Chronique de J. THOUVENEL du 06.09.2011 sur Radio Notre Dame (100.7) Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Monsieur le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, fait un lien direct entre chômage et démographie :
« Pourquoi est-ce si difficile pour la France de faire baisser le chômage ? » a-t-il déclaré ! « Il faut dire la réalité : parce qu’on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup de pays, parce qu’on a beaucoup de Françaises et de Français qui entrent sur le marché du travail. »
Le fondateur de la société (Perroquet Institutionnel Communication) a-t-il mis le doigt sur une réalité ?
Ou, après avoir promis de « faire péter les blocages » comme le rapporte un hebdomadaire niçois, a-t-il lui-même confondu logique de comptoir et réalité économique ?
Tentons de répondre à cette intéressante question : les nouveaux nés sont-ils responsables du chômage actuel ?
Cela signifierait qu’il y ait eu un baby-boom à la fin des années 80 et au début des années 90.
Ce qui n’est pas le cas !
Par contre, nous travaillons plus longtemps : la réforme Balladur de 1993, la loi Fillon de 2003 ont fait progressivement passer de 37 ans ½ à 40 ans la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Depuis le 1er juillet, l’âge légal de départ à la retraite est relevé par étape de 60 à 62 ans, comme est relevée l’attribution de la retraite à taux plein qui progressivement passe de 65 à 67 ans.
A cela, se rajoute notamment l’atonie économique qui freine les embauches et le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, qui réduit d’autant le nombre de postes disponibles dans la fonction publique.
Bien au contraire, le secrétaire d’Etat aurait du remarquer que l’augmentation du taux d’activité des femmes, qui se rapproche de celui des hommes, était freiné par les congés parentaux d’éducation qui peuvent durer 3 ans.
Pendant ces 36 mois, les salariées sont généralement remplacées, ce qui mécaniquement fait autant de chômeurs en moins.
Au lieu de passer une partie de ses dimanches à soutenir des commerçants qui ouvrent illégalement, l’ex-chargé de « la refondation du capitalisme » au sein de son parti pourrait réfléchir au gain économique généré par 25 ans de consommation directe et indirecte d’une classe d’âge. Ainsi qu’aux emplois générés par ces centaines de milliers de bambins, de la période du berceau à celle de l’entrée sur le marché du travail.
La réflexion pourrait même être poussée sur le dynamisme, l’inventivité, la vitalité, la créativité dont bénéfice un pays à la natalité dynamique.
Comme le dit Frédéric Lefebvre, une crise est « l’occasion d’apprendre, de se remettre en cause et de changer les méthodes. »
Les entreprises de plus de 50 salariés ayant des dividendes en hausse par rapport à la moyenne des deux exercices précédents ont jusqu'au 31 octobre pour faire aboutir les négociations.
2012 sera une année cruciale pour la représentation syndicale. Des millions de salariés de très petites entreprises seront appelés aux urnes.
Le forum du 27 septembre, organisé par l’Union Régionale, est la première étape de notre mobilisation. Il est important que les différents secteurs professionnels y soient représentés.
En France, les TPE représentent environ 30 % des entreprises. Très présentes sur Paris, on les retrouve dans différents secteurs (le commerce, le bâtiment, la métallurgie, la santé, le social). D’où, l’importance de participer à ce forum.
C’est une première étape indispensable dans la préparation des élections 2012 dans les TPE. Elections qui seront primordiales dans le calcul de la représentativité de la CFTC et ce, pour beaucoup d’entre nous.
Ce forum est l’occasion d’appréhender les spécificités du monde de l’artisanat et des TPE (des représentants de l’UPA, de la CGPME, de l’UNAPL ou encore de l’UGIRES seront présents) et d’engager, ensemble, une réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour se rapprocher des salariés, faire connaître notre organisation et les amener à voter CFTC au deuxième semestre 2012.
La Caisse Nationale d'assurance vieillesse apporte des précisions :
Dans une récente circulaire la CNAV apporte des éléments concernant l'extension de la retraite anticipée aux travailleurs handicapés.
Il faut :
- justifier de la qualité de travailleur handicapé par des attestations de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées : CDAPH (ex COTOREP)
- il est nécessaire qu'il y est concomitance entre la durée d'assurance et le handicap.
- enfin ce droit est ouvert au profit de l'ensemble des travailleurs handicapés quelque soit la date à laquelle leur handicap a été reconnu.
Pour plus de précisions : Circulaire CNAV 2011-63 du 23 août 2011.
Chronique de J. THOUVENEL du 30.08.2011 sur Radio Notre Dame (100.7) Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Déficit oblige !
Cette rentrée s’effectue sous le signe de la rigueur.
Chacun à conscience que l’Etat et les collectivités locales doivent gérer au plus près les deniers publics.
Dans ce contexte, nous sommes particulièrement choqués, quand nous apprenons que les enfants d’un riche anglais, ayant élu résidence secondaire dans le Lot, se sont domiciliés en France pour bénéficier de la CMU.
Nous trouvons normal que soit sanctionné ce quidam qui s’était inventé une famille nombreuses et percevait les allocations familiales dans une dizaine de département.
Et que dire de ce médecin des Hauts de Seine qui a jeté par-dessus les moulins, le serment d’Hippocrate pour ce spécialiser dans les fausses ordonnances, fausses déclarations et fausses factures. Selon les bordereaux que recevait la Sécurité Sociale, ce praticien travaillait 60 heures par jour.
Frauder, ce n’est pas seulement tirer un avantage financier indu en utilisant tromperie et fausse déclaration !
C’est aussi vivre au détriment de la collectivité et de ceux qui la financent.
