notamment la sécurité ?
La CFTC PARIS est allée recueillir leur avis. Le résultat de cette enquête met à mal quelques idées reçues et éclaire bien le processus de déshumanisation auquel sont confrontés de nombreux salariés.
Il est à noter que nous avons été extrêment bien reçus et avons recueilli de très nombreux témoignages spontanés, venus enrichir notre questionnaire. La quasi totalité des personnes interrogées ont fait librement par écrit, des remarques ou suggestions venant compléter notre enquête.
Nous n'avons eu aucun retour dans seulement deux magasins, le motif étant le même "nous ne pouvons vous répondre sans l'autorisation du responsable".
Les salariés des magasins situés dans la zone du terminal Eurostar n'ont pu être interrogés, la zone ne nous étant pas accessible.
Après dépouillement des questionnaires et prise en compte des suggestions et remarques, il apparaît que les 3 premières préoccupations des salariés sont, dans l'ordre :
L'accès aux toilettes - cité dans 31% des questionnaires alors que nous n'avions pas prévu cette question.
L'accueil et l'orientation des voyageurs qui revient dans 27 % des cas alors que cette question n'apparaissait pas dans le questionnaire.
La CFTC PARIS se félicite de l’initiative de Bertrand Delanoë mettant en place un « groupe de concertation » dans lequel, nous l’espérons, pourra se tenir le débat que nous n’avons pas pu avoir au niveau national.
La CFTC demandera que soit réalisée une étude d’impact sur l’ouverture des magasins le dimanche à Paris, étude cernant les risques pour les commerces de proximité, les conséquences sur l’emploi, l’aménagement du territoire et ce, en prenant notamment en compte les objectifs de développement durable.
La CFTC souhaite que cette évaluation de bon sens refusée par le Gouvernement puisse être effectuée au niveau de la région parisienne.
La CFTC rappelle, qu’au-delà du plan strictement économique, l’ouverture ou non des grandes enseignes le dimanche correspond à un véritable choix de société. Voulons-nous préserver un temps où la consommation et la production sont entre parenthèses pour permettre la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle, ou préférons-nous nous engouffrer dans la société du toujours plus de productivité ,avec les conséquences que l’on peut, dès à présent, mesurer dans les entreprises. La démonstration par France Télécom n’est-elle pas malheureusement suffisante pour ceux qui nous gouvernent ? Comme le disait à juste titre le député UMP Hervé Mariton : « il y a 6 jours pour avoir et un pour être ! ».
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Bonjour à toutes et à tous !
Il y a un an, disparaissait Lehman Brothers, ce fleuron de la finance internationale, victime de ses propres turpitudes, en l’espèce, des prises de risques inconsidérées sur les marchés financiers.
Etait-ce imprévisible ? Certainement pas.
Au début des années 80 de nouveaux dogmes idéologiques se développent :
Les réglementations sont jugées néfastes ou inapplicables ; seul un marché financier "libéré" peut permettre la reprise de l'investissement et de la croissance.
C'est l'idée du consensus de Washington – le mieux être des peuples passe notamment par l'ouverture des frontières, la libéralisation du commerce et de la finance, la déréglementation, les privatisations et l’élimination de tous les obstacles à la concurrence.
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La taxe carbone est une des propositions du pacte écologique de Nicolas Hulot, présentée à la veille de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007.
« Il est indispensable, peut-on lire dans ce pacte, de mettre en place une taxe carbone qui permette de provoquer volontairement une baisse de nos émissions de gaz carbonique et de notre consommation d’énergie fossile. Cette taxe, applicable au pétrole, au gaz et au charbon, croîtrait de manière progressive, jusqu’à ce que la division par quatre des émissions soit atteinte.... Elle permettrait une évolution de nos systèmes d’organisation économique et de transport, en encourageant le changement des comportements ainsi que le recours à d’autres sources d’énergie... »
Le célèbre animateur n’inventait rien mais reprenait une idée développée au début du XXe siècle par l’économiste anglais Cecil Pigou. Il s’agissait, pour lui, de faire supporter à chaque agent économique le coût causé sur l’environnement par sa propre activité, jusqu’alors pris en charge par la collectivité. Les « pollueurs » deviendraient ainsi les payeurs : tel est le fondement du principe édicté par Pigou.