Traçabilité sociale

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Le Blog - Ça se passe à Paris
31-08-2016

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Le jeudi 6 octobre 2016, l'Union Régionale CFTC d'Ile-de-France organise un forum sur la formation professionnelle continue.
 
                               Au salon du relais, cours d'honneur de la gare de l'Est 75010 Paris
 
                                  Accueil à partir de 8h30.

Au programme:
  • Présentation de l'équipe CFTC de la Formation Professionnelle Continue d'Ile-de-France,
  • Des tables rondes et/ ou ateliers pour une présentation et un échange questions / réponses sur:
    • les instances paritaires IDF;
    • l'apprentissage;
    • les nouveaux dispositifs CEP, CPF;
    • et les dispositifs déjà bien connus:
      • CIF CDD et CDI, BC, VAE, FHTT.

Vous pouvez dès maintenant préparer et nous envoyer vos questions à l'adresse mail suivante: Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Inscriptions par mail à l'adresse: formation- Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir


 

 
Le juste salaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Social
30-08-2016
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Au XIIIe siècle, Saint Thomas d’Aquin développait une réflexion sur le juste salaire.

Pour ce Docteur de l’Eglise, tout travailleur de par son labeur doit pouvoir vivre dignement, lui et sa famille, et épargner. Nous étions au Moyen-Age.

Aujourd’hui, quand on voit notamment la situation des producteurs laitiers, peut-on considérer que le travail est justement rémunéré ?
 
L'état de la France vu par un syndicaliste Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Social
29-08-2016
france_catho.png
Joseph Thouvenel, né en 1958, marié, deux enfants, est vice-président de la CFTC à laquelle il a adhéré en 1983. Il a commencé à travailler à 16 ans comme manœuvre en horticulture, a effectué son service national chez les chasseurs parachutistes, a travaillé pendant cinq ans comme ouvrier nettoyage. Rentré comme garçon de recettes dans une société de Bourse, il deviendra négociateur sur groupe de criées, puis responsable des souscriptions/attributions...

Il fut membre du Conseil des bourses de valeur (CBV) et du Conseil des Marchés Financiers (CMF) et de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il est membre du bureau du Centre européen des travailleurs, du comité exécutif de la Confédération syndicale internationale, du comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats et encore membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ou auditeur de la 53e session de l’IHEDN (institut des hautes études de la Défense nationale) ;
Il possède enfin une expérience humanitaire, en France  — 10 ans d’accueil de rue des sans-abris  — et à l’étranger — missions humanitaires notamment dans des pays en guerre. Nos amis le connaissent enfin souvent comme chroniqueur à Radio Notre-Dame ou à l'hebdomadaire Famille Chrétienne... En cette période d'inquiétude sur fond de début de campagne présidentielle, nous l'avons interrogé sur sa vision de la France.

 

Question - Vice-Président de la CFTC, comment analysez-vous la situation économique et sociale de notre pays, notamment aux vues des péripéties de la loi travail ?jt_lmpt.png
Joseph Thouvenel :  Si l’on voulait une démonstration de l’inconséquence des uns et de l’incapacité des autres, la loi dite « travail » serait à ce point de vue exemplaire.
S’il est légitime que l’on puisse critiquer ou combattre un texte gouvernemental, encore faut-il raison garder.

La loi El Khomri met notamment en place des mesures visant à mieux combattre le travail illégal via l’emploi de travailleurs détachés. Elle organise également une meilleure reconnaissance de l’apprentissage, demander son rejet total c’est balayer ces deux articles pourtant bien utiles.

Pire, les 52 articles de la loi travail justifie-t-il la tentative de blocage du pays avec les conséquences humaines, sociales et économiques que cela induit. Je ne le pense pas.
Je note que beaucoup d’opposants acharnés à cette loi n’ont souvent au mieux qu’une connaissance très sommaire du texte, leur horizon semblant être plus la présidentielle de 2017 que la recherche du bien commun. Pour les autres, c’est-à-dire le gouvernement et ses différents relais, un peu de véritable écoute en amont aurait évité bien des reculades, fâcheries et blocages.

Quand par exemple, le gouvernement défend le principe d’un barème obligatoire aux prud’hommes et que dans le même temps le Premier Ministre affirme dans le journal du dimanche que si un salarié a subi un préjudice, il est légitime de réparer celui-ci. Il est étonnant de voir le même Premier Ministre rester sans réponse quand je lui demande comment réparer un préjudice si celui-ci dépasse le barème envisagé.
Il semble légitime de se demander si tout cela a été vraiment réfléchit.

