Chronique de J. THOUVENEL du 4.06.2013 sur Radio Notre Dame (100.7) Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Merci, merci, à tous ceux qui s’engagent non pour eux-mêmes, mais pour un idéal. Alors que le rouleau compresseur du matérialisme marchand est lancé à plein régime, tirant derrière lui le fameux binôme du pain et des jeux. Jeux du cirque médiatique, avec ces superbes émissions de téléréalité, où viennent s’ébattre bimbos en manque de neurones et crétins mono synaptique. Le pain quant à lui est distribué sous forme de loteries et bulletin à gratter, subventions de copinage et tolérance de trafics divers et variés. Tout irait bien dans le meilleur des mondes pour vêtements de marques, artistes engagés à sens unique et chroniqueurs rebelles en cuir moulant de chez Prada, si de curieuses graines ne continuaient à éclorent. De celles qui se posent sur les places de nos villes, allument bougies et luminions, écoutent des textes d’Hugo, Soljenitsyne, Bernanos ou autre Baudelaire, font part de leur approbation en une silencieuse chorégraphie, bras levés vers les cieux, mains tournant sur elles-mêmes, paumes ouvertes vers les autres. Le jaillissement citoyen, non violent, calme et déterminé, prend à revers notre société du bruit et de l’apparence. Insulte suprême aux Dieux qui règnent sur le néant contemporain. Les sujets qui leurs échappent, et les ignorent sont jeunesse et sourire. Alors dans les tréfonds, là où la bête féconde son inhumanité, on s’agite, on complote, on s’inquiète. On y croyait pourtant à cette absolue domination sur les corps et les âmes. Le Veau d’Or brillait de tout son éclat maléfique, attirant puissants et sans grades. Inexorablement d’après nos modernes augures, oubliant que vivre c’est se dépasser, se laisser attirer par la transcendance. Qu’aimer c’est aussi savoir souffrir et parce qu’ils aiment leur pays et leur prochain cette génération montante est prête à souffrir. Comme toi, prise en photo lors d’une manifestation pour le droit de l’enfant à avoir un père et une mère, qui dut affronter en faculté l’intolérance des libertaires liberticides. Ils te huèrent te poursuivirent, te renversèrent du café dans le cou, te chassèrent des amphis. Ta mère qui nous dit que ce déchainement de haine à bouleversé vos vies affirme pourtant que vous n’abandonnerez pas le combat. Merci madame, merci petite. Merci aussi à toi qui du haut de ta majorité toute récente, par conviction, à osez pacifiquement, défier le pouvoir du moment. Tu as compris qu’être citoyen, c’est participer à la vie de la cité et refuser l’inacceptable ; priver un enfant de la possibilité d’avoir une mère et un père. J’ai vu ton regard dominer les trois costauds de la préfecture qui t’arrachaient à ta silencieuse protestation pour te jeter au fond d’un fourgon. J’ai vu dans ce regard celui de toutes les résistances, celles qui écrivent un monde plus beau, un monde plus juste un monde plus fraternel.
La validation, pour l'essentiel, de la loi sur la sécurisation de l'emploi par le Conseil constitutionnel rend applicable son volet flexibilité, et certains nouveaux droits. Pour d'autres mesures, comme la généralisation des complémentaires santés, des délais sont prévus.
---- Mesures applicables dès promulgation de la loi et décrets :
ACCORDS DE MAINTIEN DE L'EMPLOI Une entreprise en "graves difficultés" pourra "aménager" temps de travail et salaires (sans diminuer ceux inférieurs à 1,2 Smic) pendant 2 ans maximum. Pour cela, un accord est nécessaire avec des syndicats représentant 50% des salariés. L'entreprise s'engage à maintenir l'emploi, sous peine de dommages et intérêts dus aux salariés. Refus individuels passibles de licenciements, sans déclencher de plan social au delà de dix cas. Parallèlement, l'autre parade aux baisses d'activité, le dispositif de chômage partiel, est simplifiée.
MOBILITÉ OBLIGATOIRE Pour restructurer sans licencier, l'entreprise peut passer un accord sur la mobilité géographique obligatoire avec des syndicats totalisant 30% des salariés. Conditions: respect de la vie personnelle et familiale et salaire ou classification égale. Refus passibles de licenciements, sans déclencher de plan social au delà de dix cas.