Ce n’est pas simplement la Sécurité Sociale et la Caisse d’Allocations Familiales qui sont grugées, c’est également vous, moi, votre boulanger et votre marchand de légumes.
Enfin, tous ceux qui participent à notre protection sociale en cotisant.
Vu sous cet angle, qui est celui de la responsabilité de chaque personne, dans le bon ou le mauvais fonctionnement de nos systèmes collectifs. Comment qualifier le comportement de cette jeune fille, planifiant 6 mois de chômage pour pouvoir entièrement se consacrer à la préparation de son mariage. Ce qui lui a donné tout le temps de rédiger de fort belles intentions de prière, notamment celle dédiés aux plus pauvres.
Que dire de ce pharmacien diplômé, à qui on propose un poste fixe et qui refuse, préférant un contrat à durée déterminée « parce que vous comprenez, je travaille un an et avec ma prime de précarité et le chômage je peux voyager et découvrir le monde pendant plusieurs mois. »
La loi du 9 novembre 2010 réformant les retraites a instauré des dispositions relatives à la prévention de la pénibilité. Les entreprises d’au moins 50 salariés (ou appartenant à un groupe d’au moins 50 salarié) dont au moins 50% des salariés sont exposés à des risques professionnels liés à la pénibilité ont l’obligation de négocier un accord d’entreprise ou d’établir un plan d’action pour prévenir la pénibilité.
A défaut, elles encourent une pénalité de 1% de la masse salariale.
Cette obligation entre en vigueur à compter du 1er janvier 2012.
Les conditions de mise en œuvre de la loi ont été fixées dans deux décrets du 7 juillet 2011.
A retenir :
ð L’obligation de négocier un accord ou d’établir un plan d’action pèse sur les entreprises d’au moins 50 salariés (ou appartenant à un groupe d’au moins 50 salariés employant au moins 50 % de salariés exposés aux facteurs de pénibilité.
ð L’employeur détermine la proportion de salariés exposés à des contraintes physiques marquées, un environnement physique agressif ou à certains rythmes de travail susceptibles de laisser des traces durables, identifiables et irréversibles sur la santé. Il indique cette proportion en annexe du document unique d’évaluation des risques.
ð Un diagnostique préalable des situations de pénibilité doit être établi avant d’engager la négociation ou l’élaboration du plan
ð L’accord ou le plan doit aborder des thèmes obligatoires, par exemple réduction des polyexpositions, assortis d’objectifs chiffrés.
ðL’accord ou le plan doit être déposé auprès de la Direccte, qui contrôle sa conformité. ðEn cas de défaillance, l’employeur est mis en demeure par l’inspecteur ou le contrôleur du travail par LRAR. Il a six mois pour régulariser la situation, ou se justifier. ðLe Direccte décide de l’application de la sanction et du montant de la pénalité, en fonction des diligences accomplies, des mesures prises pour la prévention de la pénibilité, de la situation de l’entreprise et, dans les entreprises de moins de 300 salariés, de l’avancement de la négociation de branche. ðLa pénalité est due pour chaque mois entier, et elle est déclarée et versée auprès de l’Urssaf, à la date d’échéance des cotisations sociales.
Sous l’autorité de la responsable de service, et en lien avec le responsable politique Organisation, le/la titulaire du poste met en œuvre les décisions politiques, assure conseil et assistance technique dans la gestion des contentieux (analyse des contentieux, appui à la prise de décision, notification aux structures des décisions et suivi de l’application, préparation de dossier …), veille au respect des règles statutaires par les structures confédérées et alerte sur les dysfonctionnements.
Sur ces missions, il/elle prend en charge l’interface téléphonique entre les politiques confédéraux et les structures CFTC, la gestion du courrier, l’organisation de réunions, la rédaction des comptes rendus et des délibérations de réunions.
CONNAISSANCES ET PRATIQUES PROFESSIONNELLES
BTS/DUP Carrière juridique
Expérience dans le domaine du droit du contentieux associatif
Maîtrise du droit processuel et des outils bureautiques (Word, Excel, Power point, Outlook…)
Qualités rédactionnelles, réactivité et rigueur
La fonction comporte un rôle d’assistance et de conseil technique et nécessite des échanges fréquents avec des interlocuteurs variés internes ou externes à l’entreprise, notamment les élus membres du comité Organisation/Développement, de la commission des finances, ainsi que les équipes dirigeantes des unions géographiques (UR, UD) et professionnelles. Elle implique de connaître les statuts et les règles internes du siège confédéral et de se tenir informé des évolutions statutaires, fonctionnelles et organisationnelles. L’exercice de la fonction nécessite de respecter les délais, parfois incompressibles etune grande réactivité dans la mise en œuvre des décisions politiques.
POSITIONNEMENT – CLASSIFICATION – EXERCICE DE LA FONCTION
-Emploi : Conseiller technique
-Statut : Agent de maîtrise (assimilé cadre)
-L’exercice de la fonction requiert souplesse et disponibilité pour assurer le bon fonctionnement du service
-Déplacements professionnels
DEPOT CANDIDATURES
Déposer CV et lettre de motivation avec réf. :Poste CDI/Assjuridique avant le 2 septembre 2011
Le 15 août fait partie des jours fériés, qui devraient donc être chômés selon la CFTC. Mais certains cette fois-ci encore devront travailler, au détriment de leur vie familiale personnelle, associative et spirituelle.
Joseph THOUVENEL, Secrétaire Général Adjoint défend la position de la CFTC en appelant au boycott des grands magasins, expose quelques actions entreprises et reviens sur la loi injuste du travail dominical.