Mais la raison profonde de nos problèmes économiques et sociaux n’est pas là, on pourra voter toutes les lois possibles et apporter une rafale de simplification au code du Travail, nous traitons la marge mais pas le cœur de cible.
Le fond de nos difficultés c’est la concurrence déloyale avérée que nous subissons dans le cadre du marché unique et de la mondialisation. Concurrence déloyale en terme fiscal, environnemental et social.
Pourquoi croyez-vous que les Pays- Bas sont aujourd’hui devant la France en volumes d’exportations agricoles. Ce n’est visiblement pas la taille de leur territoire qui leur permet. Non c’est simplement le dumping fiscal et environnemental auquel ce pays se livre. Les Hollandais importent  du monde entier moults produits (fleurs, primeurs, viandes etc.) qu’ils réexportent dans l’Union Européenne en jouant sur les règles fiscales.
Autre exemple, installée dans la Sarthe, une entreprise de fabrication de nacelles élévatrices a plus de 9000 normes fiscales et environnementales à respecter. Combien de normes restera-t-il si la fabrication est délocalisée en Bulgarie ?

Un enfant comprendra que l’on ne peut pas jouer le même match avec des règles différentes pour chaque équipe. Notre classe dirigeante semble ne pas l’avoir compris ou plutôt par conformisme mâtiné de lâcheté intellectuelle, n’ose pas reconnaître que le roi bruxellois est nu et que sous couvert d’une mythique libre concurrence c’est le moins disant social, environnemental et fiscal qui tire son épingle du jeu.

 >>> Pour lire l'intégralité de l'interview, cliquez sur "Lire la suite"

 
Traité de libre échange transatlantique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Les chroniques
26-08-2016

Chronique de J. THOUVENEL du 26.01.2016 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

Bonjour à toutes et à tous,

7752482089_l-ambassade-americaine-a-paris.jpgAvez-vous entendu parler du « TAFTA » ? Non pas le tissu soyeux, mais le Traité de libre échange transatlantique?

Le but : créer entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Europe, un marché commun de 820 millions de consommateurs.

Premier sujet : ces négociations se déroulent dans le plus grand secret.

Les parlementaires Européens qui désirent des informations sur ce projet sont contraints de se rendre à l’ambassade des Etats-Unis, dans une pièce ultra-sécurisée, avec interdiction d’y entrer tout appareil permettant de scanner les documents.

Tout juste l’heureux élu peut-il prendre des notes sur des feuilles qui lui sont fournies.

Recopier à la main des centaines de pages de textes juridiques en anglais, on ne fait pas plus simple pour assurer la transparence et l’information !

Subsidiairement, on pourrait suggérer à la commission l’acquisition d’une pièce où le petit peuple intéressé pourrait consulter les documents liés à ces tractations.

Je sais, c’est peut-être trop demander à une institution au budget annuel de seulement 145 milliards d’euros.

Si un auditeur possède : chambre de bonne, soupente ou autre cagibi aménageable du côté de Bruxelles ou Strasbourg, écrire à Monsieur Jean-Claude JUNKER, Président de la commission européenne, cela pourrait lui rendre service.

Malgré ces précautions, des informations filtrent.

Nous savons notamment que les têtes qui pensent pour nous proposent de mettre en place un système d’arbitrage international.

Le but : permettre aux entreprises transnationales de poursuivre des Etats si n’était pas satisfait, je cite : leurs « attentes légitimes ».

Pourquoi une juridiction spéciale ?

Pourquoi un motif aussi vague ?

Mais ce qui m’intéresse le plus, c’est ce qui n’est pas dans le projet d’accord :

- rien sur les normes sociales.

- rien sur les normes financières.

Vouloir faire jouer la même partie à deux équipes avec des règles différentes, il y a comme un problème.

Quand, d’un côté de l’Atlantique, nous finançons encore une politique familiale et de l’autre, rien ! L’avantage économique est clairement pour le moins disant social.

Bonne occasion de faire irrémédiablement disparaître ce qui reste des allocations familiales avec un argument majeur : surcoût dans un marché ouvert.

Vous noterez qu’un certain nombre de personnes, qui estiment « abominable » le gavage des oies, se désintéressent totalement du sort des travailleurs et de leur famille.

Chacun a ses priorités !

Du côté des normes financières, rien !