REFORME DES LICENCIEMENTS Licenciements collectifs (plus de dix): après le 1er juillet, tout plan social devra être validé par un accord avec des syndicats représentant 50% des salariés, ou à défaut être homologué par l'administration, qui appréciera dans les 21 jours sa conformité au regard des moyens de l'entreprise. Nouveaux délais de consultation des instances du personnel et expertises. Licenciements individuels: le salarié contestant son licenciement peut conclure aux prud'hommes un accord pour mettre fin au litige selon un barème d'indemnités préfixées à l'ancienneté. Sinon, le juge reste souverain. Réduction de la plupart des délais de prescription.
MOBILITÉ VOLONTAIRE SÉCURISÉE Avec l'accord de son employeur, un salarié d'une entreprise de plus de 300 personnes peut aller "exercer une activité dans une autre entreprise". Son contrat est suspendu avec l'assurance de retrouver un poste similaire.
CONSULTATION DES CE Les comités d'entreprise devront être consultés chaque année sur les orientations stratégiques et l'utilisation du crédit d'impôt.
TAXATION DES CDD Au 1er juillet, hausse de la cotisation d'assurance-chômage pour les contrats à durée déterminée liés à des surcroîts d'activité (+3 points pour les contrats de moins d'1 mois, +1,5 point entre 1 à 3 mois) et les CDD dits d'usage (+0,5 pt). Contrats saisonniers ou de remplacement non concernés. Trois mois d'exonération de cotisation chômage patronale pour l'embauche en CDI d'un jeune de moins de 26 ans.
---- Mesures d'application plus lointaine :
TEMPS PARTIELS ENCADRES Au 1er janvier 2014, les contrats devront être au minimum de 24 heures par semaine, sauf dérogations (accord de branche garantissant des horaires groupés et réguliers, demande du salarié) et cas des étudiants et particuliers. Les contrats en cours ont jusqu'au 1er janvier 2016 pour s'y conformer.
DROITS RECHARGEABLES A L'ASSURANCE CHÔMAGE Au 1er janvier 2014, les chômeurs pourront plus largement conserver leurs reliquats de droits à l'indemnisation quand ils retrouvent un emploi. Patronat et syndicats doivent l'organiser lors de la renégociation des règles prévue fin 2013.
COMPTE PERSONNEL DE FORMATION En 2014, ce compte doit remplacer le Dif. Individuel et transférable en cas de changement d'entreprise ou perte d'emploi, il sera abondé de 20 heures par an par l'entreprise dans la limite de 120 heures et pourra bénéficier de financements complémentaires de l'Etat et des régions. La concertation s'est engagée en mai. La loi sur la formation annoncée pour la fin d'année devra en préciser les modalités.
COMPLÉMENTAIRES SANTE GÉNÉRALISÉES Au 1er janvier 2016, toutes les entreprises devront proposer une complémentaire santé à leurs salariés et la financer au minimum à moitié.
REPRÉSENTATION DES SALARIES Avant la fin 2014, les grands groupes (5.000 salariés en France ou 10.000 dans le monde) devront avoir modifié les statuts de leurs conseils d'administration pour faire rentrer un à "au moins deux" salariés dans les organes de décision.
INFORMATION PARTAGÉE EN AMONT Dans un délai de un an (à compter d'un décret prévu en fin d'été) pour les entreprises de plus de 300 salariés, de 2 ans pour les autres, l'employeur doit mettre à disposition des représentants des salariés une base de données économiques et sociales.
Chronique de J. THOUVENEL du 28.05.2013 sur Radio Notre Dame (100.7) Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !
Il paraîtrait, aux dires de certains, que jamais, non jamais, une fois adoptée une loi dite sociétale n’a été abrogée. On peut lire cette péremptoire affirmation sous la plume d’éminents observateurs de la vie politique française comme sous celle de parlementaires toutes couleurs politiques confondues. Une fois de plus, les sachant officiels ne savent pas grand-chose ! Prenons par exemple la condition de la femme et plus précisément son autonomie financière.
Au XIII Siècle, par exemple, les femmes avaient le droit d’ester en justice, d’être propriétaire de leurs biens et de gérer leur patrimoine, le tout indépendamment de leur mari, telle était la loi ! Le vent mauvais de l’histoire étant passé par là…
Les femmes furent dépouillées de leurs droits. Juridiquement elles devinrent d’éternelles mineures, sous l’autorité permanente du père ou de l’époux. Ce n’est qu’en 1965, que la femme française retrouva la possibilité de gérer elle-même ses affaires comme par exemple ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son mari. Sauf à estimer que l’indépendance financière des femmes n’est pas une avancée sociétale, il est indéniable que les lois, la reconnaissant, ont déjà été remises en cause c'est-à-dire abrogées.