Pourtant la crise des subprimes devrait nous servir de leçon. Sauf à vouloir laisser la finance aux mains cupides des joueurs du grand casino mondial, nous avons besoin d’une véritable gouvernance financière.

Et si certains considèrent que ce « TAFTA » sera positif pour tous, qu’ils le sortent de la chambre des secrets et le mettent en pleine lumière, que nous puissions en juger.

À la semaine prochaine !

 
Ecole Nationale Amorale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Les chroniques
25-08-2016

Chronique de J. THOUVENEL du 23.02.2016 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !


Bonjour à toutes et à tous,

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J’étais, il y a peu de temps, en une de ces lointaines contrées aux mœurs souvent déroutantes pour un Français.

Les autorités locales, qui nous recevaient dans le cadre d’échanges économiques, nous accueillirent au sein d’un de leur plus prestigieux établissement, celui formant les élites du pays: l’ENA, l’Ecole Nationale Amorale. Bien entendu, cette curieuse appellation nous intrigua et nous demandèrent  quelques explications à nos hôtes.

Ceux-ci ne se firent point prier. Le Président de la chambre patronale nous résuma la philosophie générale en vigueur, en ces lieux: « Nous demandons à nos décideurs, politiques ou économiques, d’ignorer, d’être étrangers aux principes de la morale, ainsi nous gagnons en efficacité ».
Une discussion s’engagea alors:" comment cela fonctionne-t-il ? Quelles sont les limites d’un tel système ? Etes-vous sûr que la morale doive être subordonnée à l’efficacité économique ?"
Notre interlocuteur nous répondit en exhibant moult chiffres, statistiques et graphiques. Sentant qu’il ne nous avait pas pleinement convaincus, il nous invita à assister à une séance du tribunal du travail.

Une domestique se plaignait d’avoir été licenciée sans raison par son maître, à la veille du 3e anniversaire de son embauche. Au surplus, elle réclamait le paiement d’heures supplémentaires, arguant qu’elle terminait son travail régulièrement après 22 heures alors qu’elle aurait dû être libre dès 20 heures.
Les juges examinèrent les doléances de l’employée, vérifièrent avec soin son contrat de travail, les fiches de pointages et l’ensemble des preuves présentées par la demanderesse.

L’avocat de son maître fut des plus bref. « Nous ne contestons aucun faits, et faisons toute confiance au tribunal » devait-il simplement déclarer en se tournant vers les juges.
Ceux-ci se retirèrent pour délibérer.
Nous nous inquiétâmes de la durée de celui-ci. Il nous fut répondu  qu’il serait bref, en raison de la prépondérance de l’efficacité sur les autres critères pouvant ralentir le cours de la justice.

Effectivement, moins de 10 minutes plus tard, les juges revinrent et rendirent leur verdict. Le licenciement était reconnu illégitime et sans cause réelle et sérieuse. Incontestablement, les heures supplémentaires n’avaient pas été payées !
 En conséquence, l’employeur était condamné à verser trois mois de salaire à son ancienne salariée.

A l’énoncé du verdict, celle-ci fondit en larmes, implorant les juges: « que vais-je faire avec trois mois d’indemnités alors qu’il y a des millions de chômeurs? Le seul paiement des heures supplémentaires dues dépasse le montant que vous m’octroyez » hoqueta-t-elle dans un sanglot.
Le juge, le visage impassible, répondit:« j’ai bien conscience de ce que vous dites et dans le fond vous avez raison,  mais c’est la loi ! ».

Ah qu’il est bon de savoir qu’en France, un salarié reconnu comme victime à droit comme toute victime à la réparation de son préjudice, et non à un ersatz d’indemnisation contraint par un barème imposé.
Qui oserait proposer le contraire ?

À la semaine prochaine !
 
Nouveau: le licenciement par sms Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Les chroniques
24-08-2016

Chronique de J. THOUVENEL du 01.03.2016 sur Radio Notre Dame (100.7)
L
ire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

jean_marc_daniel.jpg

Bonjour à tous et à toutes,

Une tête bien pleine est-elle forcément bien faite ?

Telle est la question que je me pose, après avoir lu une interview de Jean-Marc Daniel publiée par l’Express.

Jean-Marc Daniel est un économiste réputé.

-Polytechnicien, ancien élève de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique. Ancien administrateur de l’INSEE.
-Ancien de la direction du budget ayant œuvré au sein de divers cabinets ministériels.
-Chargé d’étude à l’OCDE, l’observatoire français des conjonctures économiques.
-Enseignant à l’École des Mines et à l’X.
-Chroniqueur au journal le Monde, chroniqueur sur BFM-BUSINESS.
-Membre du conseil d’administration de la société d’économie politique.
-Membre du comité de rédaction de l’année des professions financières, directeur de la rédaction de la revue sociétale.
Auteur de nombreux ouvrages dont récemment « Valls, Macron, le socialisme de l’excellence à la Française ».
En bref, une sommité !!

Un homme sympathique au demeurant, capable de débattre sans la morgue qui accompagne fréquemment les universitaires arrivés.
Pour Jean-Marc Daniel, il faut : « alléger les contraintes de l’organisation du travail ». A l’exception d’un apparatchik obtus, fanatique du plan quinquennal établi par le Politburo, qui ne souscrirait à cette idée d’alléger les contraintes ?
Au-delà de l’incantation, notre économiste précise sa pensée : « cela veut dire, par exemple, permettre le licenciement AD NUTUM ». Permettez-moi de préciser pour les quelques auditeurs qui auraient des difficultés avec la langue de César, qu’AD NUTUM est une locution latine signifiant « sur un signe de tête ».
En droit, il s’agit d’une décision prise de façon instantanée et usant d’un pouvoir absolu et discrétionnaire. Pour ceux qui n’auraient pas compris la pensée de l’auteur, celui-ci précise : « licenciement ad nutum, voire par sms ».

On ne fait pas plus humain ! Le salarié n’est plus une personne, juste une variable d’ajustement.

Le héraut du socialisme de l’excellence, le laudateur des « principes initiaux de la révolution » rétablit le patron de droit divin.
Et ne croyez pas qu’il s’agisse d’une erreur, le grand principe qui doit mener le monde en général et celui des affaires en particulier, c’est celui de la liberté, absolue, intégrale sans contrainte.
Vous savez, cette liberté du renard dans le poulailler ou celle du cancer dans l’organisme !

Jean Marc Daniel, les deux pieds confortablement installés dans le statut de la fonction publique dont il a largement bénéficié durant sa carrière, a une référence historique : la loi LE CHAPELIER du nom de ce bourgeois, Président de l’Assemblée constituante qui rédigea une loi proscrivant notamment Les organisations ouvrières, les rassemblements paysans, interdisant la grève, la constitution de syndicat et les entreprises non lucratives comme les mutuelles.
Le tout bien entendu au nom de la liberté ! Sans doute celle « qui consiste qu’à changer de prison » comme le disait Jean-Edern Hallier

A la semaine prochaine

 
Flexibilité ou respect de la personne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Les chroniques
23-08-2016

Chronique de J. THOUVENEL du 08.03.2016 sur Radio Notre Dame (100.7)
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code_du_travail.jpgBonjour à tous et à toutes,

De façon récurrente des commentateurs, des experts, des politiques, des patrons-pardon !- dans le langage du jour : des entrepreneurs, réclament plus de flexibilité. Celle-ci serait la solution face au chômage de masse et à nos difficultés économiques.

Pour bien se faire comprendre, Monsieur Gattaz et ses conseillers en communication ont même inventé le contrat de travail agile.
Sans doute un contrat qui fait des galipettes sur le bureau avant d’être signé. En vérité, un contrat de travail fragile, qui peut être rompu encore plus facilement qu’aujourd’hui.
Agile, fragile, la question est « est-ce utile ? ». Utile au bien commun, utile au développement de la société ?

Paul VI, dans POPULORUM PROGRESSIO, affirmait que « le développement ne se réduit pas à la simple croissance économique, pour être authentique il doit être intégral, c’est-à-dire promouvoir tout Homme et tout l’Homme ». « Nous n’acceptons pas de séparer l’économique de l’humain » ajoutait le Saint Père.

Rendre plus précaire la situation du travailleur favorise t’il la croissance économique ? Si cela était le cas, l’inflation des contrats à durée déterminée abusifs et des stages iniques auraient montré son efficacité.
Pour certains qui pratiquent l’exploitation du jeune, ou du moins jeune, comme un art moderne, c’est possible. Pour la collectivité nationale, plus de précarité, c’est plus d’appauvrissement.

Quand au développement de tout l’Homme, comment construire une vie familiale ou personnelle équilibrée et durable quand on ne sait de quoi demain sera fait ? Ce n’est pas impossible, mais sacrément difficile !

D’où la levée de boucliers contre la mouture initiale de la loi dite El Khomri qui ouvre la porte aux licenciements de convenance, notamment au bénéfice des grands groupes, le tout à moindre coût.