Deuxième exemple à l’attention de nos éminents spécialistes : le repos dominical.
Depuis des siècles, le dimanche était un temps ou sauf travaux agricoles le nécessitant et organisation de foires ou de marchés ; on ne travaillait pas. C’est en 1793, sous la terreur, que ce temps de repos collectif indispensable a la vie personnelle, familiale associative et spirituelle a été supprimé avec le soutient de quelques lumières. Charles Louis de Seconda, baron de La Brède et de Montesquieu, plus connu sous le simple nom de Montesquieu condamnait au nom de la morale, le repos du dimanche, ce jour oisif. Voltaire, quant à lui, n’en voulait pas et ce, au nom de l’économie, comme quoi les lumières peuvent être très très mal éclairées.
Il fallut plus d’un siècle de souffrance ouvrière, un siècle de révolte, un siècle d’infamie sociale, pour qu’enfin en 1906 le principe du repos dominical retrouve droit de cité dans notre législation et encore, tant d’exceptions étaient prévues que l’on peut estimer que c’est en 1919 que le repos du dimanche fut véritablement rétablit dans les textes.
C’est grâce au bon sens, au courage, et à l’acharnement d’hommes et de femmes d’horizons différents, des chrétiens sociaux et socialistes que nous retrouvâmes la liberté du repos dominical. Deux raisons principales expliquent cette victoire sociale : la justesse du combat et l’esprit de résistance des partisans du dimanche non travaillé qui permirent de surmonter les difficultés, les incertitudes et les mensonges de l’adversaire.
A
la question de l’AEF (Agence économique et financière) : « Quelle
analyse faites-vous des résultats de la représentativité syndicale et quelles
évolutions revendiquez-vous ? »
Le
Secrétaire Général de la CGT répond « Comme d’autres, j’ai été surpris du
résultat de la CFTC.
Personne ne s’y attendait. Ces résultats ne semblent pas refléter la réalité de la présence de
ce syndicat dans les entreprises ».
Camarade
Lepaon, toi qui a pris ta carte au Parti, l’année où la terreur rouge déferlait
sur Saigon, et où le Cambodge rentrait dans la longue nuit de l’extermination
communiste, tu as conservé celle-ci malgré les ouvriers massacrés en Pologne,
les juifs déportés en Sibérie et tant de femmes, d’hommes, d’enfants assassinés
au nom du Parti.
Tu
fus aussi surpris de la chute du mur de Berlin que du résultat de la CFTC dans
les urnes.
Quitte
tes vieux réflexes camarade ! Accepte la démocratie et tu n’en seras que
plus respectable.
Ne
joue pas le jeu de tous les totalitaristes qui, quand ils perdent une élection,
jettent la suspicion sur le scrutin.
Tu
sais que la loi sur la représentativité ; ce Yalta syndical ; a
été conçue pour favoriser les plus gros par rapport aux moins connus.
Il
se trouve que des centaines de milliers de salariés, malgré les embûches et une
certaine omerta médiatique, ont choisi le syndicat social-chrétien.
Accepte
le ! Sois beau joueur !
Tu
sais, camarade, l’uniformité c’est l’ennui.
la différence, elle, est source de
richesse et entre hommes de bonne volonté, de respect mutuel.
Pas de rassemblement avec le soviet de Montreuil !
En raison de propos tenus à l’encontre de la CFTC par le Secrétaire Général de la CGT, nous ne participerons pas ; comme l’a décidé à l’unanimité le bureau confédéral ; au côté de la centrale totalitaire de Montreuil au rassemblement parisien du 19 juin dans le cadre de la campagne des syndicats européens contre l’austérité.
Bien entendu, la CFTC s’associe pleinement aux revendications de la Confédération européennes des syndicats (CES) contre les politiques suicidaires d’austérité.
Le Président Confédéral, Philippe LOUIS sera d’ailleurs reçu, avec ses homologues Français et Bernadette SEGOL, Secrétaire Générale de la CES, par le Président de la République ce mercredi 19 juin.