L’argument majeur des partisans de ce texte est qu’il faut « sortir des conservatismes ». « Je ne donnerai pas une seule seconde à l’immobilisme » affirme le Premier Ministre. Mais n’y a-t-il pas plus conservateur que de vouloir soumettre l’ensemble de la société aux désidératas du matérialisme économique ?

Quand à la proclamation permanente de la nécessité de bouger, c’est le meilleur moyen de tomber dans l’agitation plutôt que dans la construction solide et pérenne. Vous noterez que bouger ne veut pas dire avancer, on peut aussi reculer.

Regarder les agriculteurs, sont-ils trop protégés, pas assez flexibles ? Ce qu’ils demandent, ce dont ils ont besoin, c’est de la reconnaissance de la valeur travail. Reconnaissance qui passe par le juste prix de leur labeur.

C’est aussi valable pour notre économie en général. Tous les bricolages, toutes les précarités, toutes les formules des communicants n’y feront rien. Tant que nous accepterons un marché unique et une mondialisation marchande au sein desquels certains pratiquent le DUMPING fiscal, environnemental, ou social, nous continuerons à nous appauvrir.

À la semaine prochaine !

 
La CFTC, pas constructive mais réformiste Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Les chroniques
19-08-2016

Chronique de J. THOUVENEL du 15.03.2016 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

construction_sociale.pngBonjour à toutes et à tous,

Il est beaucoup question en ces temps socialement troublés, des syndicats réformistes.
Interlocuteurs privilégiés des gouvernements car sensibles aux évolutions du monde, contrairement à d’autres, qui seraient figés sur des positions archaïques hérités de la troisième internationale.

Celle qui vit le jour sous les glorieux hospices du télégramme dit « ZINOVIEV », du nom du président du SOVIET de PETROGRAD, dirigeant du KOMINTERN, le comité exécutif de l’international communiste, qui écrivait aux camarades français, que  « pour aller en avant » il fallait formuler « l’expression la plus nette de la volonté que vous avez de faire une politique révolutionnaire, au lieu d’une politique de compromis et de honte, une politique de renégats, de faiblesse et d’hésitation ».
Pour les amoureux des dates anniversaires, nous célébrerons cette année le 80e anniversaire de l’exécution du camarade ZINOVIEV, pour cause de fâcherie avec le petit père des peuples, le remarquable Staline.

Quittons les bouderies entre bolchéviques et revenons à nos syndicats français.
En gros, les réformistes seraient les modernes, les autres les anciens.

Les choses me semblent un peu plus complexes, n’en déplaisent à ces commentateurs divers et variés, au service de je ne sais quelle cause, pour qui le thème « réformiste » semble être l’Alpha et l’Oméga du partenariat social.

Réformer pour réformer n’a aucun sens, cela s’appelle de l’agitation. Une réforme peut être nocive, inutile, dangereuse. C’est le cas par exemple, de toutes celles qui font du salarié une variable d’ajustement, simple rouage de l’économie.

C’est pour cette raison que la CFTC préfère le thème de constructif. C’est-à-dire : bâtir, suivant un plan déterminé. La est toute la question, quand sont proposé ou imposé des changements de la norme sociale, quel est le plan qui guide ce changement, le véritable but ?

Y a-t-il eu une vision globale, durable et quelle est-elle ?
L’on nous parle de « favoriser la croissance » mais quelle croissance ? Celle qui n’a pour tout horizon métaphysique, que l’empilement de biens matériels, de préférence issus de la dernière génération publicitaire ? Ou celle d’un développement au service du bien commun, respectueux de l’être humain dans sa double dimension matérielle et spirituelle.

D’où l’importance des fondations. Sur quelles bases solides construit-on ? Quelle vision du monde portons-nous ? Quelles valeurs nous guident ?
Est quand il s’agit de valeurs, il faut aller plus loin que le simple affichage du type,  j’aime la liberté.

Aimer la liberté façon Lénine écrivant à Clara ZETKIN « Le peuple n’a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise ? ». Ou façon SOLJENYTSINE, dans un discours à HARVARD affirmant « vous les occidentaux, votre intelligence est libre, mais sans courage votre univers est spirituellement vide ? ».
N’oublions jamais que la Révolution Russe fut une fameuse réforme. Au service de qui ?
 
souffrance au travail Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Social
12-08-2016

 
travail à la chaine: et s'il n'y avait pas de syndicaliste? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le Blog - Social
12-08-2016
 
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